croixjeunesseLà où il faut du courage, les jeunes accourent. S’ils ne sont pas amollis par des tares morales, ils aiment la beauté suprême qui est Dieu, ils affrontent la bataille la plus rude, qui est celle de la foi, ils aiment les risques les plus ingrats de la pureté, du renoncement, du dévouement. S’ils hésitent devant le Christ, c’est peut-être parce qu’ils en connaissent une image déformée, si la religion leur a été présentée sous des apparences mornes empreintes de mondanité et de médiocrité, habillée de compromis et étriquée par des adaptations, comme une activité secondaire ou marginale, ou carrément semi-clandestine. En somme, quelque chose de vieux et d’ennuyeux, qui s’essouffle pour rester dans la course des générations. Au contraire, les jeunes, s’ils découvrent le vrai visage du Christ, s’ils saisissent la véritable nature de l’Église, sont assurément attirés par le risque de l’Évangile. « C’est courir un risque que de se tourner vers Dieu », disaient les premiers Pères d’une Église à son adolescence. Et les jeunes désirent ardemment risquer le tout pour le tout et courir cette aventure dangereuse de l’amour de Dieu au milieu du monde. Ils n’ont rien à faire d’un christianisme amoindri, réduit à la mesure de l’homme du jour, comme la mode d’une saison. Ils veulent un christianisme grand. Ils le veulent immense. Ils n’aiment donc pas une petite Église de rien du tout : ils veulent une Église grande, sans limites, dans laquelle puisse entrer normalement toute l’humanité, peuple de Dieu. Si les vocations font défaut, c’est aussi parce que les jeunes ne se suffisent pas de la somme de difficultés et de courage externes qui s’offrent à eux. Ils veulent la chasteté dans un monde incestueux, la pauvreté au milieu des orgies de Mammon, l’amour dans une société divisée par les haines. Ils s’ennuient dans des communautés où l’on évite de parler – ou hésite à le faire – d’union à Dieu, de mérites de la Vierge Marie, de prière et de pénitence, où ne vit pas constamment la vie du Corps mystique, comme communion surnaturelle avec les frères et avec Dieu, comme concitoyenneté avec Dieu vécue parmi les citoyens du monde, pour incarner dans l’épisode de l’existence humaine les grâces de la vie divine. Pour être Christ parmi les frères, pour les frères.

 

Les jeunes ne peuvent donc se contenter d’une religion réduite à la culture, à une organisation, à des techniques d’apostolat, à des débats et élucubrations esthétiques, métaphysiques ou littéraires. Les jeunes aiment les missions les plus ardues, ils accourent à l’appel d’un Don Orione, d’une Canossa, d’une Cabrini, de quiconque est en mesure de leur proposer une aventure de sacrifice et de pureté, de service et de dévouement. Parce qu’au fond, ils aiment l’héroïsme de la croix, la folie de la croix. Jésus passe et, s’ils le voient, les jeunes le suivent : si leur vue n’est pas gênée par l’apparition de créatures humaines, superbes, c’est-à-dire placées au-dessus (super), plus haut que les autres, à cause de l’argent, du pouvoir politique ou de l’enflure de la vanité. Sitôt qu’ils aperçoivent Son visage jeune, pur et divin, ils laissent père et mère, fiançailles et revenus, confort et adulations, et ils le suivent, d’abord sur les chemins de l’apostolat, puis sur celui du calvaire. Ils aiment le Christ, et le Christ crucifié. Et Jésus passe.

 

Si nous le suivons, sans nous retourner, sans demander la permission d’aller ferrer les chevaux ou acheter des bœufs, faire des salamalecs à droite et à gauche, nous devenons jeunes ipso facto : nous devenons ces enfants à qui le royaume des cieux est destiné. Alors se convertir, nous le voyons bien, c’est trouver le chemin et découvrir que l’on a perdu du temps à cultiver des illusions et à retaper des baraques branlantes. Au fond de ce nouveau panorama resplendit une croix, mais elle est le signe de la victoire sur la mort. En Lui, nous avons découvert la vie éternelle.

 

Igino Giordani, dans « Fides », août 1955, pp. 242-245

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« Qu’elle soit louée, cette grande Mère, aux genoux de qui nous avons en effet tout appris, et nous continuons chaque jour à tout apprendre ! Mère chaste, elle nous infuse et nous conserve une foi toujours intègre, qu’aucune décadence humaine, aucun affaissement spirituel, si profond qu’il soit, jamais n’atteint. Mère féconde, elle ne cesse de nous donner de nouveaux frères. Mère universelle, elle a soin également de tous, des petits comme des grands, des ignorants et des savants, de l’humble peuple des paroisses comme du troupeau choisi des âmes consacrées. Mère vénérable, elle nous assure l’héritage des siècles et tire pour nous de son trésor les choses anciennes et les nouvelles. Mère patiente, elle recommence toujours, sans se lasser, son œuvre de lente éducation et reprend, un à un, les fils de l’unité que ses enfants déchirent toujours. Mère attentive, elle nous protège contre l’Ennemi, qui rôde autour de nous cherchant sa proie. Mère aimante, elle ne nous replie pas sur elle mais nous lance à la rencontre du Dieu qui est tout Amour. Mère ardente, elle met au cœur de ses meilleurs enfants un zèle toujours attentif et les envoie partout en messagers de Jésus-Christ. Mère sage, elle nous évite les excès sectaires, les enthousiasmes trompeurs suivis de revirements ; elle nous apprend à aimer tout ce qui est bon, tout ce qui est vrai, tout ce qui est juste, à ne rien rejeter qui n’ait été éprouvé. Mère douloureuse, au cœur percé du glaive, elle revit d’âge en âge la Passion de Son Epoux. Mère forte, elle nous exhorte à combattre et à témoigner pour le Christ…

 
…Mère sainte, mère unique, mère immaculée ! O grande mère ! Sainte Eglise, Eve véritable, seule vraie Mère des Vivants ! ».
 
 
Cardinal de LUBAC +
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« Non, ce n'est pas le diplôme qui fait le prêtre, c'est le sacrement, c'est au nom du sacrement qu'il enseigne... La grande entreprise divine ne saurait être très compromise par la médiocrité de ses instruments... Le pharisaïsme est une suppuration sans fièvre, un abcès froid, indolore. Il y a dans le pharisaïsme une malfaisance particulière qui exerce très cruellement la patience des saints, alors qu'elle ne fait le plus souvent qu'aigrir ou révolter de pauvres chrétiens dans mon genre. Je me méfie de mon imagination, de ma révolte, l'indignation n'a jamais racheté personne, mais elle a probablement perdu beaucoup d'âmes, et toutes les bacchanales simoniaques de la Rome du XVIème siècle n'auraient pas été de grands profit pour le diable si elles n'avaient réussi ce coup unique de jeter Luther dans le désespoir, et avec ce moine indomptable, les deux tiers de la douloureuse chrétienté. Luther et les siens ont désespéré de l'Eglise, et qui désespère de l'Eglise, c'est curieux, risque tôt ou tard de désespérer de l'homme. A ce point de vue, le protestantisme m'apparaît comme un compromis avec le désespoir... Les gens d'Eglise auraient volontiers toléré qu'il joignît sa voix à tant d'autres voix plus illustres ou plus saintes qui ne cessaient de dénoncer ces désordres. Le malheur de Martin Luther fut de prétendre réformer... C'est, par exemple, un fait d'expérience qu'on ne réforme rien dans l'Eglise par les moyens ordinaires. Qui prétend réformer l'Eglise par ces moyens, par les mêmes moyens qu'on réforme une société temporelle, non seulement échoue dans son entreprise, mais finit infailliblement par se trouver hors de l'Eglise... avant que personne ait pris la peine de l'en exclure... Il en devient l'ennemi presque à son insu, et s'il tente de revenir en arrière, chaque pas l'en écarte davantage, il semble que sa bonne volonté elle-même soit maudite. C'est là, je le répète, un fait d'expérience, que chacun peut vérifier s'il prend la peine d'étudier la vie des hérésiarques, grands ou petits. On ne réforme l'Eglise qu'en souffrant pour elle, on ne réforme l'Eglise visible qu'en souffrant pour l'Eglise invisible. On ne réforme les vices de l'Eglise qu'en prodiguant l'exemple de ses vertus les plus héroïques. Il est possible que saint François d'Assise n'ait pas été moins révolté que Luther par la débauche et la simonie des prélats. Il est même certain qu'il en a plus cruellement souffert, car sa nature était bien différente de celle du moine de Weimar. Mais il n'a pas défié l'iniquité... il s'est jeté dans la pauvreté... Au lieu d'essayer d'arracher à l'Eglise les biens mal acquis, il l'a comblée de trésors invisibles, et sous la douce main de ce mendiant le tas d'or et de luxure s'est mis à fleurir comme une haie d'avril... L'Eglise n'a pas besoin de critiques, mais d'artistes… L'Eglise n'a pas besoin de réformateurs, mais de saints.

 

(…) Dès le commencement, mon Eglise a été ce qu'elle est encore (c'est sans doute le Seigneur qui est supposé parler), ce qu'elle sera jusqu'au dernier jour, le scandale des esprits forts, la déception des esprits faibles, l'épreuve et la consolation des âmes intérieures, qui n'y cherchent que moi. Oui, frère Martin, qui m'y cherche m'y trouve, mais il faut m'y trouver, et j'y suis mieux caché qu'on le pense, ou que certains de mes prêtres prétendent vous le faire croire - plus difficile encore à découvrir que dans la petite étable de Bethléem, pour ceux qui ne vont pas humblement vers moi, derrière les Mages et les Bergers... ».

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Magnifique Angélus du 23 juin 2013 :

 

 

Pape-Francois-cielDans l’Évangile de ce dimanche résonne l’une des paroles les plus incisives de Jésus : « Qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera » (Lc 9, 24). Il y a là une synthèse du message du Christ et elle est exprimée par un paradoxe très efficace qui nous fait connaître sa façon de parler, qui nous fait presque entendre sa voix… Mais que signifie « perdre la vie à cause de Jésus » ? Cela peut arriver de deux façons : explicitement en confessant sa foi, ou implicitement en défendant la vérité. Les martyrs sont l’exemple par excellence de perdre la vie pour le Christ. En deux mille ans, une foule immense d’hommes et de femmes ont sacrifié leur vie pour rester fidèles à Jésus Christ et à son Évangile. Et aujourd’hui, dans de nombreuses régions du monde, il y a de nombreux, nombreux, — davantage que pendant les premiers siècles — nombreux martyrs, qui sont conduits à la mort parce qu’ils n’ont pas renié Jésus Christ. Telle est notre Église. Aujourd’hui nous avons plus de martyrs que pendant les premiers siècles ! Mais il y a aussi le martyre quotidien, qui ne comporte pas la mort mais qui est lui aussi une façon de « perdre sa vie » pour le Christ, en accomplissant son devoir avec amour, selon la logique de Jésus, la logique du don, du sacrifice. Pensons-y : combien de pères et de mères mettent chaque jour leur foi en pratique en offrant concrètement leur vie pour le bien de la famille ! Pensons à eux ! Combien de prêtres, de frères, de sœurs, accomplissent avec générosité leur service pour le Royaume de Dieu ! Combien de jeunes renoncent à leur propres intérêts pour se consacrer aux enfants, aux personnes handicapées, aux personnes âgées… Ils sont eux aussi des martyrs ! Des martyrs quotidiens, des martyrs du quotidien ! Et puis il y a tant de personnes, chrétiens et non-chrétiens, qui « perdent leur vie » pour la vérité. Et le Christ a dit « je suis la vérité », qui sert la vérité sert donc le Christ. Une de ces personnes, qui a donné sa vie pour la vérité, est Jean-Baptiste : demain, 24 juin, c’est précisément sa grande fête, la solennité de sa naissance. Jean a été choisi par Dieu pour préparer la voie devant Jésus, et il l’a désigné au Peuple d’Israël comme le Messie, l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde (cf. Jn 1, 29). Jean s’est consacré tout entier à Dieu et à son envoyé, Jésus. Mais à la fin, que s’est-il passé ? Il est mort pour la cause de la vérité, lorsqu’il a dénoncé l’adultère du roi Hérode et d’Hérodiade. Combien de personnes payent cher leur engagement pour la vérité ! Combien d’hommes droits préfèrent aller à contre-courant plutôt que de renier la voix de leur conscience, la voix de la vérité ! Des personnes droites, qui n’ont pas peur d’aller à contre-courant ! Et nous, nous ne devons pas avoir peur ! Parmi vous il y a tant de jeunes. À vous les jeunes, je dis : N’ayez pas peur d’aller à contre-courant, quand on veut nous voler l’espérance, quand on nous propose ces valeurs qui sont avariées, des valeurs comme un plat qui n’est plus bon, et quand un plat n’est plus bon, il nous fait mal ; ces valeurs nous font mal. Nous devons aller à contre-courant ! Et vous les jeunes, vous êtes les premiers : allez à contre-courant et ayez cette fierté d’aller précisément à contre-courant. En avant, soyez courageux et allez à contre-courant ! Et soyez fiers de le faire !

 

Chers amis, accueillons avec joie cette parole de Jésus. C’est une règle de vie proposée à tous. Et que saint Jean-Baptiste nous aide à la mettre en pratique. Notre mère, la Très Sainte Vierge Marie, nous précède sur ce chemin, comme toujours : elle a perdu sa vie pour Jésus, jusqu’à la Croix, et elle l’a reçue en plénitude, avec toute la lumière et la beauté de la Résurrection. Que Marie nous aide à faire toujours plus nôtre la logique de l’Évangile.

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« Demeurez solides sur le chemin de la foi avec une ferme espérance dans le Seigneur. Là se trouve le secret de notre chemin ! Lui nous donne le courage d’aller à contre-courant. Écoutez bien, les jeunes : allez à contre-courant ; cela fait du bien au cœur, mais il nous faut du courage pour aller à contre-courant et lui nous donne ce courage ! Il n’y a pas de difficultés, d’épreuves, d’incompréhensions qui doivent nous faire peur si nous demeurons unis à Dieu comme les sarments sont unis à la vigne, si nous ne perdons pas l’amitié avec lui, si nous lui faisons toujours plus de place dans notre vie. Ceci aussi et surtout si nous nous sentons pauvres, faibles, pécheurs, parce que Dieu donne force à notre faiblesse, richesse à notre pauvreté, conversion et pardon à notre péché. Il est si miséricordieux le Seigneur : si nous allons à lui, il nous pardonne toujours. Ayons confiance dans l’action de Dieu ! Avec lui nous pouvons faire de grandes choses ; il nous fera sentir la joie d’être ses disciples, ses témoins. Misez sur les grands idéaux, sur les grandes choses. Nous chrétiens nous ne sommes pas choisis par le Seigneur pour de petites bricoles, allez toujours au-delà, vers les grandes choses. Jeunes, jouez votre vie pour de grands idéaux ! »

 

Extrait de l'homélie du pape François à des confirmands, Place Saint-Pierre, le cinquième Dimanche de Pâques, 28 avril 2013

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Mon cher ami : Tu as encore largement les capacités de progresser. Et c’est dans ce progrès que tu trouveras ton bonheur : la joie d’avancer et de faire effort pour cela. Celui qui ne cherche pas à être meilleur qu’il est, est en train de redescendre. Car notre paresse n’est pas le moindre de nos défauts. Et notre facilité à rester là où nous en sommes est déconcertante. Aussi nous devons nous pousser en avant, aller de l’avant. Car la stagnation est périlleuse pour notre caractère et aussi pour notre âme. Car je suis prêtre et c’est d’abord ton âme qui m’intéresse. Tu es à l’âge pivot : l’âge des choix qui font basculer vers la grandeur ou vers la lâcheté. Et ce choix n’est pas si évident. Car il y a lutte et conflit d’intérêt…

  

 

 

cordée PREMIERE PARTIE : D’un coté, le choix d’une vie tranquille, aisée, facile, ou l’on se détermine un peu comme un "tradi-mili-fachal". On fait le pèle de Chartres, mais souvent, on ne met pas son âme au bout de son idéal. Alors cet idéal est un peu une coquille vide, ou la tentation n’est pas loin de faire "un peu" le mal, et de ne pas tant se soucier de son état de grâce. Bien sur, on a lutté un peu au début, même un peu longtemps… Et puis les difficultés restant les mêmes, et les tentations revenant, on fait moins attention et puis on se trouve pas si mal que ça dans cette situation. Elle nous a fait honte au début, mais tout le monde le fait, même les autres "tradis", alors… Mais ce choix là n’est pas vraiment un choix, c’est l’acceptation silencieuse de nos instincts qui ont repris le dessus, sous couvert de « sagesse selon le monde » (j’allais dire selon « la mode »). Il est bien triste de voir des jeunes qui auraient du être lumière du monde et sel de la terre (comme le dit Notre Seigneur) et qui se vautrent dans la même médiocrité que la masse des gens qui n’ont jamais eu la chance de connaître le Bon Dieu. La différence est que nous ne serons pas jugés de la même manière avec ceux qui n’ont rien reçu. Car nous avons reçu et nous avons fini pas céder à la facilité. Je sais que tu en connais de ceux là. Moi aussi, il y en a plein les HP des troupes bien, il y en a plein les chapelles tradies… Ils renoncent à leur idéal, et vivent comme demi-morts. Des hypocrites seulement capables de faire semblant mais incapables de vivre vraiment selon une règle sublime. Cela fait longtemps qu’ils ne cherchent plus la grande vie que Dieu propose : ils ne cherchent plus non plus la vie claire et pure de ceux qui sont en état de grâce et qui refusent le péché facile. Et ils montrent le mauvais exemple aux plus jeunes : ceux d’après qui croient devenir des gens bien, en faisant comme ces médiocres-là… C’est sur ceux là que le Christ pleure… il ne faut pas en douter…

        

 

DEUXIEME PARTIE : Et puis il a un autre coté : le coté de ceux qui savent que le Seigneur les attend, leur propose un plan magnifique pour leur vie d’homme. Ils savent qu’ils sont faibles, ils savent qu’ils sont pécheurs et que leurs tentations sont les même que celles des autres… Mais eux n’ont pas abandonné le combat. Ils désirent cette amitié avec le Christ. Et quand ils entendent le Seigneur leur dire qu’ils sont faits pour être des saints, ils y croient de tout leur cœur et de toute leur âme. Ils recherchent des amitiés entre garçons et filles qui ne tombent pas dans une vaste misère impure. Ils cherchent des amitiés qui les élèvent et les rendent meilleurs (et non pas pires…). Ils refusent le péché public qui souille tous les rapports humains entre catholiques. Ils sont scouts parce qu’ils savent que la loi scoute les aidera a rester debout dans les jours de tentation. Parce qu’ils savent que l’esprit de fraternité scoute leur offrira des amis qui ont le même idéal et qu’ils pourront compter sur eux dans les jours difficiles. Ils font le pèle de Lourdes non pas pour se montrer et faire des mondanités, mais pour aider les vieilles personnes à se rapprocher de Dieu et de Marie dans leurs derniers instants. Ils font Chartres pour se sanctifier et sentir de près cet enthousiasme chrétien qui fait bouger les montagnes. Ils prient non pas pour faire comme tout le monde mais pour parler au Seigneur et lui confier leur vie, leur journée, leurs combats, leurs espérances, leur vocation peut être. Ils travaillent à rendre la terre meilleure : à tourner le monde vers le Bon Dieu, selon leurs moyens et leurs capacités. Collégiens, lycéens, étudiants ? Ou qu’ils sont, ils accomplissent leur devoir d’état, et rayonnent de la beauté de Dieu. Ils existent ces gars là ! Ils ne sont pas les plus nombreux mais ils sont la fierté de l’Eglise et de nos paroisses. Tu en connais et tu en connaîtras. Tu les verras passer. La cruelle question sera : suis-je comme eux ? Ou pas… Ils savent qu’ils ne sont pas les plus nombreux, mais qu’ils sont vraiment dans la main de Dieu et qu’ils sont vraiment lumière du monde et sel de la terre. Car « si le sel devient fade, il n’est plus bon à rien : et on le jette dehors et on le foule aux pieds ». Ils se confessent pour vivre en état de grâce, et savent que si le combat est difficile, l’espérance de la récompense finale les fait tenir dans la joie. La joie ! Car finalement, n’est-ce pas cette joie chrétienne qu’il nous faut cultiver ? Qu’il nous faut rechercher… Non pas la joie du moment (qui n’est pas la joie, mais un « bonheur fugace ») qui ne remplit pas l’âme : sorte de faux-dieux dont l’âme ne peut se satisfaire… Les fausses joies nous dégouttent bien vite car elles laissent de l’amertume dans notre cœur : alors soit on s’en détourne, soit on y retourne, en croyant que cette foi ce sera la joie parfaite… Mais la joie n’est pas là. La vraie joie est de mettre les pieds dans les pas que Dieu nous trace pour assurer notre éternité. La joie du travail accompli, de la bonne action faite envers notre prochain. La joie d’une conscience sereine et d’une âme pure de toute blessure cachée. La joie d’une âme qui peut tomber mais que le Bon Pasteur relève par l’absolution. Ne croyons pas que ce choix à faire est facile… il est difficile. Tu connais le chemin qui fera du bien à ton âme et qui fera de toi un garçon bien, un homme chrétien, un bon père de famille (ou un bon prêtre), un ami solide sur qui l’on peut avoir confiance. Faire partie de cette élite, ou pas… ou bien rester dans ce lot des mauvais qui feront de toi un des leurs si tu acceptes toutes leurs compromissions. Faire partie de la masse. Avec tout ce que cela comporte de tranquillité, de confort : ne pas sortir du lot, ne pas être jugé, ne pas être moqué… Et même, bientôt, te moquer de ceux, vrais chrétiens, que tu n’auras pas su imiter…



 

scouteurope.jpgTROISIEME PARTIE : La balle est dans ton camp. Mais ne te crois pas trop jeune pour faire ce choix. Ne crois pas que tu peux attendre « plus tard » pour te mettre à l’œuvre de ta vie. Car celui qui remet à plus tard le choix de sa vie d’homme catholique, il risque bien de choisir trop tard, une fois que le caractère est pris, une fois qu’on est dans les petites habitudes, et alors cela devient vraiment dur. Ne te crois pas trop jeune pour vouloir pendre des décisions d’homme. Tu n’es pas encore mature pour beaucoup de choses : le temps viendra. Mais ces décisions là, il n’est pas trop tôt pour les décider. Et de même que tu as prononcé ta promesse scoute devant tes chefs, tes frères scouts et l’aumônier, ces décisions là sont à prendre en compte : dans le secret de ton âme, mais devant Dieu qui est là et qui t’attend. Et qui espère que tu seras du lot de ces amis, du lot de ceux qui se mettent dans son camp à Lui. Il espère que tu seras dans le beau camp des saints ! Ta nouvelle vie ne sera certes pas facile. Beaucoup de changements vont avoir lieu. A toi la liberté, mais aussi, tu le sais bien, le risque de la solitude… Car tu es à un âge ou l’on a peur d’être seul et de s’ennuyer. Peur de prendre ses responsabilités avec ce que cela peut entraîner de conséquences… Ce n’est pas si aisé d’être un homme. Et de ne plus se déterminer en fonction de ses parents, mais en fonction de notre conscience. C’est donc l’année de toutes les libertés. Tu vas vite te retrouver seul à choisir : tes nouveaux amis, tes relations, à prendre de nouvelles habitudes… Ton boulot. Ton âme. Tout ce qui va faire de toi un homme bien ou un homme comme des millions d’autres. Car ce n’est pas la tenue qui fait l’homme. Il y a dans la vie ceux qui portent un uniforme et qui sont fiers de cet uniforme, et qui se comportent selon la dignité qu’inspire cet uniforme. Et puis il y a les autres : ils portent le même uniforme, mais ne vivent pas en accord avec ce qu’ils portent. Ceux-ci sont déguisés. Et, très vite, ils trompent des personnes… Comment tenir cette belle ligne de vie ? Car ce choix n’est pas à faire une seule fois, mais c’est tous les jours que nous devons entreprendre cette grande action de toute notre personne. Comment tenir cet engagement qui nécessite du caractère et de la persévérance ? 1. La prière d’abord et avant tout ! Comme le Christ lui-même qui, dans la nuit, « s’éloignait pour prier son Père ». C’est un besoin de revenir souvent à la grande réalité du Ciel, à la grande réalité de notre vocation éternelle, et de regarder souvent notre vie en face de ce que le Bon Dieu en attend… La prière ne fait pas venir Dieu ! Elle nous rappelle que Dieu est là et qu’il nous aime. La prière est comme la respiration de notre âme. Notre âme a droit à l’air du Ciel ! Sinon elle étouffe. La prière doit tourner en cette méditation heureuse, en cette conversation intime avec Dieu : en prenant comme base les textes de l’Evangile : tous ces textes que nous connaissons à force de les entendre tous les dimanches, mais que nous n’écoutons que d’une oreille distraite, et qui, finalement ne nous touche plus. Pourquoi ? Parce que nous avons oublié que l’Evangile est la parole que Dieu NOUS adresse aujourd’hui. 2. La confession ! L’un des plus beaux cadeaux de Dieu. Car cela n’était pas assez encore de nous délivrer de la damnation éternelle en nous rachetant sur la Croix ! Il fallait encore nous délivrer souvent de nos erreurs quotidiennes et de nos péchés qui, malheureusement, reviennent parfois (et quelque fois souvent). La Confession est la preuve absolue que Dieu nous aimera toujours plus que notre péché puisqu’Il est prêt, par les mains de son prêtre, à nous donner encore et toujours Sa Miséricorde. 3. Le scoutisme ! Un vrai scoutisme : pas celui qui met les autres à notre service, mais qui voit les autres comme Jésus-Christ que je dois servir et que je dois aider à aller au Ciel. Selon une loi scoute catholique qui m’engage sincèrement. Pas de camping ! Du vrai scoutisme qui est une école de sainteté joyeuse quand il est vraiment pratiqué… 4. La direction spirituelle ! L’aide d'un prêtre qui nous connaît et qui nous encourage, qui nous conseille dans les moments difficiles (car nous ne sommes pas des bons juges de notre propre vie). Un père en qui nous avons confiance et qui prie pour nous et qui s’angoisse de notre Ciel. 5. Les Œuvres ! Toutes ces bonnes actions à faire dans des groupes pour aider les plus pauvres et les plus malheureux !

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Ci-dessous, un bel article du Père Daniel-Ange (cf : Jeunesse-Lumière) à lire intégralement.

Photo 1 = des jeunes "martyrs" de la loi Taubira en garde à vue au Commissariat (26/05 - Paris).

Photo 2 = un jeune catholique embarqué par la police et priant avec son chapelet dans le fourgon.

Continuons le bon combat de la Foi ! Ne perdons pas courage malgré les persécutions (Jean 16, 33).


 

 

 

2044092A vous, les veilleurs éveillant l’émerveillement ! Devant vos paisibles visages, éclairés du dedans par une clarté d’ailleurs, j’hallucine ! Me voilà complètement scotché ! Qui donc êtes vous ? Je vais vous le dire : vous êtes les sur-vivants d’une guerre aseptisée, les rescapés d’un naufrage, les résistants qui refusez de laisser souiller la beauté de votre jeunesse et ternir la pureté de vos regards. Les prophètes de la Joie, les sentinelles du matin, les fils et filles de la Lumière: c’est vous ! Oui, chacun de vous ! En veillant au long des nuits, vous faites advenir l’aurore. Vous débordez d’une toute neuve joie de vivre, car vous découvrez pour quoi vivre, selon le dernier mot d’une jeune américaine, Cassie Bernall : «  Si tu ne sais pas pour qui vivre, ce n’est pas la peine de vivre. » Vous êtes l’espérance de la France - oui, la France espérante - et au-delà, de tous les jeunes d’Europe qui, via Facebook et iPod sont rivés, nuit après nuit, guettent le moment de faire de même chez eux. Vous allez  en engendrer une multitude. Peut-être même dans le monde entier. Face à un raz-de-marée d’eau polluée, vous formez une lame de fond  purifiant tout sur son passage. Vous dénoncez le mensonge qui vide les mots de leur sens. Vous vous rebellez contre une idéologie virant au totalitarisme d’Etat. Vous vous révoltez contre les manipulations frisant la dictature. Vous vous insurgez contre les aberrations qui - tels des monstres - se profilent à l’horizon. Vous alliez la lucidité au courage. Lucidité de votre réflexion, courage de vos actions. Lucidité intellectuelle et courage  « gestuel ». Vous refusez qu’on vous traite comme des imbéciles en vous forçant à penser qu’on peut « être mâle en étant féminin et femelle en étant masculin. » Non mais ça va pas la tête !

 

Devant une subversion anthropologique, vous êtes le fer de lance d’une insurrection civique. Devant une révolution contre-humanitaire, vous forgez la rébellion de lumière. Devant l’invasion de théories subversives de notre civilisation, vous entrez en dissidence, avant d’être peut-être, acculés à une désobéissance civile. Devant le nouveau colonialisme qui vient envahir nos esprits et pervertir notre intelligence vous entrez en résistance. En toute connaissance de cause. Vous voyant à genoux, face à face devant les forces de l’ordre, me revient ce que j’écrivais de la Pologne voici 30 ans au moment  de l’état de guerre dans un Etat contre la Nation : « Quand on matraque ce peuple, il tombe à genoux ». Et ce mot du  grand serviteur de la vie Jérôme Lejeune : «  Quand tombe le soldat, c’est à genoux qu’il se bat. » Vous rejetez cette chape de plomb de la pensée unique imposée. Vous libérez la parole, enfin ! Vous récusez la dictature du prêt à penser, des idées imposées, des arguments bidon, de la paresse intellectuelle. Vous savez rendre compte, expliquer le  pourquoi de votre comportement. Vous refusez le relativisme qui conduit au nihilisme. Les héros de la liberté, c’est vous. Les champions de l’écologie humaine, c’est vous. C’est vous les garants de la création qui vous est désormais confiée en son plus beau chef-d’œuvre : un homme et une femme qui dans l’amour font exister un enfant, unique au monde, dont l’âme vivra toujours. Vous vous battez pour sauver le mystère de la vie, de l’amour et de la source même : nos familles. Déjà si fragiles, si menacées, si attaquées. Mais en vous voyant, je vois les papas et les mamans de demain et je devine vos futurs enfants, débordants de vie, car comblés d’un amour fidèle en crescendo.

 

chapelet-fourgon-police.jpgVous montez au créneau pour barrer la route à ceux qui – consciemment ou non – s’attaquent aux fondements de même de l’existence. Dans une société virtuelle, superficielle et artificielle vous êtes les garçons et les filles de l’essentiel. Et cela, en toute gratuité, sans rechercher aucun avantage personnel. Mais uniquement par amour. Par amour de votre pays, de votre peuple, de votre nation, de votre patrie. Vous êtes ceux qui sauvent son honneur. Qui portez haut son étendard. Vous êtes non seulement son avenir, mais son présent, car quel présent-cadeau que votre intrépidité, inattendue, dépassant tous les espoirs. Sur vos visages, je vois la France, l’Europe de demain. Je vois la  nouvelle génération de politiciens qui ne seront que les humbles serviteurs du peuple confié à leur cœur et non des prédateurs. Et cela - ô stupeur - : pacifiquement et paisiblement : récusant toute violence, renonçant à toute agressivité même verbale, à tout propos ordurier, à tout mépris de ceux qui pensent autrement. Les mains vides vous désamorcez les grenades, vous transpercez casques et boucliers  pour rejoindre l’homme en ses profondeurs. Quel gendarme, policier, CRS, n’est pas impressionné au tréfonds de son âme, par la maîtrise de soi, le sens civique, l’auto-discipline dont vous faites preuve. Beaucoup rêveraient d’être avec vous, de l’autre côté de la barrière. Votre innocence désarme leur puissance. Votre calme est plus dangereux que leurs armes, que toutes les armes du monde. Vos silences font fléchir leur arrogance. Ceux qui ont peur, ce n’est pas vous. Ce sont eux. Peur de vos regards où ne transparaissent que la paix et la détermination. Peur de vos visages où ne se lit aucune haine, aucune révolte. Les geôliers de Maximilien Kolbe lui hurlaient : «  Ne nous regarde pas ainsi ! » Tant le Ciel se réfléchissait dans ses yeux. Vous retrouvez sans le savoir la grande stratégie qui a fini par faire s’écrouler ce rideau de fer qui pendant 50 ans a cassé en deux notre Europe.

 

La tactique des foules passives, à condition d’être massives. Ces foules, surtout de jeunes, qui ont envahi les avenues de Berlin, Vilnius, Prague, Bratislava, Budapest, Kiev : ces révolutions dites oranges, de velours, printanières. Leurs premiers soulèvements  ont été sauvagement réprimés dans un bain de sang, tout comme sur la place Tien-an-Men à Pékin. Mais mêmes écrasés sous les chars, ils n’ont pas cédé. Ils ont tenu coûte que coûte, dans la clandestinité, imaginant toutes sortes de trucs, d’astuces  et de combines pour freiner le pouvoir totalitaire. Jusqu’à finir par remporter la victoire. Tous ceux de votre génération en Europe du Centre et de l’Est qui vous voient sur la toile, - médusés - briller tels des diamants, se rappellent immédiatement ces jours d’il y a 30 ans qui ont fait basculer le monde de l’esclavage idéologique à la liberté de la Vérité. Car seule la Vérité rend libre, comme Vaclav Havel, sortant de prison l’avait écrit sur l'étendard flottant sur son palais présidentiel. Micro à un Soljenitsyne : «  Une seule parole de vérité pèse plus lourd que le monde entier ». Micro à un Jerzy Popieluszko : «  La vérité qui ne coûte rien est un mensonge. L’amour doit aller de pair avec le courage. La nation dépérit lorsqu’elle manque de courage, lorsqu’elle se ment à elle-même. » En voyant certains, brutalisés, provisoirement kidnappés, je revoyais à Varsovie, ces jeunes priant, chantant toute la nuit autour de grandes croix en fleurs, se faire brutalement embarquer par la police et bâillonnés, continuer à prier et chanter. Car « si eux se taisent, les pierres crieront. » Et vous voilà à votre tour, traités comme des salopards. Votre crime ? Oser dire, avec vos pieds battant le pavé, ce que toute l’humanité depuis la nuit des temps et dans tous les pays sait d’instinct : tout bébé a le droit de dire : papa, maman, sans mentir. C’est tout. Eh bien ! Cela devient du jour au lendemain, passible de prison. Non, mais ! On marche sur la tête ! Mais en ce cas, on perd vite l’équilibre et on s’écroule. Merci de rester équilibrés, de rester des êtres humains.

 

pI8psUc-QSZOLrg2IG6v2JyyVE0Au forceps, on passe des lois infantiles, qui violent la conscience humaine, qui violeront psychologiquement des enfants, frustrés de leurs repères essentiels. Des lois immorales, tout en voulant moraliser la politique. On tente de vous empêcher de manifester, de parler, presque de penser, de réfléchir … Cela dans un pays qui se vante de sa démocratie, qui « cocorique » sur la liberté d’expression, se gargarise des droits de l’homme tout en bafouant les premiers droits des enfants : le droit à la vie, à la vérité, à la beauté, à l’amour. Mais à cette violence institutionnelle, vous répondez par la non-violence. Et pour sauver le simple bon sens, vous voilà prêts à l’objection de conscience. Héroïquement. Cet acte de liberté suprême, personne jamais ne pourra vous l’arracher. Ce que vous faites, le grand Gandhi en rêvait. Ainsi qu’Albert Einstein : « Ne fais rien contre ta conscience, même si c’est l’Etat qui te le demande. » C’est vous qui êtes justes, vrais, honnêtes. Non et non, on ne joue pas avec la vie d’un enfant. Oui, et oui, la Vie vaut la peine d’être défendue, protégée, aimée. A n’importe quel prix, car elle est sans prix. Eliminer en catimini un enfant dont le seul crime est de n’être pas aux normes ou copie-conforme à la commande : non plus, ça jamais ! Fabriquer des semi-orphelins qui ne connaîtront jamais leur géniteur et leur ascendance : non plus, ça jamais ! Et comment ne pas me sentir tout petit devant vous, les merveilleuses "mères-veilleuses", courageuses petites mamans qui veillez (dans le froid) des nuits entières simplement pour sauver d’avance ce mystère de la vie en son extrême fragilité, là où elle est la plus menacée, la plus méprisée : là où elle est la plus divine. Vous sentez comme personne le trésor sans prix d’un tout petit qu’on n’a pas le droit d’arracher à son premier berceau. Vos larmes de mères l’emporteront sur les armes de tout Etat totalitaire.      

 

A travers vous, c’est une génération neuve qui se lève, se soulève. Sur une pelouse, un trottoir, une place. N’es-tu pas l’ambassadeur de ton peuple, de ta famille, amis, camarades qui ne peuvent t’y rejoindre, du moins ce soir ? Heureuse, bienheureuse votre génération à qui il est donné de vivre une époque aussi passionnante, des événements aussi enthousiasmants, de poser des actes aussi percutants. Pour ainsi réveiller tout un peuple de sa léthargie, de son indifférence, de sa couardise : soyez bénis ! Pour secouer nos politiciens de leurs lâchetés, nos idéologues de leurs hypocrisie et nos dirigeants de leur autisme : soyez bénis ! Pour arracher les adultes à leur confort, à leur égocentrisme et donc à leur  morosité : soyez bénis ! Nous, adultes, puissions-nous être dignes de votre courage, de votre audace, de votre détermination. Etre à la hauteur de vos cœurs.  Puissions-nous ne pas vous décevoir mais plutôt nous laisser entraîner par votre juvénile enthousiasme et, boostés par vos audaces, nous battre courageusement pour que votre voix ne soit pas bâillonnée, votre joie surtout pas étouffée, que votre Espérance ne soit pas étranglée. Oui, pour que jamais, jamais, votre génération ne sombre dans notre indifférente lassitude. Non, vous ne lâcherez pas. Vous ne faiblirez pas. Vous ne renoncerez pas. Vous ne cèderez pas. N’ayez pas peur ! C’est vous déjà les grands vainqueurs. On ne maîtrise pas longtemps un peuple par la terreur intellectuelle. On ne construit pas indéfiniment une société sur des mensonges et tôt ou tard, elle s’écroule. Et la Vérité l’emportera sur les caricatures du menteur, la Vie sur les agressions de l’homicide. Vous êtes la fierté de votre génération, l’avenir de la France, de l’Europe, de l’humanité, les vrais prophètes de notre futur, de ceux qui font advenir l’aurore après avoir étoilé nos nuits. Soyez-en bénis à jamais !

              

Source – Blog du père Daniel-Ange

Publié dans : La Jeunesse de Dieu
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« (...) Ici, je ferai une digression à cause d’une de vos questions sur les principes que l’Eglise enseigne dans le domaine de la morale sexuelle (c’est la dix-septième). Vous exprimez votre préoccupation en voyant qu’ils sont difficiles, et que les jeunes pourraient, précisément pour cette raison, se détourner de l’Eglise. Je vous répondrai comme suit : si vous pensez à cette question de manière plus profonde, et si vous allez jusqu’au fond du problème, je vous assure que vous vous rendrez compte d’une seule chose : dans ce domaine, l’Eglise pose seulement les exigences qui sont étroitement liées à l’amour matrimonial et conjugal vrai, c’est-à-dire responsable (+++) (+++). Elle exige ce que requiert la dignité de la personne et l’ordre social communautaire fondamental. Je ne nie pas que ce ne soient des exigences. Mais c’est justement en cela que se trouve le point essentiel du problème : à savoir que l’homme se réalise lui-même seulement dans la mesure où il sait s’imposer des exigences à lui-même. Dans le cas contraire, il s’en va "tout triste", comme nous venons de le lire dans l’Evangile (cf : Matthieu 19, 16). La permissivité morale ne rend pas les hommes heureux. La société de consommation ne rend pas les hommes heureux. Elles ne l’ont jamais fait (...) ».



Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II, le 1er juin 1980, 
il y a tout juste 30 ans ! Message prophétique !
Publié dans : La Jeunesse de Dieu
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misericordejeanpaul « (…) L'Eglise doit professer et proclamer la Miséricorde Divine dans toute sa vérité, telle qu'elle nous est attestée par la révélation. (...) L'Eglise professe la Miséricorde de Dieu, l'Eglise en vit, dans sa vaste expérience de foi, et aussi dans son enseignement, en contemplant constamment le Christ, en se concentrant en Lui, sur sa vie et son Evangile, sur sa croix et sa résurrection, sur son mystère tout entier. Tout ce qui forme la « vision » du Christ dans la foi vive et dans l'enseignement de l'Eglise nous rapproche de la « vision du Père » dans la sainteté de Sa Miséricorde. L'Eglise semble professer et vénérer d'une manière particulière la Miséricorde de Dieu quand elle s'adresse au Cœur du Christ. En effet, nous approcher du Christ dans le mystère de son cœur nous permet de nous arrêter sur ce point - point central en un certain sens, et en même temps le plus accessible au plan humain - de la révélation de l'Amour Miséricordieux du Père, qui a constitué le contenu central de la mission messianique du Fils de l'homme. L'Eglise vit d'une vie authentique lorsqu'elle professe et proclame la Miséricorde, attribut le plus admirable du Créateur et du Rédempteur, et lorsqu'elle conduit les hommes aux sources de la Miséricorde du Sauveur, dont elle est la dépositaire et la dispensatrice. Dans ce cadre, la méditation constante de la parole de Dieu, et surtout la participation consciente et réfléchie à l'Eucharistie et au sacrement de pénitence ou de réconciliation, ont une grande signification. (…) C'est le sacrement de la pénitence ou de la réconciliation qui aplanit la route de chacun, même quand il est accablé par de lourdes fautes. Dans ce sacrement, tout homme peut expérimenter de manière unique la Miséricorde, c'est-à-dire l'amour qui est plus fort que le péché. L'Encyclique Redemptor Hominis a déjà abordé ce point; il conviendrait pourtant de revenir encore une fois sur ce thème fondamental. Parce que le péché existe dans ce monde que « Dieu a tant aimé qu'il a donné son Fils unique », Dieu qui « est amour » ne peut se révéler autrement que comme Miséricorde. Cela correspond non seulement à la vérité la plus profonde de cet amour qu'est Dieu, mais aussi à la vérité intérieure de l'homme et du monde qui est sa patrie temporaire. La Miséricorde, en tant que perfection du Dieu infini, est elle-même infinie. Infinie donc, et inépuisable, est la promptitude du Père à accueillir les fils prodigues qui reviennent à sa maison. Infinies sont aussi la promptitude et l'intensité du pardon qui jaillit continuellement de l'admirable valeur du Sacrifice du Fils. Aucun péché de l'homme ne peut prévaloir sur cette force ni la limiter. Du côté de l'homme, seul peut la limiter le manque de bonne volonté, le manque de promptitude dans la conversion et la pénitence, c'est-à-dire l'obstination continuelle qui s'oppose à la grâce et à la vérité, spécialement face au témoignage de la croix et de la résurrection du Christ. C'est pourquoi l'Eglise annonce la conversion et y appelle. (…) La connaissance authentique du Dieu de la Miséricorde, Dieu de l'amour bienveillant, est une force de conversion constante et inépuisable, non seulement comme acte intérieur d'un instant, mais aussi comme disposition permanente, comme état d'âme. Ceux qui arrivent à connaître Dieu ainsi, ceux qui le « voient » ainsi, ne peuvent pas vivre autrement qu'en se convertissant à lui continuellement. Ils vivent donc in statu conversionis, en état de conversion; et c'est cet état qui constitue la composante la plus profonde du pèlerinage de tout homme sur la terre in statu viatoris, en état de cheminement. Il est évident que l'Eglise professe la Miséricorde de Dieu révélée dans le Christ crucifié et ressuscité non seulement par les paroles de son enseignement, mais surtout par la pulsation la plus intense de la vie de tout le peuple de Dieu. Grâce à ce témoignage de vie, l'Eglise accomplit sa mission propre de peuple de Dieu, mission qui participe à la mission messianique du Christ lui-même et qui, en un certain sens, la continue. L'Eglise contemporaine est vivement consciente que c'est seulement sur la base de la miséricorde de Dieu qu'elle pourra réaliser les tâches qui découlent de l'enseignement du Concile Vatican II, et en premier lieu la tâche œcuménique consistant à unir tous ceux qui croient au Christ. En engageant de multiples efforts dans cette direction, l'Eglise reconnaît avec humilité que seul cet amour, plus puissant que la faiblesse des divisions humaines, peut réaliser définitivement cette unité que le Christ implorait de son Père, et que l'Esprit ne cesse d'implorer pour nous « avec des gémissements inexprimables » (…).

 

Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II - Extrait de l’Encyclique "Dives et Misericordia" (30/11/1980)

Publié dans : Divers
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Seigneur Jésus, apprenez-nous
À être généreux
À vous servir comme vous le méritez
À donner sans compter
À combattre sans souci des blessures
À travailler sans chercher le repos
À nous dépenser sans attendre d'autre récompense
Que celle de savoir que nous faisons votre sainte Volonté


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Publié dans : Prières / Suppliques
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Dans notre France néo-gallicane, on entend assez souvent des fidèles laïcs - surtout ceux qui sont les plus engagés dans leurs paroisses - et des prêtres se dire en colère. Selon eux, Benoît XVI serait en train de "revenir en arrière", ce qui signifie, dans leur bouche, qu'il serait un crypto-traditionaliste qui n'a qu'une seule chose en vue : confisquer les acquis du Concile. Mais la plupart de ces prêtres, évêques, théologiens et laïcs engagés - qui invoquent haut et fort Vatican II pour justifier le "tout et n’importe quoi" depuis plus de 40 ans - n'ont jamais lu les décrets conciliaires de leur vie ou, s'ils en ont survolé quelques paragraphes, ils les interprètent de travers selon une herméneutique de rupture (ayant eu l'esprit déformé par des sessions diocésaines de "formation") pour mieux soutenir leurs thèses hérétiques, leurs erreurs liturgiques, ou des styles de vie souvent éloignés de l'idéal catholique. Comme nous le rappelle Benoît XVI, « à certains de ceux qui se proclament comme de grands défenseurs du Concile, il doit aussi être rappelé que Vatican II renferme l’entière histoire doctrinale de l’Église. Celui qui veut obéir au Concile, doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l’arbre vit » (cf : Lettre aux évêques de l'Eglise catholique, le 10 mars 2009).

 

 

 

egliseespritsaintRelisons objectivement les décisions du Concile. Où est-il écrit que l'Eglise devrait devenir une "démocratie populaire" où chaque communauté locale pourrait à sa convenance, selon l'époque ou l'humeur des sondages, décider en matière de foi, de morale, de doctrine, de liturgie ou de discipline ecclésiale ?
 Où est-il écrit que la confession individuelle devrait être remplacée par l'absolution collective ? 
Où est-il écrit qu'il faudrait maintenant accepter le sacerdoce ministériel des femmes et le mariage des prêtres ? Où est-il écrit que la pratique dominicale (sanctification du jour du Seigneur) ne serait plus une grave obligation sous peine de péché mortel (CEC N°2181) ? Où est-il écrit que les divorcés-remariés, le concubinage, le Pacs, l'avortement, la contraception, les relations sexuelles avant le mariage, etc... seraient aujourd'hui des "valeurs nouvelles" et non plus des péchés dont il faut se sortir ou éviter ? 
Où est-il écrit que l'idéologie empoisonnée du relativisme (+) (+) (+) (+) (+) devrait maintenant être la base de l'enseignement dans l'Eglise catholique ?
 Où est-il écrit que le Souverain Pontife ne serait plus infaillible en matière de doctrine, de morale et de foi ?
 Où est-il écrit qu'il faudrait - comme le font actuellement les modernistes - réinterpréter et "démythologiser" la Bible (cf : Bultmann) pour la rendre acceptable au monde moderne ? Où est-il écrit que les Saintes Ecritures ne seraient plus inspirées de Dieu (cf : DV N°11) ?

 Où est-il écrit que le Diable, le Purgatoire et l'Enfer n'existeraient plus... et qu' "on ira tous au Paradis" (dixit Polnareff) ? Où est-il écrit que le dogme du Péché Originel par monogénisme historique (et ses conséquences dramatiques sur l'homme et la création) ne tiendrait plus ? 
Où est-il écrit qu'il conviendrait de mettre toutes les religions sur un pied d'égalité ? Où est-il écrit que la Sainte Messe serait davantage un repas entre amis que l'unique, véritable et définitif Yom Kippour par la perpétuelle offrande non-sanglante au Père du Saint-Sacrifice expiatoire, impétratoire, satisfactoire, propitiatoire, eucharistique et latreutique de l'Agneau Immolé sur le Calvaire ? Où est-il écrit que Jésus-Christ, véritable et éternel Grand-Prêtre selon l'ordre du Roi Melchisédech, ne serait plus l'Unique Sauveur et l'Unique Médiateur de l'humanité ? Où est-il écrit que le dogme de la Très Sainte Transubstantation n'existerait plus ? 
Où est-il écrit que le Saint-Sacrifice de la Messe devrait être considéré comme un simple "mémorial" au sens protestant du terme ? Où est-il écrit qu'il faudrait maintenant dénigrer et même abolir les élans de piété populaire comme les processions, les adorations, les neuvaines, le chapelet ? Où est-il écrit que la Loi Morale Naturelle, Immuable et Universelle n'existerait plus ? Où est-il écrit que l'existence de notre Ange Gardien serait maintenant un "conte pour enfant" ? Où est-il écrit que le dogme de la Communion des Saints (Ecclesia Triumphans) ne serait plus une vérité de foi ? Où est-il écrit que les péchés mortels, les peines temporelles mais aussi les indulgences de l'Eglise seraient de vieilles "fadaises vaticanes" ? Où est-il écrit qu'il n'y aurait plus de rapport fondamental entre la Foi et la Raison ? Où est-il écrit que l'apocatastase, l'annihilationisme, l'indifférentisme, le quiétisme ou bien encore le latitudinarisme ne seraient plus des doctrines fermement condamnées par l'Eglise ?
 Où est-il écrit que les Miracles, la Transfiguration, la Mort, la Résurrection et l'Ascension de Notre Seigneur ne seraient plus des faits historiquement et réellement constatés par les Apôtres ? Où est-il écrit que le Credo de notre Foi Catholique serait maintenant "dépassé" par les dernières inventions des EAP locales ? Où est-il écrit que la Personne Divine du Fils ne serait plus l'Unique Engendrée du Père (unigenitus) et donc une Personne éternellement incréée (increatus) ? Où est-il écrit qu'Elle ne serait plus aussi consubstantialis, coaequalis, coadoratur, conglorificatur et coaeternus au Père et à l'Esprit ? Où est-il écrit que Jésus-Christ, le Logos-Dieu-Verbe incarné dans l'histoire, ne serait plus une Personne exclusivement Divine, la Deuxième de la Très Sainte et Adorable Trinité, Unique Vrai Dieu perfectus, plenus et totus, et seul ipsum Esse subsistens ? Où est-il écrit que cette même et Unique Personne Divine ne se serait plus historiquement et volontairement incarnée pour notre salut en deux natures unies hypostatiquement de leurs propriétés (idioma) naturelles restées infiniment différentes, sans confusion, sans changement, sans division, sans séparation... et bien évidemment dotée d'une âme raisonnable (anima), d'une intelligence (intellectus), d'un esprit (sensus), d'un corps (corpus) et d'une chair humaine (caro), excepté le moindre péché (en état ou en acte), dans le corps virginal de Sa Très Sainte Mère (Theotokos), l'Immaculée Conception ? Où est-il écrit que Marie ne serait plus perpétuellement vierge ? Où est-il écrit que l'acte de Sa Sainte et Virginale Maternité ne se serait plus passé d'une manière exclusivement divine et sans douleur ? Où est-il écrit que la Substance Divine du Fils, éternellement engendrée du Père, ne serait plus impassible (impassibilis), immuable (immutabilis) et immortelle (immortalis) ? Où est-il écrit que la Personne Divine du Fils qui s'est incarnée dans l'histoire ne serait plus dotée de deux volontés et opérations naturelles, la volonté et opération humaine se soumettant toujours à la Volonté et Opération Divine ? Où est-il écrit que les Conférences épiscopales auraient maintenant droit à une quelconque "autorité doctrinale" pour relativiser ou gallicaniser les directives romaines ? Où est-il écrit que la conscience individuelle devrait maintenant toujours "primer" sur l'enseignement officiel de l'Eglise ? Où est-il écrit que cette même conscience serait devenue une instance "autonome" voire créatrice de "valeurs" ? Où est-il écrit que la liberté religieuse authentiquement interprétée serait maintenant synonyme de "relativisme" ou d'une incapacité de l'homme moderne pour trouver son salut dans la Vérité du Christ exclusivement incarnée dans Son Eglise ? Où est-il écrit que l'évangélisation des non-catholiques ne serait plus une urgente obligation (cf : 1 Cor 9, 16) pour leur salut éternel... car "hors de l'Eglise, point de Salut" ? Où est-il écrit que l'Unique Eglise du Christ, l'Epouse Immaculée du Seigneur, ne subsisterait plus en soi (subsistit in) comme unique sujet dans la seule Sainte Eglise catholique, Mère et Maîtresse de toutes les Eglises ? Où est-il écrit que cette dernière ne conserverait plus - complètement et éternellement - l'essence inviolée du dépôt de la foi (depositum fidei) pour le salut des âmes ? Où est-il écrit qu'elle ne serait plus par nature exclusivement missionnaire ? Où est-il écrit qu'elle ne serait plus aussi - par substitution - la Nouvelle Israël, la Nouvelle Jérusalem, le Nouveau Peuple bien-aimé de Dieu ? Où est-il écrit que les Jugements Particulier (à notre mort) et Général (à la fin du monde) n'auront plus lieu ? Où est-il écrit que la Résurrection de notre chair actuelle (pour l'Enfer ou le Paradis) ne se produira plus ? Où est-il écrit que les hommes ne rendront plus compte de leurs actes via la Rétribution Divine tout de suite après leur mort ? Où est-il écrit que la soutane serait maintenant interdite ? Où est-il écrit que la Messe en latin, le chant grégorien, la beauté, la dignité mais aussi l'orientation théocentrique (versus Deum per Iesum Christum) et eschatologique devaient être proscrits ou du moins très fortement déconseillés ? Où est-il écrit qu'il fallait supprimer les chorales grégoriennes (SC N°116) et populaires (SC N°118) sous prétexte de "participation active" ? Où est-il écrit que la communion des fidèles à genoux et sur la langue ne devrait plus être favorisée ? Où est-il écrit qu'il fallait liquider les agenouilloirs, les bancs de communion, les confessionnaux, les chandeliers, les crucifix, l'encens, les chasubles, les surplis, les soutanelles et les statues dans les églises... comme cela s'est réalisé pendant la terrible crise iconoclaste des années 70 ?
 Où est-il écrit que Vatican II serait, pour l'Eglise, "un nouveau commencement" qui aurait systématiquement aboli toutes les décisions des nombreux conciles qui l'ont précédé ? Où est-il écrit que Vatican II devait être appliqué (avec sa restauration liturgique qui l'accompagne) selon une herméneutique de rupture ?

 

Il y a, dans l'Eglise, depuis bientôt un demi-siècle, des fidèles qui n'ont que le mot "concile" à la bouche; ils ont appris à ne s'en servir que pour mieux truquer, saboter et massacrer les enseignements de ce Concile dont ils se réclament et dont ils se disent les hérauts. Ces fidèles-là (au nombre desquels se trouvent, en France, quelques évêques, théologiens, exégètes, liturgistes et moralistes influents) ont oeuvré pour constituer une Eglise multiforme dans l'Unique Eglise du Seigneur : sous couvert de "pluralisme", de "tolérance", de "participation active" et de "Konzilgeist", ils ont favorisé un éclatement des communautés ecclésiales et ils ont poussé à une anarchie doctrinale, pastorale et liturgique dont ils ont profité pour former des réseaux qui se sont infiltrés dans les structures diocésaines et paroissiales. Ces réseaux oeuvrent depuis Vatican II pour proposer de faire vivre des lieux alternatifs et transgressifs qui permettront d'inventer un autre visage d'Eglise, une autre théologie et une autre manière de penser le christianisme.
 On assiste ainsi au remplacement de l'Eglise catholique par une sorte de communauté démocratique, molle, simplement "spiritualiste" au sens le plus large du terme. Ce n'est plus qu'une Eglise fantoche.
 Des forces menacent l'Eglise de l'intérieur, et Benoît XVI le sait mieux que quiconque. Il l'a dit clairement au début de son pontificat : « Priez pour moi, afin que je ne me dérobe pas, par peur, devant les loups ». (Homélie du 24.4.2005). Voilà pourquoi le Saint-Père ne cesse de nous rappeler avec gravité et insistance qu'il nous faut relire et comprendre les textes conciliaires à la seule lumière de la Tradition, et enfin appliquer Vatican II sans chercher ni à déformer ni à critiquer son enseignement authentique. « Afin de ne nous écarter en rien de la Vérité, nous devons toujours être disposés à croire (…) qu'entre Jésus-Christ, notre Seigneur, qui est l'Époux, et l'Église, qui est son Épouse, il n'y a qu'un même Esprit qui nous gouverne et nous dirige pour le salut de nos âmes, et que c'est par le même Esprit et le même Seigneur qui donna les dix commandements qu'est dirigée et gouvernée notre Mère la Sainte Église » (Saint Ignace de Loyola). « De Jésus-Christ et de l'Eglise, il m'est avis que c'est tout un » (Sainte Jehanne d'Arc).

Publié dans : LE CONCILE VATICAN II
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Père Daniel-Ange aux JMJ de Madrid : « Vous les filles, voulez-vous vraiment être ce que vous êtes : des femmes ? Grandir dans votre grâce spécifiquement féminine ? » - « Et vous, les garçons, voulez-vous vraiment être ce que vous êtes, des hommes et grandir dans votre grâce spécifiquement masculine ? » A chaque question, fusent des "oui" stridents. Pourquoi, mais pourquoi donc des questions aussi bêtes ? Et dont la réponse est aussi évidente ? (…) Car ça y est, ça débarque en Europe. Et par la grande porte ! Tenez-vous bien. Accrochez-vos ceintures : l'homme et la femme, figurez-vous, ça n'existe plus ! (…) Cette première timide percée officielle [du gender, NDLR] dans nos écoles, nous stupéfie. Mais cela fait plus de 20 ans que les tenants de cette théorie ont commencé à conquérir le monde sous des dehors soft. En fait, il s'agit d'une véritable opération internationale, calculée, orchestrée, programmée et visant à conquérir la planète, comme tous les totalitarismes et se voulant définitive. Cela fait partie intégrante du nouvel ordre mondial. Mais comme cela peut heurter les mentalités arriérées, dans un premier temps, on y va cool, sans coup férir. D'où l'effet surprise chez nous.. où ils comptaient passer à notre insu par simples insinuations :




JMJ2011(…) On inocule le virus dans le cerveau encore mou de nos ados. Vrai matraquage de cervelle. Mais bon sang, pour qui les prend-on nos lycéens ? Pour des cobayes ? Croit-on vraiment qu'ils vont gober ces vipères sans réagir ? (…) En attendant, te voilà ridiculisé, marginalisé comme un être bizarre. C'est la nouvelle exclusion. Et si un ado courageusement ose contredire, ou simplement manifester son désaccord : éjecté ! Voyons donc : c'est contre le ministre de l'Education nationale qui a approuvé ce manuel, contre le Président de la République qui tacitement a consenti, donc contre la nation, contre le peuple. Ah ! si seulement la guillotine ou Cayenne existaient encore ! Ceux qui osent s'opposer à la révolution sexuelle et génétique sont ipso facto hors-la-loi. Le peuple n'a pas été consulté, mais cela ne fait rien, ils sont contre le peuple. Et cette race de cathos, c'est les chouans réincarnés. Bons pour la boucherie. Enfants et femmes compris… On croyait les universitaires et les lycéens en 1ère seuls visés. On se disait : finalement, ils auront assez de sens critique pour réagir. Mais voici que le primaire est du même coup atteint. En Belgique, Canada, USA, Australie, on matraque les enfants avec ces "genders", leur donnant pleine liberté de choisir. Même insinuation à travers, entre autres, le DVD : le baiser de la lune. Subtile vulgarisation, sinon perverse initiation aux rapports homos. Oui, voilà nos enfants une fois de plus, cibles des destructeurs d'humanité. Je pose la question tabou : n'est-ce pas de l'ordre du viol psy de mineurs ? (…) A Madrid, ce soir-là, j'ai dû continuer : « Rebellez-vous contre la corruption, l'égoïsme, l'orgueil, l'impureté, le mensonge, la jalousie, l'injustice ! Entrez en résistance ! Soyez indignés ! ». A vous d'être le fer de lance de la rébellion de la Vérité, de l'Amour, de la Vie contre tout ce qui peut les pervertir les détruire ou simplement y nuire. Ne vous laissez pas embobiner, rouler dans la farine, manipuler. Soyez intelligents ! Perspicaces ! Exercez cet esprit critique, qu'on encourage dans les autres domaines. Réfléchissez ! Pensez par vous-mêmes ! N'hésitez pas à exprimer votre opinion-perso. Courageusement. Calmement. Pacifiquement. Discutez. Argumentez. Suscitez un sain débat. Exigez qu'on vous écoute. Qu'on vous respecte surtout. Si un enseignant t'insulte, te méprise, te ridiculise devant la classe, te descend en flèche, réfères-en au directeur de l'établissement. Quitte à être fiché, stigmatisé. N'est-ce pas une forme de martyr ? A vous alors toute la Gloire de Dieu, la fierté de l'Eglise, la joie de Jésus ! Si on te force à écrire ton soi-disant "gender" sur un formulaire d'administration (quel qu'il soit), fût-ce (bientôt) le passeport, refuse net ! Tu écris : homme ou femme. Basta ! Surtout, la plus efficace des résistances, est celle de ton comportement, attitude, manière d'être. Sois fier et heureux d'être garçon si tu l'es, d'être fille si tu l'es. Cela tout simplement, joyeusement, paisiblement. Récuse cette angoissante crise identitaire que secrète la société. Tu es homme : grandis dans ta grâce spécifique masculine, père et époux dans la plénitude du terme. Tu es femme : épanouis-toi dans ta beauté spécifique féminine. Pour être un jour pleinement épouse et mère, fière et heureuse. Récuse les modèles ambiants. Rejette les canons imposés, l'idolâtrie des marques, la tyrannie des modes. Alors, vous serez dignes de vos jeunes frères, rejetés socialement, brimés, persécutés pour leur foi en tant de pays, ou réfugiés à tout jamais loin de leur terre ancestrale. Leur seul crime ? Aimer une certaine Personne, nommée Jésus. Voici juste 20 ans, à la JMJ de Czestochowa, la toute première où enfin les jeunes de l'Est pouvaient rejoindre leurs frères de l'Ouest, après 50 ans de dramatique séparation – Jean-Paul II, en substance : « Jeunes de l'Occident, je vous donne en exemple vos frères de l'Est qui ont tant souffert pour leur foi. Maintenant à votre tour… ». Et à l'avant dernière JMJ en Espagne, à Compostelle, un journaliste lui pose la question : « Qu'êtes-vous venu faire ici ? » Réponse du tac au tac : « Je suis venu saluer les martyrs du 3ème millénaire. » Il ne croyait pas si bien dire. Ce courage vous en êtes totalement capables. Vous êtes bien plus forts qu'on vous le dit, bien plus intelligents que vous le pensez. On a trop minimisé vos capacités de résistance. Trop anesthésié votre sens inné de la vérité, trop souillé votre instinct de la beauté. Vous serez alors dignes des héroïques jeunes résistants – tel le capitaine Tom Morel - qui ont refusé que leur pays soit réduit en esclavage. Ils ont combattu, pour cette liberté que vous connaissez maintenant. Pour combien de temps encore ? Ils ont payé le prix fort. Ils sont les grands vainqueurs. L'enjeu alors : refuser l'idéologie totalitaire déshumanisant l'homme. Aujourd'hui est ce tellement différent, avec cette imposition de la pensée unique politiquement correcte ?

 

Le "gender", ce n'est qu'une mode qui vite passera (comme Halloween), car on ne peut longtemps construire un Etat sur des mensonges. Toutes les idéologies se sont écroulées, les unes après les autres. Mais grâce aux résistants, aux martyrs, aux non-conformistes. Erreurs et mensonges : tous passeront : la Parole de Dieu demeure, Son Eglise traverse les siècles et la barque de Pierre tempêtes et orages. Avant qu'il ne soit trop tard et pour qu'il ne soit pas trop tard. Oui, réagissons. Redressons-nous ! Résistons ! Avant que nos révoltes ne déclenchent la révolte de Dieu contre ce qui détruit sa tant aimée humanité. Avant que nos colères d'ados gâtés, ne provoquent sa Colère de Père rejeté. En tout cas, moi je suis indigné, révolté, écœuré. Il m'arrive d'en être réveillé la nuit. Quand l'enfant dans son innocence, l'ado dans sa fragilité, le jeune dans sa vulnérabilité sont ainsi trompés, quand on leur ment, quand on leur vend de la nourriture empoisonnée, comment dormir tranquille ? Avec tant et tant de parents, d'éducateurs, je n'en puis plus de voir tant de jeunes déjà abîmés, blessés, traumatisés, ou simplement déstabilisés, désorientés, déroutés (sur le bas-côté de la route ou dans le ravin). Et que tout semble fait pour qu'ils le soient encore davantage. Je crie : non et non ! Stop à la destruction ! Arrêtez de tirer ! Détruisez vos obus, désamorcez vos grenades ! Ils ont déjà fait assez de dégâts. Tous ce gâchis, ne suffit-il pas ? Pourquoi ? Mais pourquoi donc cet acharnement à détruire la famille par tous les moyens ? Veut-on vraiment créer des sociétés saccagées par la délinquance, la violence, le crime ? N'y a-t-il déjà pas assez de familles en ruines, d'enfants et d'ados désespérés parce que non-aimés et dont la violence est le seul cri ? N'avez-vous donc pas d'enfant à vous pour que vous massacriez ceux des autres ? N'avez-vous donc jamais rêvé d'une famille unie, d'une épouse fidèle, pour bombarder ainsi nos familles ? Arrêtez ! Convertissez-vous ! (…).

 

 

Extrait d’un article du Père Daniel-Ange (Fondateur de Jeunesse-Lumière)

Le 29 septembre 2011, Fêtes des Saints Archanges (cf : Texte intégral)

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« Tous, vous cherchez la Vérité et vous voulez en vivre ! Cette Vérité, c’est le Christ. Il est le seul Chemin, l'unique Vérité et la vraie Vie. […] Confiez-vous à l'Esprit Saint pour découvrir le Christ. L'Esprit est le guide nécessaire de la prière, l'âme de notre espérance et la source de la vraie joie. […] Vous êtes à l'âge de la générosité. Il est urgent de parler du Christ autour de vous, à vos familles et à vos amis, sur vos lieux d'études, de travail ou de loisirs. N'ayez pas peur ! Ayez « le courage de vivre l'évangile et l'audace de le proclamer » (Message aux jeunes du Monde, 20 juillet 2007). Pour cela, je vous encourage à avoir les mots qu'il faut pour annoncer Dieu autour de vous, appuyant votre témoignage sur la force de l'Esprit demandé dans la prière. Portez la Bonne Nouvelle aux jeunes de votre âge et aussi aux autres [...] L'Eglise vous fait confiance, je tiens à vous le dire ! »


 




Lien : Discours intégral de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI aux jeunes

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Dans une société qui cherche à nous imposer de garder notre foi uniquement dans la sphère privée, il est difficile de rester des chrétiens responsables. La dérive morale à laquelle nous assistons depuis quelques décennies rend parfaitement irresponsables l'homme et la femme du XXIème siècle. Sous prétexte de "liberté", on fait sauter l'ensemble des repères qui structurent l'individu, la société, l'humanité. A l'adolescent, on laisse sous entendre qu'il a une "liberté" sexuelle, qu'il doit se faire ses propres expériences. On lui présente la contraception (cf : Non à la contraception...) comme étant l'outil indispensable de son développement pour ensuite devenir un adulte accompli. En fait, on ne fait que le déresponsabiliser. Il ne perçoit plus la gravité et la grandeur de la sexualité humaine. Elle devient un outil de plaisir égoïste. De plus, du point de vue de son développement affectif, cette "liberté" est destructrice. Dans la revue "Balise", que les Scouts d'Europe ont peut-être vu passer, un excellent article du Père Manaranche s'intitulait "accordez vos violons". Il insistait sur l'importance de la chasteté avant le mariage et ce, en particulier pour des fiancés. Et il comparait le jeune couple en formation à un orchestre. Le mariage étant le concert, les fiançailles sont le moment où l'on accorde les instruments. Pour accorder les instruments d'un orchestre symphonique, on commence par ceux qui font moins de bruit, puis on monte en puissance peu à peu pour finir par les cuivres qui a eux seuls peuvent couvrir le reste et les empêcher de s'accorder s'ils ne l'on pas fait avant. Et bien au sein du couple, la sexualité c'est les cuivres, et s'il on n’a pas accordé le reste avant, cela risque d'être plus difficile ensuite.



 

Chez les jeunes, il en est de même. L'adolescence est la période difficile par excellence, mais aussi la période primordiale de la vie du futur adulte. On se découvre et l'on ne doit pas hypothéquer tout cela en grillant les étapes. Un adolescent responsable fera un adulte responsable. Si le Christ a tenu à ce que l'union de l'homme et de la femme soit consacrée par un sacrement ce n'est certainement pas par hasard. Il a tenu à sacraliser l'union d'un homme et d'une femme, en lui donnant comme finalité la transmission de la vie, la fondation d'une famille, et la sanctification des époux. Mais ce doit être un acte responsable, d'adultes responsables (cf : +). Actuellement, on nous laisse croire que toute union est légitime, qu'aucune union n'est définitive. Finalement, mariage et assimilés deviennent des contrats de bail renouvelable ou non. Et pour couronner le tout, on permet même à ceux qui auraient fait "erreur" de détruire l'éventuel fruit de cette union. En définitive, on nous inculque le fait que toute situation est réversible et que sous prétexte de "liberté", on ne doit jamais se sentir lié à vie. Et l'on voit bien où cela nous mène. Cette perte de repères fait les choux gras des psychologues et autres psychiatres qui voient défiler des dépressifs en tous genres.



 

La morale chrétienne n'est pas un ensemble de règles posées arbitrairement, mais un ensemble de balises laissées par un Père qui nous aime. L'Evangile, les Sacrements, l'exemple du Christ, de la Vierge et des saints sont autant de repères destinés à nous structurer. Suivre le Christ, c'est être responsable. Ce n'est certainement pas la voie la plus simple, mais c'est la seule qui nous rendra heureux. Elle est adaptée à tous, et est la seule qui nous rendra libres.

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« (…) Le rapport entre la foi et la morale resplendit de tout son éclat dans le respect inconditionnel dû aux exigences absolues de la dignité personnelle de tout homme, exigences soutenues par les normes morales interdisant sans exception tous les actes intrinsèquement (+) mauvais. L'universalité et l'immutabilité de la norme morale manifestent et protègent en même temps la dignité personnelle, c'est-à-dire l'inviolabilité de l'homme sur qui brille la splendeur de Dieu (cf. Gn 9, 5-6). Le fait du martyre chrétien, qui a toujours accompagné et accompagne encore la vie de l'Eglise, confirme de manière particulièrement éloquente le caractère inacceptable des théories éthiques, qui nient l'existence de normes morales déterminées et valables sans exception. (…) L'Eglise propose l'exemple de nombreux saints et saintes qui ont rendu témoignage à la vérité morale et l'ont défendue jusqu'au martyre, préférant la mort à un seul péché mortel. En les élevant aux honneurs des autels, l'Eglise a canonisé leur témoignage et déclaré vrai leur jugement, selon lequel l'amour de Dieu implique obligatoirement le respect de ses commandements, même dans les circonstances les plus graves, et le refus de les transgresser, même dans l'intention de sauver sa propre vie. (…) Le martyre est signe éclatant de la sainteté de l'Eglise : la fidélité à la Loi sainte de Dieu, à laquelle il est rendu témoignage au prix de la mort, est une proclamation solennelle et un engagement missionnaire usque ad sanguinem pour que la splendeur de la vérité morale ne soit pas obscurcie dans les moeurs et les mentalités des personnes et de la société. Un tel témoignage a une valeur extraordinaire en ce qu'il contribue, non seulement dans la société civile, mais aussi à l'intérieur des communautés ecclésiales elles-mêmes, à éviter que l'on ne sombre dans la crise la plus dangereuse qui puisse affecter l'homme : la confusion du bien et du mal qui rend impossible d'établir et de maintenir l'ordre moral des individus et des communautés. Les martyrs et, plus généralement, tous les saints de l'Eglise, par l'exemple éloquent et attirant d'une vie totalement transfigurée par la splendeur de la vérité morale, éclairent toutes les époques de l'histoire en y réveillant le sens moral. Rendant un témoignage sans réserve au bien, ils sont un vivant reproche pour ceux qui transgressent la loi (cf. Sg 2, 12) et ils donnent une constante actualité aux paroles du prophète : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres, qui font de l'amer le doux et du doux l'amer » (Is 5, 20). Si le martyre représente le sommet du témoignage rendu à la vérité morale, auquel relativement peu de personnes sont appelées, il n'en existe pas moins un témoignage cohérent que tous les chrétiens doivent être prêts à rendre chaque jour, même au prix de souffrances et de durs sacrifices. En effet, face aux nombreuses difficultés que la fidélité à l'ordre moral peut faire affronter même dans les circonstances les plus ordinaires, le chrétien est appelé, avec la grâce de Dieu implorée dans la prière, à un engagement parfois héroïque, soutenu par la vertu de force par laquelle — ainsi que l'enseigne saint Grégoire le Grand — il peut aller jusqu'à « aimer les difficultés de ce monde en vue des récompenses éternelles. (...) »

 

Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II - Extrait de l'Encyclique Veritatis Splendor, N°90 à 93

Publié dans : Philosophie / Foi et Raison
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