Mardi 13 mai 2008

Le mariage entre homme et femme est un « principe non négociable » pour que « cohabitent de manière correcte vie civile et chrétienne », a plaidé mardi le cardinal José Saraiva Martins lors de l'homélie du pèlerinage annuel de Fatima…

 

 

 

Devant plusieurs dizaines de milliers de pèlerins rassemblés au sanctuaire de Fatima, le cardinal Saraiva Martins, préfet de la Congrégation de tous les Saints, a posé comme « principes non négociables la vie, la famille et le mariage comme une union stable et fidèle d'un homme et d'une femme ». A l' « apostasie de la foi et de la raison », le cardinal a opposé le message de Fatima qui, a-t-il dit, a marqué un « siècle ensanglanté par la folie de deux guerres mondiales, marqué par des nationalismes exacerbés, par les idéologies athées et matérialistes ».

Mardi 13 mai 2008

Le Décret (original en latin), qui porte la date du 10 mai, Vigile de la Pentecôte, et qui sera valable pendant toute l’Année Paulinienne, établit qu’est accordée l’Indulgence Plénière à tous les fidèles qui « purifiés comme il se doit par le Sacrement de la Pénitence, et nourris par la Sainte Communion, visiteront avec piété sus forme de pèlerinage la Basilique Papale de Saint Paul Hors-les-Murs sur la Voie d’Ostie, et prieront aux intentions du Souverain Pontife ». L’Indulgence plénière pourra être obtenue une fois pas jour, pour eux-mêmes et pour leurs défunts. En outre « il est établi et précisé ce qui suit : les fidèles, en plus d’élever leurs prières et leurs suppliques devant l’autel du Saint-Sacrement devront aller à l’autel de la Confession et réciter avec piété le Notre Père et le Je Crois en Dieu, en ajoutant des invocations pieuses en l’honneur le Bienheureuse Vierge Marie et de Saint Paul. Et que cette dévotion soit toujours unie étroitement à la mémoire du Prince des Apôtres, Saint Pierre ». Les fidèles des différentes Eglises locales, ayant accompli les conditions habituelles (Confession, Communion et prière aux intentions du Souverain Pontife), pourront gagner l’Indulgence Plénière « s’ils participent pieusement à une cérémonie sacrée ou à un exercice, célébrés publiquement en l’honneur de l’Apôtre des Nations : les jours de l’ouverture solennelle et de la clôture de l’Année Paulinienne, dans tous les endroits consacrés ; en d’autres jours déterminés par l’Ordinaire du lieu, dans les lieux consacrés à Saint Paul, et, pour l’utilité des fidèles, dans d’autres lieux désignés par l’Ordinaire du lieu ». Enfin, les malades pourront gagner l’Indulgence Plénière aux conditions habituelles, « pourvu qu’ils s’unissent spirituellement à une célébration jubilaire en l’honneur de Saint Paul, en offrant à Dieu leurs prières et leurs souffrances pour l’unité des Chrétiens ». 

Mardi 13 mai 2008
Premier jour
1. Sainte Rita, enfant aimable et pieuse, jeune fille respectueuse, serviable et dévouée envers les parents, obtenez de Dieu beaucoup de grâces aux enfants, aux jeunes et aux familles. Sainte Rita, sainte des causes désespérées, des causes impossibles, j'ai confiance en votre puissante intercession auprès du Seigneur. Obtenez-moi de Dieu "l'espérance confiante" qui ne trompe pas et le désir ardent des biens immortels, et je vous prie instamment de m'obtenir aussi la grâce...
3. Sainte Rita, priez pour nous.
 
 
 
Deuxième jour
1. Sainte Rita, vous avez toujours accueilli les pauvres, secouru les malades avec tant de douceur, de générosité, de bienveillance. Vous donniez du pain et de la nourriture, des soins, mais aussi de l'affection fraternelle. Aide-nous à être bons et généreux envers ceux qui souffrent. Sainte Rita, sainte des causes désespérées, des causes impossibles, j'ai confiance en votre puissante intercession auprès du Seigneur. Obtenez-moi de Dieu "l'espérance confiante" qui ne trompe pas et le désir ardent des biens immortels, et je vous prie instamment de m'obtenir aussi la grâce...
3. Sainte Rita, priez pour nous.
 
 
 
Troisième jour
1. Sainte Rita, vous avez beaucoup souffert du caractère violent, brutal de votre mari, mais vous lui êtes restée fidèle, attentionnée, douce, patiente, aimable. Vous avez tellement prié pour lui qu'il s'est repenti, corrigé et devenu bon époux et bon père. Sainte Rita, veillez sur les foyers. Obtenez aux époux la force, le courage pour vivre ensemble dans la paix, l'amour et la fidélité. Sainte Rita , sainte des causes désespérées, des causes impossibles, j'ai confiance en votre puissante intercession auprès du Seigneur. Obtenez-moi de Dieu "l'espérance confiante" qui ne trompe pas et le désir ardent des biens immortels, et je vous prie instamment de m'obtenir aussi la grâce...
3. Sainte Rita, priez pour nous.
 
 
 
Quatrième jour
1. Sainte Rita, vous avez apporté tant de soins, de patience, de douceur mais aussi de fermeté dans l'éducation de vos enfants, leur donnant toujours le bon exemple. Soutenez les parents dans la tâche si difficile et délicate, si importante, dans la bonne éducation de leurs enfants. Sainte Rita, sainte des causes désespérées, des causes impossibles, j'ai confiance en votre puissante intercession auprès du Seigneur. Obtenez-moi de Dieu "l'espérance confiante" qui ne trompe pas et le désir ardent des biens immortels, et je vous prie instamment de m'obtenir aussi la grâce…
3. Sainte Rita, priez pour nous.
 
 
 
Cinquième jour
1. Sainte Rita, vous avez été durement éprouvée par la mort de votre époux puis de vos deux fils. Vous avez connu la solitude, seule dans une maison déserte. Vous avez donné tout votre temps à la prière, à l'accueil des pauvres, aux soins des malades. Priez pour ceux qui sont durement éprouvés par la mort d'un être cher, pour ceux qui se retrouvent seuls. Sainte Rita, sainte des causes désespérées, des causes impossibles, j'ai confiance en votre puissante intercession auprès du Seigneur. Obtenez-moi de Dieu "l'espérance confiante" qui ne trompe pas et le désir ardent des biens immortels, et je vous prie instamment de m'obtenir aussi la grâce...
3. Sainte Rita, priez pour nous.
 
 
 
Sixième jour
1. Sainte Rita, penchez-vous avec bonté vers ceux qui vous invoquent, ne sachant plus où aller et qui sont las, découragés, prêts à succomber au désespoir. Exaucez nos prières, soulagez nos souffrances, et essuyez nos larmes. Sainte Rita, sainte des causes désespérées, des causes impossibles, j'ai confiance en votre puissante intercession auprès du Seigneur. Obtenez-moi de Dieu "l'espérance confiante" qui ne trompe pas et le désir ardent des biens immortels, et je vous prie instamment de m'obtenir aussi la grâce...
3. Sainte Rita, priez pour nous.
 
 
 
Septième jour
1. Sainte Rita, partout, toujours, dans toutes les circonstances et les états de vie, vous avez été modèle de piété, d'humilité, de générosité, de patience, de charité. Aidez-nous à devenir, à rester toujours humbles et petits devant Dieu, bons et généreux envers notre prochain. Sainte Rita, sainte des causes désespérées, des causes impossibles, j'ai confiance en votre puissante intercession auprès du Seigneur. Obtenez-moi de Dieu "l'espérance confiante" qui ne trompe pas et le désir ardent des biens immortels, et je vous prie instamment de m'obtenir aussi la grâce...
3. Sainte Rita, priez pour nous.
 
 
 
Huitième jour
1. Sainte Rita, animée d'un grand amour de Jésus crucifié, désirant partager ses souffrances pour sauver les âmes, vous avez été marquée au front d'une plaie de la couronne d'épines du Christ. Obtenez-nous de mieux comprendre le prix du sang versé par Jésus-Christ, la grandeur de son amour dans le don qu'Il fit de sa vie, pour nous racheter du péché. Sainte Rita, sainte des causes désespérées, des causes impossibles, j'ai confiance en votre puissante intercession auprès du Seigneur. Obtenez-moi de Dieu "l'espérance confiante" qui ne trompe pas et le désir ardent des biens immortels, et je vous prie instamment de m'obtenir aussi la grâce...
3. Sainte Rita, priez pour nous.
 
 
 
Neuvième jour
1. Sainte Rita, vous aimiez méditer les paroles de Jésus, vous nourrir de l'Evangile. Vous aviez une confiance totale en la divine Providence. Vous aimiez de tout votre cœur Dieu et le prochain. Obtenez-nous une foi vive, une espérance forte, une charité toujours grandissante. Sainte Rita, sainte des causes désespérées, des causes impossibles, j'ai confiance en votre puissante intercession auprès du Seigneur. Obtenez-moi de Dieu "l'espérance confiante" qui ne trompe pas et le désir ardent des biens immortels, et je vous prie instamment de m'obtenir aussi la grâce...
3. Sainte Rita, priez pour nous.
Lundi 12 mai 2008

Ce week-end, le Pape a reçu le congrès international organisé par l'Université pontificale du Latran à l'occasion du quarantième anniversaire de l'Encyclique Humanae Vitae (25 juillet 1968). Cet important document de Paul VI, a dit Benoît XVI, « est aussitôt devenu un sujet de contestation alors qu'il était un geste de grand courage confirmant la doctrine et la tradition de l'Eglise ». La Vérité exprimée par cette encyclique, a-t-il ajouté, « est confirmée par les récentes découvertes scientifiques. Son enseignement est des plus actuels et elle suscite une réflexion sur la valeur fondamentale qu'elle contient ». Encore un discours ultra-important à faire découvrir autour de vous !

   

 

 

Le Saint-Père a rappelé que, « dans une culture soumise à la domination de l'avoir sur l'être, la vie humaine risque de perdre sa valeur même. Si l'exercice de la sexualité devient une drogue qui veut placer le désir personnel au même niveau que l'intérêt sans respecter la volonté de la personne aimée, il ne s'agit plus seulement de défendre le concept d'amour mais de défendre la dignité même de la personne. Les croyants ne pourront jamais admettre que la technologie se substitue à la qualité de l'amour et à la sacralité de la vie ». La loi naturelle, a-t-il poursuivi, « mérite d'être reconnue comme la source sur laquelle doit aussi s'inspirer le rapport entre les époux dans leur responsabilité de générer de nouveaux enfants. La transmission de la vie est inscrite dans la nature et ses lois restent la norme non écrite dont tous doivent se rappeler ». Le Pape a ajouté que la vie naissante « est le fruit de l'amour qui sait penser et choisir en toute liberté, sans se laisser conditionner outre mesure par l'éventuel sacrifice demandé. De là, jaillit le miracle de la vie que les parents expérimentent en eux-mêmes, en comprenant quelle chose extraordinaire s'accomplit en eux et entre eux. Aucune technique mécanique ne peut substituer l'acte d'amour que deux époux s'échangent comme signe d'un mystère plus grand qui en fait les protagonistes et les coparticipants de la création ». Puis il a rappelé les tristes histoires dans lesquelles sont impliqués des adolescents « dont les réactions manifestent une connaissance incorrecte du mystère de la vie et des implications risquées de leurs gestes », et a exprimé le souhait que les jeunes « puissent apprendre le vrai sentiment de l'amour et s'y préparent avec une adéquate éducation à la sexualité, sans se laisser déformer par des messages éphémères qui les empêchent de rejoindre l'essence de la Vérité qui est en jeu ». « La liberté doit être conjuguée avec la Vérité et la responsabilité, avec la force de se donner à l'autre aussi par le sacrifice; sans ces composants, la communauté des hommes ne grandit pas et le risque de s'enfermer dans un cercle d'égoïsme asphyxiant reste toujours un danger ».

Lundi 12 mai 2008
Un dimanche, le 13 mai 1917, trois enfants gardent leurs brebis sur les collines de Fatima, au Portugal. Lucie, âgée de 10 ans et ses cousins François et Jacinthe âgés respectivement de 9 et 7 ans sont les heureux choisis de la Vierge. En entendant sonner midi au loin, ils s’agenouillent et récitent le chapelet. Leur prière est interrompue par la vue d’un éclair, puis d’un second plus brillant que le premier. Le ciel est cependant sans nuages. A quelques pas, sur les branches d’un chêne vert, ils aperçoivent une belle Dame plus étincelante que le soleil. Eblouis autant que terrifiés, les trois enfants veulent s’enfuir, mais la mystérieuse apparition les rassure par un geste de maternelle bonté et leur dit : « N’ayez pas peur, Je ne vous ferai pas de mal » :
 
 
 
 
Comme à Lourdes, à Fatima, la Vierge Marie nous recommande instamment la pénitence et la récitation quotidienne du Rosaire pour sauver les âmes de l’enfer éternel. Soeur Lucie raconte : « Elle ouvrit de nouveau les mains comme lors des deux mois passés. Le reflet parut pénétrer la terre et nous vîmes quelque chose comme une mer de feu. Plongés dans ce feu, les démons et les âmes ressemblaient à des braises transparentes, noires ou bronzées, ayant forme humaine, qui flottaient dans le brasier, portées par les flammes qui sortaient d'elles, avec des nuages de fumée tombant de tous côtés, ressemblant à la chute des étincelles dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, au milieu de cris et de gémissements de douleur et de désespoir, qui horrifiaient et faisaient trembler d'effroi. Les démons se distinguaient par des formes horribles et sordides d'animaux effrayants et inconnus, mais transparents comme des braises de charbons noirs ».
 

 
 
Liens : Histoire des apparitions de Notre-Dame à Fatima + Le message de Fatima + Neuvaine à Notre-Dame de Fatima + Domine Iesu / Ô mon Jésus + La Vierge de Fatima pleure ses enfants ! + Notre-Dame de Fatima, une espérance pour les musulmans +  L'évêque de Fatima prêche pour la Vie ! +  Procession de la Vierge à Fatima + Miracle, Miracle ô mon Dieu de miséricorde ! Pardon ! Je crois, mon Dieu ! + Prière de l'Ange de l'Eucharistie à Fatima + Priez, priez beaucoup et faîtes des sacrifices pour les pécheurs car beaucoup d'âmes vont en enfer... + La dévotion réparatrice des 5 premiers samedis du mois + L'éclatante armée des martyrs du XXe siècle ! + 13 mai 1981 : Satan lance un défi à la Très Sainte Vierge Marie + La victoire de l'Eglise viendra par Marie (Jean-Paul II)
Lundi 12 mai 2008

…et comme d’habitude, Satan a perdu, « parce qu'Elle est la plus pure des créatures, la plus obéissante. Elle est celle qui n'a jamais commis le moindre péché, et du coup Elle arrive toujours à me vaincre » (paroles d’un démon à un exorciste) :

 

 

 

 

« Une main a tiré, une autre a guidé la balle »

(Jean-Paul II)

 

 

 

I. L’INTERCONNEXION ROME-FATIMA

 

Dans les jours suivant l’attentat, se souvient Mgr Dziwisz, « on commence à associer avec insistance la date de l’attentat aux apparitions de Fatima. De plus en plus la guérison du Pape apparaît comme un miracle et on l’attribue à l’intercession de Marie ». C’est le 18 juillet 1981, lors de sa deuxième hospitalisation à la clinique Gemelli, que Jean-Paul Il se fait apporter le texte secret du message de Fatima, dont ses prédécesseurs Jean XXIII et Paul VI avaient pris connaissance sans en révéler le contenu. Comme il doit être bouleversé de tout saisir d’un coup… en découvrant la vision d’un « évêque vêtu de blanc qui tombe » que les pastorinhos ont immédiatement identifié comme étant le Pape : « Nous avons eu le pressentiment que c’était le Saint-Père » dit le texte. Ce que confirmera encore sœur Lucie le 27 avril 2000 à Mgr Tarcisio Bertone la visitant dans son carmel au nom du Saint-Père.

 

 

 

 

II. L’INTERCONNEXION FATIMA-ROME-MOSCOU

 

 

Le 2 mars 2006, Paolo Guzzanti, président de la commission parlementaire italienne enquêtant sur les activités communistes en Italie pendant la guerre froide, l’a certifié, sur la base des archives d’un ancien agent du KGB, Vassili Motrokhin, et sur des infos fournies par le juge français Bruguière : Brejnev a pris l’initiative, chargeant le GRU (services secrets de l’armée soviétique, pendant du KGB) de l’élimination physique du Pape, vu son soutien inconditionnel au syndicat Solidarnosc. Les services secrets bulgares auraient servi de couverture (d’ailleurs Serguei Antonov, chef des lignes aériennes bulgares a pu être identifié, grâce à la high-tech photographique dans la foule pendant l’audience). Pendant que la STASI d’Allemagne de l’Est était chargée de la désinformation. Jean-Paul II a toujours pressenti qu’Ali n’était qu’un exécutant : « Quelqu’un a planifié, un autre a réalisé ». Lors de sa première « descente » dans le monde communiste, en pleine place des Victoires à Varsovie, ce matin du 2 juin 1979, il disait : « Le Pape devait devenir le Pierre pérégrinant, comme le premier qui, de Jérusalem, était arrivé à Rome pour y donner au Christ un témoignage scellé de son propre sang ». Deux ans après, à son tour d’y passer ! Il verse trois litres de son sang là même où Pierre a versé tout le sien. « On ne croit que les témoins prêts à se faire égorger. » (Pascal).

 

 

 

 

III. « Marchant au milieu des cadavres »

 

La Vierge Marie, dès 1917, avait déjà relié l’attentat à cette foule immense de victimes de la plus terrible persécution de tous les temps. C’est pourquoi, dans son homélie du 13 mai 2000, où à nouveau il célèbre la bonté du Seigneur qui l’a sauvé de la mort, Jean-Paul II revient encore sur cette grande lutte apocalyptique : « L’homme, lorsqu’il met Dieu de côté, ne peut atteindre le bonheur, mais au contraire finit par se détruire lui-même. Combien de victimes au cours du dernier siècle du deuxième millénaire ! ». Il est frappant que dans la vision contenue dans le troisième secret de Fatima, l’évêque tout en blanc est vu avec d’autres de ses frères « évêques, prêtres et religieuses ». C’est ensemble qu’ils grimpent « sur une montagne escarpée au sommet de laquelle il y a une grande croix en troncs bruts. Le Saint-Père traverse une grande ville à moitié en ruines ». Symboles des destructions par les guerres du siècle ? « A moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin ». Il marche donc au milieu d’innombrables victimes. Et Dieu sait si Jean-Paul II s’est senti intimement solidaire de toutes celles des deux totalitarismes successifs qui ont marqué sa vie au fer rouge (comme il le rappellera au Colisée, le 7 mai 2000, en glorifiant les martyrs du siècle). « Parvenu au sommet de la montagne – poursuit le Secret -, prosterné à genoux devant la grande croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches ».

 

 

 

 

IV. La vision de Fatima : une lutte contre le communisme athée

 

« La vision de Fatima concerne surtout la lutte des systèmes athées contre l’Eglise et contre les chrétiens. Elle décrit l’immense souffrance des témoins de la foi du dernier siècle du second millénaire. C’est un interminable chemin de croix guidé par les papes du XXe siècle. » (Cardinal Ratzinger, 26 juin 2000). Ce sont donc bel et bien des martyrs au sens strict du terme. « Dans la vision le pape est tué sur la voie des martyrs… ». Et dans cette cohorte des martyrs du siècle, qui sont ceux avec lesquels il est particulièrement relié ? Sœur Lucie a réaffirmé à Mgr Bertone « sa conviction que la vision de Fatima concerne avant tout la lutte du communisme athée contre l’Eglise et les chrétiens, et elle décrit l’immense souffrance des victimes de la foi au XXe siècle ». Il en fait partie intégrante. Jean-Paul II est une de ces victimes, inséparable des millions d’autres. On ne saurait être plus clair : l’attentat est bel et bien en fonction de, en connexion avec cette persécution du communisme. C’est sans doute cette brutale prise de conscience du rôle de Fatima qui le poussera à réaliser la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie, déjà amorcée par Pie XII le 8 décembre 1942. Il le fera à Fatima le 13 mai de l’année suivante, mais sœur Lucia ayant dit que les évêques du monde n’étaient pas assez impliqués, il recommencera de manière on ne peut plus solennelle, le 25 mars 1984, sur la place Saint-Pierre, ayant non seulement « informé » mais « convoqué » spirituellement les évêques du monde entier. Cette Consécration, explicitement demandée par la Vierge, enclenchera tout le processus d’implosion du communisme, balisé par une série de dates stratégiques, coïncidant toutes avec des fêtes mariales, et particulièrement avec des 13 mai ou 13 octobre, formant une saisissante litanie d’interventions providentielles. Aussi, quand Jean-Paul II retourne à Fatima en 1990, c’est moins pour remercier la Vierge pour sa protection lors de l’attentat – ce qu’il a déjà fait – et ce n’est pas encore pour béatifier Francisco et Jacinta, mais très explicitement pour la remercier du rôle personnel qu’Elle a joué dans les événements aboutissants à la chute du mur de Berlin, quelques mois plus tôt.

 

 



 

V. L’INTERCONNEXION ROME-PARIS

 

L’attentat est donc clairement connecté avec la persécution du totalitarisme communiste, mais aussi avec le grand combat contre la vie, mené par le nouveau totalitarisme. Dans son homélie du 13 mai 2000 à Fatima même, à la tragique litanie des goulags, Jean-Paul II ajoute « les attentats contre la vie non encore née et contre la famille ». Quelques jours avant son attentat, il avait signé le décret instituant le Conseil pontifical pour la famille comme un service permanent de la Curie, et le jour même, il avait déjeuné avec son ami intime Jérôme Lejeune, qui deviendra en 1994 le Président-fondateur de l’Académie pontificale pour la vie. Celui-ci apprend la terrible nouvelle le soir même, dans le taxi qui le ramène de Roissy à la maison. Dans la nuit il est pris de douleurs épouvantables et doit être hospitalisé. Pendant deux jours, comme son Pape, il est aux portes de la mort. Il sera lui aussi opéré, même leurs courbes de températures seront similaires, et il quittera la clinique le même jour que lui. Etonnante physico-sympathie ! Le même soir encore, le Parti communiste italien avait fait annuler une imposante manifestation pour préparer le referendum populaire du dimanche suivant sur ce « droit » à l’avortement que le Pape n’a cessé de combattre. Mais le vote du dimanche suivant confirmera – hélas – la volonté populaire d’élargir les possibilités de recourir à l’IVG. On comprend pourquoi, dans son homélie de Fatima, il mentionne aussi les atteintes à la vie non encore née et à la famille, dans la droite ligne des totalitarismes du siècle… Déjà, le 13 mai 1982, à Fatima aussi, dans la prière consécratoire du monde à Marie, ne s’était-il pas écrié : « Des péchés contre la vie de l’homme depuis ses premiers moments, délivre-nous ! ». Et de conclure ainsi l’homélie du 13 mai 2000 : « Le message de Fatima est un appel à l’humanité, afin qu’elle ne fasse pas le jeu du dragon… C’est la douleur d’une mère qui l’oblige à parler : le sort de ses enfants est en jeu ! ».

 

 

 

 

VI. « Le jugement qui pèse sur le monde »

 

La troisième partie du Secret s’ouvre sur ce flash saisissant : « Nous avons vu sur le côté gauche de Notre-Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche : elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devait incendier le monde… ». Dans son commentaire officiel, le cardinal Ratzinger l’interprète comme « le jugement qui pèse sur le monde », précisant : « La perspective que le monde pourrait être englouti dans une mer de flammes n’apparaît absolument plus aujourd’hui comme une pure fantaisie : l’homme lui-même a préparé l’épée de feu avec ses inventions ». On pense irrésistiblement à la bombe atomique, aux fusées nucléaires, aux missiles, etc. Ici, l’horizon de Fatima est… Hiroshima, et les petits pourraient imaginer Nagasaki… Et comment le monde est-il sauvé d’une telle menace ? « Les flammes s’éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre Dame en direction de lui ». Admirable précision ! Ce n’est pas seulement Marie en tant que telle qui intervient, c’est très précisément sa splendeur qui, à elle seule, suffit à éteindre l’incendie, telle une rosée rafraîchissante. La beauté de la Reine couronnée d’étoiles est plus forte que le dragon rouge-feu. On saisit maintenant l’arrière fond de cette exclamation extraordinaire de Jean-Paul II à Lourdes, la nuit du 15 août 1982 : « Que le dragon ne soit pas plus fort que ta beauté, ô Femme fragile et éternelle ! ». En priant ainsi, comment n’aurait-il pas eu au cœur cette vision du troisième secret, dont il avait pris connaissance 13 mois plus tôt ? On pense à ce mot d’un enfant du Havre : « La souffrance s’écrasera contre la beauté ! ». En écho du mot de Dostoïevski qui résonne encore dans le temps et dans l’espace : la Beauté sauvera le monde !

 

 

Extrait d’un article de Jeunesse-Lumière

Lundi 12 mai 2008

Au XVIIe siècle, Benoîte Rencurel est le témoin d'apparitions répétées de la Vierge Marie. Dès 1664, puis pendant plus de cinquante ans, elle s'entretient avec Elle, qui lui demande d'édifier une chapelle où les pèlerins pourront venir expérimenter la Miséricorde de Dieu. Au Laus, Notre-Dame est invoquée sous le vocable ‘’Refuge des pécheurs’’ : 

 

 

 

« J’ai demandé le Laus à mon Fils et il me l’a accordé »

 

 

La naissance de Benoîte eu lieu le 29 septembre 1647. Ses parents lui enseignèrent tout ce qu'ils possédaient comme science : le Pater et l'Ave Maria. Au-dessus du village de Saint-Étienne-le-Laus, au mois de mai 1664, la Mère de Dieu lui apparaît. Pendant quatre mois, chaque jour, Benoîte conduit le troupeau du voisin à l’endroit même où elle rencontre la “Belle Dame et l’Enfant-Jésus dans ses bras”. Celle-ci la prépare à devenir un témoin privilégié de la grâce de la conversion. À partir de l’automne, c’est dans le hameau du Laus, en face de Saint-Étienne (à 80 km de la Salette), que la Vierge Marie lui donne rendez-vous : elle lui demande alors la construction d’une église, avec une maison pour les prêtres. Le but de cette initiative qui prendra rapidement corps est d’y attirer les chrétiens désireux de vivre un chemin de conversion, notamment par le sacrement de la confession.

 

Les faits miraculeux qui impressionnèrent si fort les contemporains de Benoîte Rencurel se produisaient en sa faveur comme en faveur des pèlerins. Mais si la visionnaire obtenait des guérisons et des bienfaits de toutes sortes pour les autres, elle ne demandait pour elle-même que des épreuves. En juillet 1673, elle avait eu la vision de Notre-Seigneur fixé à la Croix et elle s'était sentie inondée de son sang. Depuis lors, Benoîte se trouvait brusquement raidie, chaque semaine dans la pose de crucifiée et y demeurait du jeudi au samedi, sans pouvoir faire un geste. Torturée alors par le démon, elle vécut des années terribles, consolée seulement par ses apparitions. Le 15 Août 1698, la Vierge lui apparut entourée par des Anges qui emportèrent jusqu'au ciel l'humble fille et la rapportèrent ensuite dans son hameau. Favorisée des dons du ciel, Benoîte était consultée en toute circonstance. Elle savait d'avance si telle ou telle guérison pouvait être obtenue. Un ange l'avertit de l'arrivée dans le pays des armées du duc de Savoie en lui ordonnant de sauver le mobilier de la chapelle et de partir pour Marseille, ce qu'elle fit. Le moment du retour lui fut de même indiqué par une voie merveilleuse. Lisant dans les âmes, elle ramenait au bien les pêcheurs en leur disant le nombre et la gravité de fautes qu'ils croyaient ignorées de tous. Elle prie sans relâche pour « l’état ecclésiastique, le Roy, les pécheurs et les moribonds », et offre ses pénitences sévères à ces intentions.

 

Benoîte mourra à 71 ans le 28 décembre 1718 (Saints Innocents), usée par l’austérité de sa vie, reconnue par tous comme une sainte pour la ferveur de sa prière, sa patience et sa douceur dans l’accueil des pèlerins, son obéissance à l’Église. Aujourd’hui encore, les témoignages de grâces de conversion ne manquent pas, dans la ligne de celles qu’on observait du temps de Benoîte, au siècle de Louis XIV, du jansénisme et des guerres de religion. Durant 51 ans, Benoîte, qui ne savait ni lire ni écrire, a sans doute été « un des ressorts les plus cachés et les plus puissants de l’histoire de l’Europe » (Jean Guitton). Aujourd'hui, le sanctuaire Notre-Dame du Laus accueille près de 120 000 pèlerins par an et la ‘’Vénérable servante de Dieu’’ Benoîte Rencurel à sa cause de béatification actuellement en cours à Rome.

 

 

 

 

Liens : Site officiel du Sanctuaire de Notre-Dame du Laus + Récit des apparitions de la Vierge Marie au Laus en 1664 + Les apparitions de la Vierge Marie à Benoîte RencurelReconnaissance officielle des apparitions à Notre-Dame du Laus (le 4 mai 2008, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque)

Jeudi 8 mai 2008

Que vous êtes belle, ô Eglise de Dieu, rendue sensible dans cet auguste prodige de l'Esprit divin qui agit désormais sans limites ! Jusqu'à la fin des siècles, ô Eglise, vous continuerez de parler toutes les langues ; car vous ne serez pas confinée dans un seul pays, mais vous habiterez tous les pays du monde. Partout on entendra exprimer une même foi dans la langue de chaque peuple, et ainsi le miracle de la Pentecôte, renouvelé et transformé, vous accompagnera toujours, ô Eglise ! C'est ce qui fait dire au grand docteur Saint Augustin parlant aux fidèles, ces paroles admirables : « L'Eglise répandue parmi les nations parle toutes les langues. Qu'est cette Eglise, sinon le corps du Christ ? Dans ce corps vous êtes un membre. Etant donc membre d'un corps qui parle toutes les langues, vous avez droit de vous considérer vous-même comme participant au même don ».

 

 

 


Liens :
Veni Creator + Séquence de la Messe (avant l'Alléluia) : Veni Sancte Spiritus + Jésus, Toi qui as promis (Renouveau) + Viens embraser nos coeurs (Renouveau) + Viens, Saint Esprit (Renouveau)Esprit de Dieu, souffle de vie (Renouveau)Neuvaine au Saint-Esprit + Litanies du Saint-Esprit (1) + Litanies du Saint-Esprit (2) + Acte de consécration à l'Esprit-Saint (1) + Acte de consécration à l’Esprit-Saint (2) + Iam Christus astra ascénderat (à Matines, 1963) + Beáta nobis gáudia Anni redúxit órbita (à Laudes, 1963) + Acte de réparation et de supplication au Saint-Esprit + La Pentecôte, par Pius Parsch
 + Marie, "Epouse" du Saint Esprit, par Mgr Luciano AlimandiLa vie dans l'Esprit, par Mgr Luciano Alimandi + "Veni Sancte Spiritus, Veni per Mariam", par Mgr Luciano AlimandiEncyclique « Divinum illud munus » de Sa Sainteté le Pape Léon XIII sur le Saint-Esprit (9 mai 1897) + Prière de Louange, d’Action de Grâces, de Repentance, d’Intercession et de Consécration pour la France en vue d’une nouvelle Pentecôte d’Amour

Jeudi 8 mai 2008

INTRODUCTION : Père Tout Puissant et plein d’Amour, nous te louons et nous te bénissons par Jésus ton Fils notre Sauveur et Rédempteur, par l’Esprit Saint, qui prie en nous « par des gémissements ineffables » afin que nous te servions filialement dans la Joie, la Paix et la Confiance. Nous voulons te louer, te bénir et te rendre grâces Sainte Trinité, pour la multiplicité de tes dons dans nos âmes et dans nos vies. Nous voulons te rendre gloire pour le don suprême de l’Eucharistie par lequel la vie divine vient demeurer en nous, transfigurant notre nature humaine, avant-goût du ciel sur la terre. Nous te rendons gloire Père, car par Jésus nous recevons la gloire que tu Lui as donnée. « Pour moi, je leur ai donné la gloire que Tu m’as donnée, pour qu’ils soient un, comme nous sommes uns : Moi en eux, et Toi en Moi, pour qu’ils soient parfaitement un, et que le monde croit que c’est Toi qui m’as envoyé, et que Tu les as aimés comme Tu m’as aimé » (Jean 17, 22-23). Tu nous as fait, Seigneur, pour être une éternelle louange à ta gloire. Tu connais, Seigneur, toute notre nature, et la nôtre demeure pécheresse mais par la grâce surnaturelle de l’Esprit Saint, Tu nous conduis vers la sainteté, il nous suffit de dire comme Marie « Oui », Fiat. Aujourd’hui que notre Fiat devienne Magnificat. Tu es fidèle Dieu dans tes dons ; ton Alliance est de toujours à toujours, et ta Miséricorde renouvelle sans cesse ta vie divine en chacun de nous lorsque nous nous écartons de ta Sagesse. Mais, hélas, nous avons abandonné tes commandements, nous nous sommes jetés dans l’iniquité, plus que les générations passées. Notre nation s’est détournée de ton appel, de sa vocation, des promesses de son baptême. La Fille aînée de l’Eglise est devenue une rebelle, une courtisane aux mille amants, mais ton prophète nous dit : « car voici ce que dit le Seigneur, le Saint d’Israël. C’est dans la conversion et le calme qu’est votre salut, c’est dans le repos et la confiance que réside votre force… C’est pourquoi le Seigneur est impatient de vous faire grâce. C’est pourquoi Il se lève pour vous faire miséricorde, car le Seigneur est un Dieu juste : heureux ceux qui espèrent en Lui ». (Isaïe 30, 15-18). Aussi aujourd’hui nous sommes dans la joie parce que nous sommes remplis de cette Espérance que toi-même mets dans nos cœurs, en nous mettant à genoux devant Toi, ô Père tout Puissant, nous voulons implorer ta Miséricorde pour la multitude de nos péchés, ceux de nos frères, ceux de notre nation. Que l’Esprit Saint nous obtienne une vraie contrition de nos fautes, de celles de notre nation consacrée au Cœur Immaculé de Marie et en attente d’être consacrée à Ton Cœur Sacré. De ce Cœur coulent des fleuves d’Eau Vive qui lavent « ton enfant rebelle ». « Je te fiancerai à Moi pour toujours, je te fiancerai à Moi par la justice et le droit, l’amour et la tendresse. Je te fiancerai à Moi par la fidélité et tu connaîtras le Seigneur » (Osée 2,21-22). Reçois Père l’offrande des Plaies de Jésus, en réparation de toutes nos offenses, pour la guérison de nos âmes et de l’âme de notre pays ! « Pourquoi ces nations en tumulte, ces peuples aux projets stupides, ces rois de la terre qui se groupent, ces grands qui conspirent entre eux contre le Seigneur et son Messie ? Et c’est vrai : on a conspiré dans cette ville ("dans notre pays") contre Jésus, ton Saint, ton Serviteur, que Tu as consacré comme Messie. Et maintenant Seigneur sois attentif à leurs menaces, donne à ceux qui Te servent d’annoncer ta parole avec une parfaite assurance. Etends donc ta main pour guérir les malades, accomplis des signes et des prodiges par le Nom de Jésus, ton Saint, ton Serviteur » (Actes 4, 25-31). Pour nous nous préférons « obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5, 29) :

 

 

 

 

 

  

Avec des cœurs emplis de louange, de confiance et d’action de grâces nous osons avec la force de la Foi, supplier l’Esprit Saint et implorer ta Miséricorde :

 

 

1. Que l’Eglise vive de la Vérité. Là où tes yeux la voient corrompue, affaiblie, nous Te supplions de la purifier, de la relever, de l’unifier. Kyrie eleison

 

2. Pour tous les manques d’Amour au cœur de l’Eglise (+), à cause de l’endurcissement de nos cœurs, de notre étroitesse d’esprit face aux différentes familles spirituelles, pour les grâces que nous voulons nous approprier pour être les meilleurs, nous poussant au jugement, et à nous comparer entre frères, sans tenir compte de ta Sagesse et de ton Amour, pour ces divisions fraternelles qui transpercent ton Cœur de Père et retardent l’Unité nous implorons ton Saint Esprit : Christe eleison

 

 

 

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Nous implorons ta Miséricorde pour les péchés du monde et plus spécialement pour notre nation, Fille aînée de l’Eglise :

 

 

 

 

1. Pour toutes les lois iniques qui s’opposent à ta Sagesse, à ton Amour, parce que dans son orgueil notre nation a décidé de vivre sans Toi : pour cet orgueil, pour cette rébellion nous implorons une grâce de Lumière et attendons tout de ta Miséricorde. Kyrie eleison.

 

2. « Jésus répondit : tu n’aurais aucun pouvoir sur moi s’il ne t’avait été donné d’en haut » (Jean 19, 11). Parce que toute autorité, tout pouvoir ne peut venir que de Toi, Père du ciel et de la terre, notre nation, en place d’une saine laïcité, fait de la laïcité une loi absolue sans référence à Jésus Christ, l’unique, seul et vrai Roi, nous implorons ta Miséricorde : Christe eleison.

 

3. Toi, Jésus tu nous as dit : « Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent » (Luc 16, 13), et l’apôtre Paul nous enseigne : « car la racine de tous les maux c’est l’amour de l’argent » (1 Tim 6, 10). Aujourd’hui le monde, chaque nation (la nôtre) est dominé par l’amour de l’argent qui défigure l’homme, le travail, l’économie ainsi ce « veau d’or » écrase la dignité de la personne humaine et devient source de conflits entre les hommes. Viens éclairer, Père, par ton Saint Esprit nos cœurs et nos intelligences pour nous arracher « à cette ruine et à ces tourments », que l’argent soit au service de l’homme selon ton plan et non l’homme au service de l’argent, nous t’en supplions. Kyrie eleison.

 

4. « Dieu bénit le septième jour et le sanctifia » (Gn 2, 3). Pour tous ces dimanches, jour de bénédictions où l’homme, dans son aveuglement, choisit délibérément de travailler (+), au lieu de te rendre grâces et de te glorifier, nous implorons ton pardon. Christe eleison.

 

5. « De sorte qu’ils ne sont plus deux mais une seule chair. Donc ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Marc 10, 8-9). Seigneur tu as fait le mariage pour le bonheur des hommes et des familles. Tu vois comme nous justifions notre infidélité en appelant bien ce qui est mal, au point que nous avons légalisé le divorce jusqu’à le faciliter. Viens au secours des foyers brisés. Donne ta lumière, ta force et le courage de voir clair pour comprendre ta Volonté et le courage de saisir le secours que tu veux nous donner. Nous implorons ton pardon : Kyrie eleison

 

6. Père, pour cette loi du Pacs, qui s’oppose à la splendeur de l’Amour vrai, accueilli et donné, à l’image de ton Amour éternel, nous implorons, pour ces victimes, ta Miséricorde : Christe eleison

 

7. Père, pour cette loi qui normalise l’homosexualité, bafouant ainsi le grand don de la sexualité que tu fais à l’homme et à la femme en vue de leur fécondité afin qu’ils soient co-créateurs avec toi, donne la lumière aux législateurs, et la force aux victimes pour accueillir ta Volonté, car tu as compassion de ces enfants assoiffés d’Amour. Nous avons Foi en ta Puissance miséricordieuse, guérissante, et pour cela nous implorons ton pardon : Kyrie eleison.

 

8. « Tu garderas les observances du Seigneur… tu observeras ses commandements, ses décrets et ses préceptes, et ses enseignements… ainsi tu réussiras dans tout ce que tu feras et entreprendras » (1R 2, 3). Seigneur, au lieu d’observer tes ordres et tes commandements, la corruption érigée en principe de liberté et en loi s’est infiltrée partout, appelant bien ce qui est mal (« fornication, débauche, gloutonnerie, adultère, union libre, homosexualité, drogue destructrice… »), et intolérable ce qui est bien. Dans notre aveuglement, nous nous opposons à cette loi d’Amour inscrite au cœur de l’homme et nous avons légalisé ces comportements par des lois, abusant ainsi des millions d’innocents, pour en faire « le nouveau bien » de l’homme indépendant, coupé de ta Lumière et de ton Amour. O Père, pour toutes ces offenses et blessures faites à ton Amour, et pour ceux qui dans leur aveuglement incitent à poser ces actes, nous implorons, en nous humiliant, ta Miséricorde : Christe eleison.

 

9. « Tu ne tueras point » (Dt 5, 17). Seigneur, nous n’avons pas protégé la vie des enfants dans le sein maternel. Pour ces petits sans défense, pour ces Papas et Mamans, trompés par cette loi autorisant l’avortement, afin que ton Amour et ta Miséricorde les relèvent et les restaurent, car tu ne condamnes pas tes enfants, mais tu les invites à la conversion, à « renaître d’en haut ». Pour ce péché contre la vie qui est sacrée, nous implorons ton Infinie Miséricorde : Kyrie eleison.

 

10. Seigneur, la personne humaine n’est plus reconnue comme digne de vivre, elle qui est faite à ton image et ta ressemblance, reflet de ta splendeur, dés lors qu’elle présente un handicap. Pour ces êtres rejetés, pour l’euthanasie appelée « une mort digne », nous implorons ta Miséricorde : Christe eleison.

 

11. « A l’image de Dieu Il le créa, homme et femme Il les créa. Dieu les bénit. Soyez féconds, dit-il, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la » (Gn 1, 27-28). Seigneur, c’est Toi qui donnes la vie, « qui nous façonnes dans le sein de notre mère, qui nous appelles par notre nom ». Pour tous ces enfants créés par la « volonté et la chair de l’homme », pour le non-respect des enfants conçus en dehors du sein maternel, pour ces enfants congelés, pour ceux massacrés sur l’autel de la science (clonage), pour les parents trompés par ces nouvelles normes, appelées lois bioéthiques, nous implorons ta Miséricorde : Kyrie eleison.

 

12. Dieu, Toi qui es Père et as tout créé par Amour, Tu nous as donné une terre riche à soumettre et une création à explorer en Te rendant grâces. Parce que nous rejetons cette nature en prétendant faire une œuvre supérieure à la tienne, ne la respectant pas, la polluant, en l’exploitant sans référence aux lois d’équilibre et de sagesse que Tu as inscrites en elle, n’y voyant qu’une source de profit insatiable, nous reconnaissons nos torts et implorons, Père tout Puissant, ta Miséricorde : Christe eleison.

 

13. « Le diable L’emmena (Jésus) encore sur une haute montagne et Lui montra tous les royaumes du monde avec leur opulence : tout cela, lui dit-il, je Te le donnerai, si Tu Te prosternes pour me rendre hommage » « Arrière, Satan, lui dit alors Jésus, car il est écrit : « tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu ne serviras que Lui seul (Dt 6, 13) ». (Mat. 4, 8-10). Seigneur Dieu, nous te demandons pardon pour tous les efforts qui nous poussent à l’adoration matérialiste de la créature au lieu du Créateur, pour l’individualisme, pour le culte idolâtre du corps et de la personne humaine, pour la plupart des moyens médiatiques qui érigent « le pain, les jeux, le sexe » en divinités pour combler nos appétits, pour tous ces choix de mort. Père nous implorons, dans la confiance, ta Miséricorde : Kyrie eleison.

 

14. Seigneur, « en raison du lien qui, dans le Corps mystique nous unit les uns aux autres… nous tous portons le poids des erreurs et des fautes de ceux qui nous ont précédés » (Jean Paul II). Afin que nos mémoires soient purifiées « par ta grâce, c’est dans la Foi et l’humilité que nous implorons ta Miséricorde : Christe eleison.

 

15. Nous voyons, Père, dans toutes ces situations la responsabilité de nos propres péchés. Par le Sang de Jésus qui nous purifie et nous sanctifie, par l’Esprit Saint qui renouvelle en nous la Foi, l’Espérance et la Charité, nous crions vers Toi : « Abba, aie pitié de nous ». Kyrie eleison.

 

16. « Bénissez ceux qui vous persécutent, souhaitez-leur du bien et non du mal » (Rom 12, 14). Seigneur, par ces paroles de l’apôtre, nous disons pour ceux qui nous haïssent à cause de ton Nom et qui Te haïssent Toi, Dieu Sauveur et Rédempteur : qu’ils tombent maintenant, là où ils sont, sous tes bénédictions dans l’adoration à genoux devant ton trône. O, adoramus te Domine (3 fois).

 

 

 

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Maintenant nous voulons te bénir parce que Toi Jésus, Tu nous as donné Marie pour Mère alors que tu expiais pour chacun de nous et pour nos péchés sur la Croix. C’est par la prière de Marie, et avec elle, que nous voulons prier pour hâter ton retour, en mémoire de ce qui advint à Cana : « Et le troisième jour il y eut une noce à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était… Ils n’ont plus de vin. Et Jésus lui dit : que Me veux-tu, femme ? Mon heure n’est pas encore arrivée. Sa mère dit aux servants : « faites tout ce qu’Il vous dira ». (Jean 2, 1-5). En suivant Marie et par Elle, nous voulons consacrer la France, Fille aînée de l’Eglise, à l’Amour de Dieu. Que chacun de nous dise en son cœur, qu’il soit couché debout, au travail, au repos :

 

 

1. « Jésus, je T’aime et je consacre la France à ton Amour. Ainsi chacun étant la France, chacun ainsi consacre la France à travers chacun » (Petit Marcel Van).

 

2. Oui Seigneur, que le Saint Esprit descende sur chacun de nous et fasse de nous des témoins de ton Amour, de ta Miséricorde afin que nous soyons Lumière, Espérance et Paix dans ce monde qui agonise.

 

3. Que ta Gloire, alors que nous veillons avec Marie au Cénacle, descende sur chacun de nous, de sorte que plongés dans ce Fleuve d’Amour, le monde croie que Tu es, Toi Jésus, notre seul Sauveur et Rédempteur, et que cette nouvelle Pentecôte d’Amour annoncée par ta servante Marthe Robin (1936), par notre Bienheureux Pape Jean XXIII, et ses successeurs, enflamme le monde comme Tu nous l’as annoncé : « Je suis venu apporter le Feu sur la terre et combien je voudrais qu’Il brûle » (Luc 12,49). Amen ! Maranatha ! Viens Seigneur Jésus.

Jeudi 8 mai 2008

« Aujourd’hui, ensemble, nous confirmons que le Chapelet n’est pas une pieuse pratique reléguée au passé, comme une prière d’autres temps à laquelle on pense avec nostalgie. Le Chapelet connaît en revanche comme un nouveau printemps. C’est là, à n’en point douter un des signes les plus éloquents de l’amour que les jeunes générations nourrissent pour Jésus et pour Marie sa Mère (…). Le Chapelet, quand il est prié de manière authentique, et non pas de manière mécanique et superficielle, mais profonde, apporte en effet la paix et la réconciliation. Il contient en lui la puissance de guérison du Très Saint Nom de Jésus, invoqué avec foi et avec amour au centre de chaque Ave Maria (…) spécialement en ces jours qui nous préparent à la Solennité de la Pentecôte, en demandant pour l’Eglise une effusion nouvelle du Saint-Esprit ». (Benoît XVI, 3 mai 2008). Ces passages intenses sont extraits du discours prononcé par le Pape Benoît XVI, le premier Samedi du Mois de Mai, après la récitation du Chapelet dans Basilique de Sainte Marie Majeure…

 

 

 

Le Saint-Père, dans la ligne ininterrompue de ses Prédécesseurs, a voulu rappeler l’importance de cette prière pour toute l’Eglise et pour chaque fidèle, en rappelant combien elle était consolante et efficace. La prière du Chapelet nous met en « communication » avec Jésus et avec Marie, en nous faisant méditer les grands mystères de notre Rédemption. Prendre le chapelet entre les mains, est déjà, en un certain sens, un geste qui prépare à entrer dans cette atmosphère particulière spirituelle qui entoure et pénètre la récitation du Chapelet, qui est si ancienne et qui est toujours nouvelle. En priant le Chapelet, nous réalisons une sorte de « visitation » : c’est aller vers Jésus par Marie « Ad Jesum per Mariam », mais c’est aussi s’approcher de Marie, accompagnés par Jésus, comme portés par Lui dans un « ad Mariam per Jesum ». Qui, en effet, mieux que le Fils, pourrait nous présenter sa Mère, nous La faire connaître et aimer, nous enseigner à La respecter et à L’honorer de tout notre cœur ! Il renouvelle, comme Il le fit alors, à chacun de nous l’invitation, faite au disciple Jean : « Voici ta Mère » (Jean 19, 27). Chaque fois que nous prions le Chapelet, c’est comme si nous recueillions cette Parole, comme si nous actualisions Son Testament d’amour, en donnant une place, dans notre vie, à la présence salutaire de Marie notre Mère. « Ave Maria », répétons-nous, parce que Dieu l’a saluée ainsi, il l’a aimée « pleine de grâce », et il nous l’a donnée, par son Fils, comme Mère. Il l’a choisie parce qu’il l’a aimée profondément avec Son amour, et pour que, en Elle, nous trouvions un réconfort dans nos tribulations, une lumière dans nos moments obscurs, un soutien dans nos fragilités. L’histoire du Christianisme nous témoigne, de manière ininterrompue, depuis les Catacombes, cette dévotion mariale qui jaillit, comme l’eau de source, du cœur des fidèles guidés par l’amour de Dieu. Là où il y a un amour authentique pour Marie, grandissent aussi la foi et l’amour pour Jésus. La preuve en est les Sanctuaires mariaux dans le monde entier ! De cette présence maternelle de Marie, si forte et si ressentie, tous les peuples de la terre en donnent le témoignage, au point que l’on peut parler d’une « géographie mariale » dans l’Eglise, comme le déclarait le Serviteur de Dieu Jean Paul II aux fidèles d’Albano, à l’occasion de l’Année Mariale : « Il y a vraiment une géographie mariale dans ce monde, et cette géographie mariale est très dense ici aussi dans votre Diocèse » (Jean Paul II, 5 septembre 1987). L’amour envers Marie est inné dans la foi catholique, elle ne pourrait faire défaut sous aucun prétexte. Comment en effet la Mère du Rédempteur pourrait-elle être oubliée ou réduite, si Dieu l’a élevée à cette hauteur ! La proclamation des dogmes mariaux est une preuve éloquente qui montre combien la Mère « marche » de pair à côté de son Fils, protège le Peuple de Dieu des dérives de la foi, l’oriente vers l’amitié profonde avec Jésus.

 

Un grand dévot de la Sainte Vierge, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, que beaucoup désirent qu’il devienne un jour « Docteur de l’Eglise », écrivit ces paroles lumineuses sur une des raisons principales pour laquelle le Saint-Esprit veut faire connaître Marie : « Parce qu’elle est le moyen sûr, et la voie droite et immaculée, pour aller à Jésus-Christ, et pour le trouver sûrement. Par Elle donc, les âmes saintes doivent le trouver, qui doivent resplendir de sainteté. Celui qui trouve Marie, trouve la vie, c’es-à-dire Jésus-Christ, Voie, Vérité, Vie. Or, on ne peut trouver Marie sans la chercher, ni la chercher sans la trouver ; parce que l’on ne cherche pas et l’on ne désire pas, un objet inconnu. Il faut donc que Marie soit connue plus que jamais, pour la plus grande connaissance et pour la plus grande gloire de la Très Sainte Trinité » (Traité de la Vraie Dévotion, n° 50). Dans l’attente de la Pentecôte, avec foi, nous prions en disant : « Veni Sancte Spiritus, Veni per Mariam » : « Viens Esprit Saint, Viens par Marie ». Cette oraison jaculatoire, déclara Mgr Giussani, est « la formule la plus complète que l’on puisse concevoir de point de vue chrétien ».

 

Fides