La question de la “participatio actuosa” dont parle le concile Vatican II est au cœur de la crise de la liturgie. Alors que le Concile entendait, à la suite des enseignements de Saint Pie X et dans le sillage du mouvement liturgique, favoriser une plus grande participation “effective” des fidèles aux célébrations, les clercs progressistes, les auto-proclamés “experts en pastorale liturgique” ont, sur le terrain, donné une interprétation radicalement différente, pour ne pas dire opposée, de cette saine notion.

 


A la notion d’ “effectivité” de la participation des fidèles (“participatio actuosa”, dit le Concile), ils ont substitué la notion d’ “activité” (“participatio activa” n’existe nulle part dans les textes conciliaires) : dès lors, il ne s’agissait plus de comprendre de l’intérieur et d’être spirituellement présent et “connecté” au Mystère qui s’opère, mais de s’agiter, d’intervenir constamment, de perturber le bon déroulement de la liturgie, bref, de “faire” quelque chose.

 


Faire : l’irruption de cette notion dans la mentalité liturgique moderne porte en elle-même le germe d’une rupture fondamentale avec l’esprit traditionnel et authentique de la liturgie. Dans cet esprit, en effet, il s’agit moins, avant tout, de “faire” que “d’être”. On “est” d’abord prêtre, diacre, acolyte, chantre ou fidèle... et c’est seulement à partir de ces natures, différentes et complémentaires à la fois, natures se déclinant en rôles liturgiques différents, que se déduit ce qu’il faut “faire”.

 


“Dans les célébrations liturgiques, chacun, ministre ou fidèle, en s’acquittant de sa fonction, fera seulement et totalement ce qui lui revient en vertu de la nature de la chose et des normes liturgiques”, dit le Concile. La “nature de la chose” et par conséquent l’ “être du fidèle” prime sur le “faire” et le commande.
 

 

Il faut le redire : la question de l’être prime sur celle de la nécessité d’être actif ; les actes posés au cours de la liturgie par les membres de la communauté ecclésiale ne peuvent être déterminés que par ce que “sont” les uns et les autres. Que d’abus, que de confusions auraient pu être évitées en matière liturgique comme dans d’autres domaines si ce principe fondamental, cette hiérarchisation des valeurs avait été respectée !

 


En 1940 dans son ouvrage “L’Etrange défaite”, l’historien Marc Bloch écrivait : “Pour que s’accomplisse la réforme intellectuelle et morale de ce peuple, la première chose qu’il faudra rapprendre sera le vieil axiome de la logique classique : A est A, B est B, A n’est point B.” Une phrase que notre clergé et nos “laïcs en responsabilité” auraient tout intérêt à longuement méditer...

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