La question de l’orientation liturgique (la célébration “versus orientem”) est l’un des nombreux thèmes sur lesquels les démolisseurs de la liturgie expriment d’invraisemblables contradictions. D’un côté, ils affirment l’importance de la dimension communautaire de la liturgie, mais ne se rendent pas compte que, justement, la “célébration face au peuple” qu’ils considèrent comme devant être la norme introduit une coupure entre le célébrant et l’assemblée, puisque ce dernier, en plus de n’être pas tourné dans la même direction que la “communauté” des fidèles, est désormais séparé de ces derniers par l’autel. D’un côté, il veulent réhabiliter la place de l’Ecriture sainte dans la liturgie, ce qui est effectivement louable, mais d’un autre côté, ils ne semblent pas se rendre compte que, justement, la célébration dite “face au peuple” est une invention récente (postconciliaire) sans ancrage dans la Bible. Au contraire, la célébration tournée vers l'Orient plonge ses racines dans de nombreux passages de l’Ecriture.

 

 

La liturgie de la fête de l’Ascension que nous venons de célébrer en est un exemple parlant : le texte de l’antienne de Communion, tiré des psaumes, nous rappelle en effet l’importance de ce point cardinal : “Psallite Domino, qui ascendit super caelos caelorum ad Orientem, alleluia.” (Chantez des hymnes au Seigneur, qui monte vers l’Orient jusqu’au plus haut des cieux, alleluia. (Ps. 67, 33-34). La célébration “ad orientem” exprime ainsi la communion de l’Église célébrante dans l’espérance eschatologique du retour du Christ ressuscité dans la gloire, retour symbolisé par le soleil levant, qui chaque matin apparaît toujours à l’Est : “Comme l’éclair, en effet, part de l’Orient et brille jusqu’en Occident, ainsi en sera-t-il de l’avènement du Fils de l’homme.” (Matthieu 24, 15-35).

 


Monté au ciel symboliquement “vers l’Orient”, puis selon la même symbolique, devant revenir de l’Orient pour briller jusqu’en Occident, c’est donc vers le Levant que doit s’orienter - au sens propre du terme - la prière des chrétiens. Cette pratique fut celle de l’Église universelle pendant vingt siècles et continue d’être vécue par toutes les Eglises orientales. Alors que la célébration face au peuple enferme la communauté sur elle-même et inaugure une autocélébration nombriliste (comme l’expriment ces chants plus ou moins socialo-marxisants typiques des années 1970 glorifiant bien plus le “Peuple de Dieu” que Dieu lui-même), la célébration orientée, c’est à dire tournée vers l’Orient liturgique, en plus d’intégrer le Cosmos dans l’acte rituel, permet à la communauté célébrante comme nous le rappelle l’Ecriture de s’ouvrir sur la transcendance divine dans l’espérance chrétienne du retour final du Sauveur.

 


Dans cette optique, on comprend donc mal au nom de quoi la célébration orientée devrait continuer d’être frappée de cet sorte d’interdit, comme elle l’est actuellement dans tous les diocèses de France ; tout pasteur attaché à enraciner toujours plus la liturgie dans ses sources scripturaires et bibliques, tout en la rendant toujours plus priante et signifiante ne peut donc que s’attacher à remettre à l’honneur cette pratique en bien des endroits oubliée. (1)

 

 

(1) Les indications du Missel romain actuel montrent très clairement que la liturgie

restaurée à la suite de Vatican II est normalement célébrée “versus orientem”.

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