« Pas plus qu’un homme, une chrétienté ne se nourrit de confitures. Le bon Dieu n’a pas écrit que nous étions le miel de la terre, mon garçon, mais le sel. Or, notre pauvre monde ressemble au vieux père Job sur son fumier, plein de plaies et d’ulcères. Du sel sur une peau à vif, ça brûle. Mais ça empêche aussi de pourrir ! (…) Un vrai prêtre n’est jamais aimé, retiens ça. Et veux-tu que je te dise ? L’Église s’en moque que vous soyez aimés, mon garçon. Soyez d’abord respectés, obéis. L’Église a besoin d’ordre. Faites de l’ordre à longueur du jour. Faites de l’ordre en pensant que le désordre va l’emporter encore le lendemain parce qu’il est justement dans l’ordre, hélas ! que la nuit fiche en l’air votre travail de la veille – la nuit appartient au diable » (Georges BERNANOS, « Journal d’un curé de campagne », 1936).

 

 

 

 

 

 

I - RÉVEILLER LES CONSCIENCES OBSCURCIES PAR LE PÉCHÉ :

 

 

Dans l’Église actuelle, sous prétexte d’une fausse charité, de bien-pensance et de "pastoralement correct", on cherche tellement à éviter les conflits qu’on met de côté les dogmes qui pourtant sont l’expression des vérités de la foi. On ne garde que ce qui est gentil, agréable, consensuel, qui ne risque surtout pas de poser un problème. Par peur ou indifférence coupable, on refuse de "réveiller" les baptisés parfois endormis dans leur foi ; on refuse de remettre en cause avec toute la douceur nécessaire (Galates VI, 1) les nombreuses consciences obscurcies par le péché. Par respect humain, on déconnecte volontairement la Miséricorde (pastorale) de la Vérité (doctrinale). « Qui s'aveugle volontairement sur le prochain sous-prétexte de charité ne fait souvent rien autre chose que de briser le miroir afin de ne pas se voir dedans. Car l'infirmité de notre nature veut que ce soit d'abord en autrui que nous découvrions nos propres misères. Prenez garde de vous laisser gagner par je ne sais quelle bienveillance niaise qui amollit le cœur et fausse l'esprit » (cf : Prieure à Blanche de la Force, Dialogues des carmélites, Bernanos). Relativiser la Vérité Salvatrice sous le fallacieux prétexte d'une fausse charité est malheureusement monnaie courante aujourd'hui. Peut-on laisser une âme s'encrasser dans la boue du péché via une "charité" qui ferme les yeux sur son salut éternel ? Non ! ...car nous sommes tous gardiens de nos frères (Genèse IV, 9).

 

 

En plein Jubilé de la Miséricorde, on rappelle bien volontiers – et c’est fort bien ! – que Jésus n’a pas « condamné » la femme adultère tout en oubliant de mentionner la fin de sa phrase : « ne pèche plus » (Jean VIII, 11). La conversion des pécheurs a complètement été "dynamitée" par une molle charité quiétiste, bisounours, mielleuse, dévirilisée, gnangnan. Le relativisme dialoguiste tendant à faire croire que « toutes les religions se valent » a de son côté aussi complètement "dynamité" l’urgence de l’évangélisation, de la mission (cf : Décret « Ad Gentes »). Certains chrétiens préféreront même passer leur temps à « sauver la planète » plutôt que de « sauver les âmes » (Matthieu XVI, 26). Ainsi, de la Personne Divine de Jésus, ne conserve t-on que le récit doucereux de Noël. Du péché et des fins dernières, il n’est plus question d’en parler. Gare au prêtre qui oserait encore rappeler et enseigner la doctrine catholique, parler du péché originel, de la perdition et de l'immortalité des âmes, du purgatoire, du ciel, du jugement particulier ou bien encore de Miséricorde Divine (confession). Gare au prêtre qui oserait combattre et résister – tels Mattathias, le vieillard Éléazar (II Maccabées VI, 18-31) et les Sept-Saints Maccabées – contre des lois sacrilèges, diaboliques (Taubira, Veil, Neuwirth), enjoignant les chrétiens à demeurer coûte que coûte fidèles à la Sainte Loi de Dieu « usque ad effusionem sanguinis » ! Ce dernier serait immédiatement "crossé" par son évêque, persécuté par la meute médiatique, insulté d’intégriste (le mot qui tue !), condamné à l’exil, muté au fin fond de son diocèse !

 

 

Au nom d’une "charité" dévoyée par le Diable, l’Église est devenue non pas un « hôpital de campagne » (Pape François) mais bel et bien une auberge espagnole. Sur le "champ de bataille" de toute vie spirituelle, de nombreuses âmes se font littéralement saigner par l’Adversaire. Mais aux prêtres-samaritains SOIGNANT AVEC LE BAUME DE LA MISÉRICORDE toutes ces "âmes blessées" se sont substitués les professionnels de la "tolérance", de la "paix" et de "l’amour" ne tolérant absolument pas la doctrine catholique osant encore condamner – ô sacrilège des sacrilèges ! – la réalité objective du péché (CEC N°1849). Un péché qui peut tuer éternellement une personne. « Passer son chemin », refuser de soigner avec douceur et délicatesse toutes ces "âmes meurtries" en omettant de condamner non pas la personne mais le péché, voilà le credo de ces professionnels de la bien-pensance, aujourd’hui déguisés en lévites (Luc X, 25-37) ! « Comme tous les propagandistes, ces apôtres de la tolérance sont très souvent, en fait, les plus intolérants des hommes » (René Guénon).  

 

 

Il est vrai que « cela peut être difficile dans certaines circonstances, cela peut provoquer des ennuis, des dommages, des dangers ; mais la conscience nous rappelle que la Vérité oblige ; qu’elle a quelque chose d’inconditionnel, qui possède de la hauteur. On ne dit pas d’elle : tu peux la dire quand cela te plait ou quand tu dois arriver à un objectif, mais : Tu dois dire la Vérité quand tu parles ; tu ne dois pas la réduire ni l’altérer. Tu dois toujours la dire, simplement, même quand la situation te pousserait à rester silencieux, ou quand tu peux te soustraire avec désinvolture à une question » (Romano Guardini). A cause de ces propagandistes de la "tolérance" étant de facto allergiques à l'éternelle Vérité, l'Église est devenue une banale ONG administrée par des chrétiens eux-mêmes tombés dans une "spiritualité" miévre, fade, droit-de-l'hommiste, sans saveur... le sel de la Vérité ayant été dilué dans de belles "valeurs" aussi creuses les unes que les autres ; des "valeurs" qui se sont substituées à la Vérité-Salvatrice du Christ. « Comment ne pas éprouver une certaine inquiétude devant la tendance négative qui se manifeste dans l'affaiblissement de l'élan missionnaire à l'égard des non-chrétiens ? Ce déclin est le signe d'une crise de la foi et la conséquence du relativisme qui a envahi l'Église elle-même de manière très profonde (...) Au nom de la Vérité, nous devons proclamer et annoncer Jésus-Christ, unique Sauveur du monde, à toutes les nations (...) La mission est le diamant brut de l'Épouse du Christ » (cf : Cardinal Robert Sarah, "Dieu ou rien").

 

 

On n’entend plus les évêques et les prêtres parler du "scandale de la croix" qui pourtant est au cœur des enseignements de St Paul (cf : Catéchèse de Benoît XVI). Dans les sermons – pardon ! – dans les homélies, les mots « péché », « conversion », « sacrifice » sont devenus tabous. Les grandes vérités de foi (Divinité du Christ, Incarnation, Immortalité de l'Âme, Virginité Perpétuelle, Résurrection, Péché Originel, etc.) sont aujourd’hui au meilleur des cas passées sous silence ou, au pire des cas, publiquement contestées par de petits soviets diocésains bultmannisés, duquesnisés et bien souvent "sponsorisés" par des évêques ou des vicaires peu soucieux de la première des vertus cardinales ! Quelle souffrance ! Quelle souffrance ! Quelle souffrance et quelle désespérance de constater cela, impuissant ! Que de larmes versées, que de vocations avortées ! Des pans entiers de l’Église sont en train de s’effondrer sous nos yeux, avec bien souvent la complicité des hommes d’Église, la complicité du Peuple de Dieu !

 

 

Aujourd'hui, « nous répétons sans cesse avec des larmes d’impuissance, de paresse et d’orgueil que le monde se déchristianise. Mais (...) c’est de nos cœurs que Dieu se retire, c’est nous qui nous déchristianisons, misérables ! » (cf : Bernanos, "Français, si vous saviez") ...car la Loi de Dieu n’est plus respectée, même chez les baptisés. Son Amour-Miséricordieux n’est plus pris au sérieux. Dieu n’est plus honoré, adoré. La Sainte Liturgie est de son côté demantelée, "prise en otage" par des laïcs ou des curés qui en font un "show" personnel au lieu de s'effacer devant l'action de Dieu. Parallèlement à tout cela, l’enseignement de notre Mère-Église est publiquement contesté, crucifié par l’orgueil de pseudo "grands-prêtres" profondément incultes… et ceci est très très grave car la tunique sans couture du Christ (unité) est déchirée (schisme) par ceux-là même qui se prétendent être disciples du Christ. Ces loups entrés dans la bergerie qui se reconnaissent à leur contestation du Magistère  sont prêts à tout pour démolir l'Église ! Résultat ? Pendant que les mosquées poussent comme des champignons  transportant avec elles l'idéologie anti-christique d'un faux-prophète (Mahomet)  les églises sont démolies, transformées en skatepark ! (Pays-Bas). Des territoires entiers (Seine-St-Denis, Molenbeek, Rotterdam, etc.) sont aujourd'hui sous domination islamique ; une domination qui a été rendue possible à cause du manque de ferveur, du manque de foi et d'unité des chrétiens. Et nul doute que si la chrétienté est incapable de réagir, d'appeler à la Reconquista, d'assumer avec assurance et fierté son identité et sa foi, viendra un jour où les chrétiens d'Europe subiront le même martyre que les chrétiens d'Orient.

 

 

 

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II - L'ÉGLISE A BESOIN DE PRÊTRES "PÊCHUS", ÉNERGIQUES ET VIRILS :

 

 

Que faudrait-il faire pour que les choses changent ? Pour réveiller les consciences endormies ? Sortir les baptisés de leur léthargie ? Que faudrait-il faire pour que l’Église-qui-est-en-France retrouve son dynamisme missionnaire d’antan et sa capacité à entraîner les fidèles à une foi plus fervente, enthousiaste, virile et à jamais idéaliste ? Que faudrait-il faire pour que de jeunes garçons puissent découvrir la beauté du sacerdoce ? Et à d’autres jeunes la splendeur de la vie consacrée ? Il faudrait d’abord des prêtres – de saints prêtres ! – qui sachent enseigner avec conviction et certitude, d’une façon claire et attrayante, le catéchisme de l’Église catholique. Pas Pierres Vivantes ou autres balivernes diocésaines. Le catéchisme, rien que le catéchisme ! Et pas autre chose. Des prêtres "pêchus", énergiques et virils, qui assument parfaitement leur identité sacerdotale, « bien dans leur soutane », et qui sachent, avec l’humilité et la douceur du Cœur de Jésus, dignement célébrer la Liturgie telle qu’elle est déterminée par l’Église et non telle que la souhaite l’EAP locale dirigée par une poignée de mamies-bigoudis surexcitées bien souvent allergiques au sacré, à la prière, au silence, à l'intériorité, à la contemplation. Des prêtres, des religieux et des religieuses assoiffés de sainteté, dévoués de gentillesse et de douceur, accueillant et allant à la rencontre de toutes personnes « là où elles se trouvent », sans juger qui que ce soit ; des prêtres infiniment miséricordieux et missionnaires, passionnés par la Vérité, enracinés dans la prière, rayonnant constamment la joie de Dieu, prêts à se sacrifier pour leurs brebis jusqu’à la pureté du martyre, en union avec Jésus-crucifié, Pasteur suprême des âmes. Et malgré les difficultés rencontrées, l'indifférence du monde et l'ingratitude des paroissiens, toujours se dire : « SEMPER FIDELIS ! ». Et il en existe de ces personnes héroïques ! Elles ne sont peut-être pas les plus nombreuses mais sont la fierté de l’Église, la gloire de la chrétienté, l’honneur de la France éternelle et de nos paroisses !

 

 

Il faudrait aussi supprimer ou réduire à son "minimum vital" toutes les « bureaucraties mitrées » (Cardinal Ratzinger) qui "engourdissent" de l’intérieur les diocèses, qui "noyautent" la fraîcheur et la vitalité de l’Évangile. Il n’est pas normal qu’un baptisé, et encore moins un prêtre, passe ses journées à s’épuiser en réunions stériles, s'exposant à un burn-out. Des réunions qui ne servent souvent à rien si ce n’est qu’à brasser du vent dans une novlangue ecclésiastique devenue insupportable ! La priorité des priorités doit être donnée au salut des âmes, à l’évangélisation directe, à la catéchèse, à la vie spirituelle (Office Divin, Messe quotidienne, confession, chapelet, sacrements, etc.), à la visite des malades, des prisonniers, des souffrants et des oubliés de ce monde : « Relisons ensemble l’Évangile : Jésus a toujours confié une charge à une personne, jamais à des institutions. C’est sur la personne de l’évêque que se fonde l’Église et non pas les bureaux diocésains. Il n’y a rien de plus grotesque que de penser que le Christ aurait voulu créer des commissions ! Nous devons redécouvrir une vérité catholique : dans l’Église, tout est personnel, rien ne doit être anonyme. Pourtant, c’est bien derrière des structures anonymes que se cachent aujourd’hui tant d’évêques. Toutes ces commissions, ces sous-commissions, ces groupes et ces bureaux en tous genre... On se plaint que nous manquons de prêtres, et c’est vrai, alors que des milliers d’ecclésiastiques sont préposés à la bureaucratie cléricale. Tous ces documents, ces papiers que personne ne lit et qui n’ont d’ailleurs aucune importance pour l’Église vivante... La foi est bien plus simple que tout cela » (Hans Urs von Balthasar).

 

 

Cette lourdeur bureaucratique qui dure depuis 50 ans au moins s’est peu à peu substituée à la vraie vie spirituelle, à la fraîcheur de l’Évangile. On a mis progressivement le Christ, l’étude de la Liturgie et de la doctrine catholique dans la sacristie. Résultat ? Dans les paroisses et les séminaires, on "tue" la pratique religieuse, on étouffe les vocations sacerdotales, on massacre toute forme de vie consacrée (+) (+) (+). Les jeunes qui se posent encore la question de la prêtrise et/ou de la vie religieuse sont rarement orientés dans des endroits où la vie spirituelle est prise au sérieux et se retrouvent bien souvent totalement dégoûtés de Dieu. Quelle tristesse ! Quel gâchis ! De nombreux jeunes sont "brisés" à vie dans leur vocation à cause d’une pastorale "expectative" (on refusera le jeune car pas encore Bac+5) ; à cause de mauvais chrétiens... mais aussi et surtout à cause de formateurs et de prêtres "anti-romains" ne prenant pas au sérieux la Foi, la Liturgie et les dogmes de l’Église. Nombreux sont les jeunes qui se disent : "pourquoi s'engager si plus rien n'est vrai, si tout est relatif et flou, si même nos formateurs ne croient plus en rien ? Pourquoi s'engager si toutes les religions se valent et que le soucis du salut des âmes n'est plus une priorité chez des pasteurs infectés par le relativisme ambiant ? etc."

 

 

Bref, très rapidement, le jeune comprendra avec souffrance qu’il n’est pas « pris au sérieux » …et il partira, soit définitivement, soit en espérant trouver un autre Séminaire, Couvent ou Monastère "bien catholique" prenant avec sérieux sa vocation, sa formation théologique, son amour inconditionnel pour le Christ, son soucis pour le salut des âmes (et cela existe de plus en plus en France, rendons grâce à Dieu ! Prions, encourageons et soutenons les jeunes garçons et les jeunes filles qui, de plus en plus, veulent tout quitter pour suivre Jésus). C'est un peu trop facile de pleurer sur le manque de vocations quand on a transformé les séminaires diocésains en "foutoirs liturgiques", squattés par des hérésiarques notoires, allergiques au Magistère de l'Église, bref, en maisons où tout est permis... sauf recevoir et appliquer fidèlement les directives doctrinales et liturgiques de l’Église Mater et Magistra. Dans ce contexte de pensée molle et de religiosité flasque, de nombreux prêtres refusant de « faire face » (Bernanos) se voient malheureusement dans l’obligation d’apprendre aux fidèles assoiffés d'absolu et de sainteté comment être "gentils", "souples" (c'est-à-dire relativistes), "compréhensifs" devant toutes sortes de péchés (au lieu d'appeler à la conversion), de réduire la foi à des "valeurs" aussi creuses les unes que les autres, (cf : avertissement du philosophe Soloviev) et de leur rappeler – en s’appuyant sur une lecture biaisée du Nouveau Testament – que ceux qui tiennent aux vérités de la foi ne peuvent être que des « pharisiens » si ce n’est pas des « intégristes » (le mot qui tue !). « Des jours viendront où, dans la chrétienté, on tentera de réduire le fait du salut à une simple série de valeurs » (Cardinal Biffi, 27/02/2007).

 

 

 

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III - POUR LE BIEN DES ÂMES, PRENDRE AU SÉRIEUX LA LITURGIE :

 

 

Le manque de sérieux et de révérence pour la Liturgie ("source et sommet de la vie de l'Église !") a bien évidemment aussi joué un rôle majeur dans la crise que nous connaissons aujourd’hui en Occident. Et ce n’est pas "manquer à la charité" d'affirmer que certains évêques y ont une part de responsabilité (Christus Dominus §15). « Je suis convaincu que la crise de l'Église que nous vivons aujourd'hui repose largement sur la désintégration de la Liturgie » (Cardinal Ratzinger). Aujourd'hui, dans la plupart des églises, les messes désacralisées, déritualisées, désinculturisées (latin et grégorien totalement liquidés), infantilisantes (rondes d’enfants autour de l’autel), ont évacué toute gravité et intériorité, le sacrifice de la Croix ayant été remplacé par un culte neutre de l’homme faisant « fuir » les baptisés les uns après les autres. Sous-prétexte d'une participatio actuosa (+) mal-comprise, le nivellement par le bas de la Liturgie a détruit la foi de nombreux baptisés, brisé de nombreuses vocations sacerdotales et religieuses. L'abaissement du niveau et le refus de toute exigence dans la transmission de la foi (transmission fragilisée par le pédagogisme liturgico-catéchétique "d'experts" bien souvent auto-proclamés) a créé – comme dans l'Éducation Nationale – une génération d'illettrés et d'analphabètes au cœur de l'Église ; une génération de fidèles indisciplinés préférant "sécher" la Sainte Messe dominicale  au vu de la situation catastrophique, on peut les comprendre  alors que leur avenir éternel (Paradis, Enfer) est en jeu !

 

 

Comment se fait-il que les services liturgiques des cathédrales françaises soient INCAPABLES d’être au même "niveau" d’excellence et de dignité que celle de Westminster ? (cf : Entrée liturgique, Messe de Minuit, forme ordinaire). Comment se fait-il que les prêtres de nos paroisses qu'il faut aider et soutenir  soient aussi pour la plupart d'entre eux INCAPABLES de chanter dignement la Sainte Messe (CD-formation) mais aussi de monter – avec quelques personnes et un organiste compétent – des scholæ cantorum (cf : Sacrosanctum Concilium N°114) sachant au moins chanter (en "entraînant" vers le haut l'assemblée) le "minimum vital" liturgique, comme la traditionnelle « Messe des Anges » ? Où sont passées nos saintes Messes de Requiem que nos anciens savaient encore chanter par cœur jusque dans les églises les plus reculées de nos villages, de nos campagnes ?

 

 

C’est faire insulte à nos ancêtres dans la foi, insulte au sensus fidei, insulte à la culture, insulte au Peuple de Dieu, que de jeter avec orgueil et du jour au lendemain à la poubelle les richesses d’un patrimoine liturgique plus que millénaire ! « La beauté des rites ne sera, certes, jamais assez recherchée, assez soignée, assez travaillée, puisque rien n'est trop beau pour Dieu, qui est la Beauté infinie. Nos Liturgies de la terre ne seront toujours qu'un pâle reflet de la Liturgie céleste, qui se célèbre dans la Jérusalem d'en haut, objet du terme de notre pèlerinage sur la terre. Puissent, pourtant, nos célébrations s'en approcher le plus possible et la faire pressentir ! » (Benoît XVI, N-D de Paris). L'esprit de ce que certains appellent  depuis Vatican II  "Nouvelle Pentecôte" et qui ferait tabula rasa de ce que l'Esprit-Saint a construit dans l'Église depuis des millénaires ne peut être que diabolique, orgueilleux. Appliquer la légitime restauration liturgique sans « l’herméneutique de la continuité » (Benoît XVI) est suicidaire pour l’Église, SUICIDAIRE ! Comment un arbre peut-il encore pousser si on lui coupe ses racines ?

 

 

Que disait le Pape Paul VI ? « La Liturgie catholique doit demeurer théocentrique. C’est sa nature même. Elle se situe bien au-delà d’une rencontre fraternelle et d’un partage de vie. Saint Paul ne craignait pas de le rappeler aux chrétiens de Corinthe. L’Eucharistie est essentiellement la réitération du Sacrifice Rédempteur du Christ. C’est une réalité dont aucun ministre, aucun laïc n’est propriétaire. C’est un mystère sacré qui requiert une atmosphère de gravité et de dignité et ne supporte pas la médiocrité, le laisser-aller du lieu, de la tenue vestimentaire, des objets du culte. Simplicité, oui ! Désinvolture, jamais ! » (Bx Paul VI, avril 1977).

 

 

Intrinsèquement théocentrée, la Liturgie s’est peu à peu anthropocentrée, horizontalisée, dévirilisée, "aplatie" dans un culte qui baigne dans la sentimentalité émotionnelle d’une philanthropie irréaliste, toujours sous le prétexte d’une participatio actuosa (+) mal-comprise qui a "dynamité" les scholæ cantorum (SC N°114), parfois même interdites - surtout si elles étaient grégoriennes, nivelant en conséquence par le bas la beauté du chant liturgique. Seules échappent au marasme les rares paroisses à la tête desquelles se trouve un curé au caractère bien trempé et à la théologie bien charpentée, qui refuse de se plier au diktat des soviets diocésains. Ces curés là, pourvoyeurs de vocations, ne plaisent généralement pas aux évêques qui préfèrent des églises vides et des tonnes de « laïcs en responsabilité » tombés dans le pipotron ecclésiastique lorsqu’ils étaient petits plutôt qu’un prêtre ouvertement catholique-romain, appliquant avec sérieux, gravité et dignité, la Sainte et Divine Liturgie !

 

 

Prendre au sérieux sa foi en évacuant le "pastoralement correct" et la "langue de buis" est aujourd’hui fondamental. Et encore une fois, ce n’est pas "manquer à la charité" que de rappeler certaines vérités, qu’elles soient liturgiques, doctrinales ou pastorales. Franz Overbeck (1837-1905), historien spécialiste du protestantisme, rappelait que « rien ne dépeuple autant une église qu’un prédicateur qui oublie le dogme pour ne mettre en avant que ses seules vues personnelles ». Et la grande Thérèse d’Avila, Docteur de l’Église, ne disait pas autre chose : « Les prédicateurs eux-mêmes visent dans leurs discours à ne point déplaire. Leur intention est bonne, ainsi que leur conduite, je veux bien le croire ; mais enfin, de cette manière, ils convertissent peu de monde. Pourquoi ne sont-ils pas en plus grand nombre, ceux que les sermons arrachent aux vices publics ? Savez-vous ce qu'il m’en semble ? C’est qu’il y a dans les prédicateurs trop de prudence mondaine. Elle ne disparaît pas chez eux, comme chez les apôtres, dans cette grande flamme de l’amour de Dieu ; voilà pourquoi leur parole embrase si peu les âmes. Je ne dis pas que leur feu doive égaler celui des apôtres, mais je voudrais le voir plus grand qu’il n’est. Voulez-vous savoir ce qui communiquait ce feu divin à la parole des apôtres ? C’est qu’ils avaient la vie présente en horreur, et foulaient aux pieds l’honneur du monde. Quand il fallait dire une vérité et la soutenir pour la gloire de Dieu, il leur était indifférent de tout perdre ou de tout gagner. Quiconque a tout hasardé pour Dieu domine également et les succès et les revers. Je ne dis pas que je suis telle, mais je voudrais bien l’être. Oh ! de quelle magnifique liberté ne jouit pas celui qui regarde comme un esclavage d’avoir à vivre et à converser avec les humains d’après les lois du monde ! » (cf : Livre de la Vie, Chapitre XVI).

 

 

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Prière pour la France éternelle

 

O Marie, Reine du Ciel et de la Terre, Vous qui avez été sacrée Reine de France, protégez tous Vos enfants,
accordez-leur sans cesse Votre soutien maternel, Votre secours en toutes circonstances.
Mettez en déroute, avec les Légions Célestes à Vos côtés, les ennemis de la Sainte Eglise,
tous ceux qui se moquent des Lois Divines et qui veulent mettre en échec
le plan de Salut de Dieu à travers la France.
 
Vierge Marie et Saint Joseph, accordez à tous les Français la force de réagir
devant une telle situation d'incroyance et d'impiété.
Que la Foi brille à nouveau en France et soit un flambeau de vie et de vérité
pour toutes les nations. Reine de France, soyez désormais victorieuse
avec les Légions Célestes, avec Saint Joseph et tous les Saints et Saintes de France.
 
Que la France, Votre Fille, retrouve grâce aux yeux de Votre Divin Fils, que ses péchés, nombreux,
lui soient pardonnés et que la Paix, l'Amour et la vraie Liberté,
celle qui vient de Dieu et non des hommes, soient à nouveau un modèle pour tous.
Reine de France, priez pour nous et venez au secours de tant d'âmes en péril.
Reine de France, soyez victorieuse en France et dans le monde entier.
 
Sacré Cœur de Jésus, venez au secours de la France. Amen.

 

 

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commentaires

A Z 24/11/2016 08:17

Bonjour,

Les cinq citations qui figurent ci-dessus, et qui sont à la fois en rouge et soulignées, sont d'un intérêt absolument exceptionnel. Merci beaucoup pour ce site (toujours actif ?) et pour ces textes.

A mon avis, JAMAIS les clercs d'aujourd'hui, qui sont les continuateurs de ceux qui se sont lancés, après 1945, dans un mouvement de décatholicisation, en espérant qu'elle serait rechristianisante ad extra, alors qu'elle a surtout été postmodernistante et protestantisante ad intra, ne reconnaîtront que leurs prédécesseurs se sont trompés, et qu'eux-mêmes se trompent, en ne remettant pas en cause ce mouvement (fondamentalement propice à l'auto-déculturation du catholicisme et au suivisme à l'égard de l'esprit du monde), et en revenant à l'essentiel, sous la conduite de Jésus-Christ et en direction de la sainteté.

Ainsi, presque tous les auteurs des livres récents consacrés au Concile Vatican II écrivent

- comme si la théologie qui a préparé ce qu'il y a de spécifique au Concile Vatican II ne comportait que des éléments positifs, propices à la clarification et à la consolidation du catholicisme,

et

- comme s'il était possible de parler aujourd'hui du Concile sans dire un mot sur l'après-Concile, alors que c'est l'après-Concile qui permet précisément de prendre la mesure des limites de Vatican II.

Nous avons d'abord eu droit à des conceptions, à des doctrines, à des pratiques, à des tendances, qui ont découlé de, ou débouché sur, de l'herméneutisme adogmatique, de l'historicisme immanentiste, de l'évolutionnisme unanimiste, de l'existentialisme eudémoniste, puis nous avons ensuite eu droit à d'autres courants de pensée et d'action, qui ont découlé de, ou donné lieu à de l'antagophobie, à de la dialogomanie, à de l'irénolâtrie, et à la vision, pneumatocratique,

- selon laquelle l'Esprit saint est plus ou moins également inspirateur de toutes les religions, de toutes les traditions croyantes, ce qui dispense les uns d'annonce et dispense les autres de conversion,

et

- selon laquelle il n'y a pas une différence de fond et de nature, mais seulement une différence de degré et de forme, entre le christianisme et les autres religions ou traditions croyantes.

Quand aurons-nous à nouveau droit à une vision vraiment catholique, en plénitude, de ce qu'est la religion chrétienne, et de ce que sont les diverses religions et traditions croyantes non chrétiennes ?

Qui ne voit que la vision selon laquelle il est considéré, en substance, comme légitime, que chacun choisisse sa dénomination confessionnelle en fonction de sa sensibilité et de sa subjectivité, et selon laquelle ce qui importe le plus est que chacun vive en bon accord avec sa propre perspective religieuse, sapientielle, spirituelle, s'est complètement introduite, au sein de l'Eglise catholique ?

Qui ne voit qu'à partir du moment où l'on ne dénonce presque jamais ce nominalisme et ce perspectivisme, et qu'à partir du moment où l'on ne rappelle presque jamais ce qu'est vraiment la religion chrétienne, et ce que sont vraiment les religions et traditions croyantes non chrétiennes, on fait comprendre, ou on laisse entendre, qu'une attitude consensualisatrice et iréniste est bien plus légitime qu'une attitude évangélisatrice et réaliste ?

Qu'elles semblent loin de nous, ces paroles de Paul VI, qui datent de 1975 (exhortation apostolique Evangelii nuntiandi) :

" Elle (l'Eglise) s’adresse aussi à d’immenses portions d’humanité qui pratiquent des religions non chrétiennes que l’Eglise respecte et estime, car elles sont l’expression vivante de l’âme de vastes groupes humains. Elles portent en elles l’écho de millénaires de recherche de Dieu, recherche incomplète mais réalisée souvent avec sincérité et droiture de cœur. Elles possèdent un patrimoine impressionnant de textes profondément religieux. Elles ont appris à des générations de personnes à prier. Elles sont toutes parsemées d’innombrables “ semences du Verbe ” et peuvent constituer une authentique “ préparation évangélique ”, pour reprendre un mot heureux du Concile Vatican II emprunté à Eusèbe de Césarée.

Une telle situation suscite, certes, des questions complexes et délicates, qu’il convient d’étudier à la lumière de la Tradition chrétienne et du Magistère de l’Eglise pour offrir aux missionnaires d’aujourd’hui et de demain de nouveaux horizons dans leurs contacts avec les religions non chrétiennes. Nous voulons relever surtout aujourd’hui que ni le respect et l’estime envers ces religions, ni la complexité des questions soulevées ne sont pour l’Eglise une invitation à taire devant les non chrétiens l’annonce de Jésus-Christ. Au contraire, elle pense que ces multitudes ont le droit de connaître la richesse du mystère du Christ dans laquelle nous croyons que toute l’humanité peut trouver, dans une plénitude insoupçonnable, tout ce qu’elle cherche à tâtons au sujet de Dieu, de l’homme et de son destin, de la vie et de la mort, de la vérité. Même devant les expressions religieuses naturelles les plus dignes d’estime, l’Eglise s’appuie donc sur le fait que la religion de Jésus, qu’elle annonce à travers l’évangélisation, met objectivement l’homme en rapport avec le plan de Dieu, avec sa présence vivante, avec son action ; elle fait rencontrer ainsi le mystère de la Paternité divine qui se penche vers l’humanité ; en d’autres termes, notre religion instaure effectivement avec Dieu un rapport authentique et vivant que les autres religions ne réussissent pas à établir, bien qu’elles tiennent pour ainsi dire leurs bras tendus vers le ciel.

C’est pourquoi l’Eglise garde vivant son élan missionnaire, et même elle veut l’intensifier dans le moment historique qui est le nôtre. Elle se sent responsable devant des peuples entiers. Elle n’a pas de repos tant qu’elle n’a pas fait de son mieux pour proclamer la Bonne Nouvelle de Jésus Sauveur. Elle prépare toujours de nouvelles générations d’apôtres. Constatons-le avec joie au moment où ne manquent pas ceux qui pensent et même disent que l’ardeur et l’élan apostolique se sont épuisés, et que l’heure de l’envoi missionnaire est désormais passée. Le Synode vient de répondre que l’annonce missionnaire ne tarit pas et que l’Eglise sera toujours tendue vers l’accomplissement de celle-ci."

Bonne journée et excellente continuation.

A Z

A Z 22/11/2016 06:59

Bonjour,

La crise que le christianisme catholique contemporain inflige à lui-même, au moins depuis 1945, découle aujourd'hui du fait que bon nombre de clercs, au sens large, veulent que les catholiques soient non seulement chronologiquement contemporains, mais aussi et surtout axiologiquement et idéologiquement postmodernes. En d'autres termes, bon nombre de clercs veulent non seulement que les catholiques pensent et vivent aujourd'hui, mais aussi que les catholiques pensent et vivent plus ou moins conformément à la mentalité dominante qui règne ou sévit aujourd'hui, et résistent le moins possible à cette mentalité dominante. Les dix commandements du catholique postmoderne étant ce qu'ils sont, voici donc, en substance, ce que nous sommes tenus de mettre en oeuvre.

Les dix commandements du catholique postmoderne :

" Le 1er commandement : le rapport à soi : tu te laisseras conduire par un principe général de satisfaction subjective, individuelle et/ou communautaire, dans ta foi en Dieu, qui est avant tout propice à ton développement personnel, dans le respect de la sensibilité de chacun et de la solidarité entre tous.

Le 2ème commandement : le rapport à l’autre : tu vivras dans l’adaptation bienveillante, presque sans limites, aux idées de l’autre, et dans l’ouverture conciliante, quasiment sans réserves, sur les valeurs de l’autre, catholique ou non, chrétien ou non, croyant ou non, sauf, évidemment, si l’autre est un catholique "inadapté" ou "fermé", "légaliste" ou "rigoriste".

Le 3ème commandement : le rapport à l’Autre : non seulement tu accepteras, mais en outre tu approuveras que chacun puisse ne pas se tourner, ou se tourner, vers Dieu, comme il l’entend, c'est-à-dire avant tout voire seulement en fonction de sa sensibilité et de sa subjectivité, et tu le feras dans le plus grand respect pour chaque identité, évolution, orientation, individuelle ou communautaire, mais évidemment pas dans celui de la sensibilité catholique "identitaire" ou "intransigeante".

Le 4ème commandement : le rapport à la culture et à la société : tu n’auras pas de réflexion personnelle, argumentée et documentée, notamment philosophique et théologique, susceptible de te permettre de devenir sceptique sur le bien-fondé du croire-ensemble et du vivre-ensemble, puis critique sur les impensés et les limites du culturellement correct et du sociétalement correct.

Le 5ème commandement : le rapport au politique : tu accepteras, et même approuveras, de n’avoir le choix qu’entre « ne pas être contre » et « être pour » le multi-culturalisme et le supra-nationalisme, et tu n’excluras pas a priori de traiter un jour de nostalgiques, de passéistes ou de ringards, tous ceux qui sont contre ces deux religions politiques, surtout s’ils sont blancs, catholiques conservateurs ou traditionnels, et européens ou occidentaux.

Le 6ème commandement : le rapport au savoir : tu considéreras comme plus ou moins édulcorables, éliminables, escamotables ou facultatives presque toutes les références structurantes présentes au sein ou autour de l’Ecriture, de la Tradition, du Magistère.

Non seulement ces références, fortifiantes et vivifiantes, sont archaïques, dépassées, obsolètes, périmées, surtout si elles conduisent à dire oui à Dieu, Père, Fils, Esprit, DONC non à ce qui éloigne des vertus chrétiennes ou s’oppose à elles, ET non à l’esprit du monde ou du moment présent, mais en outre ces références portent atteinte à ton authenticité individuelle, à ta sensibilité et à ta subjectivité, à la spontanéité de ta spiritualité.

Le 7ème commandement : le rapport aux expressions porteuses de la cohérence et de la pertinence de la foi catholique : tu ignoreras et occulteras les conceptions, distinctions, définitions, propositions, explications, oppositions, les plus propices à la connaissance et à la compréhension de la foi catholique, car ce langage et cette logique, intolérants et obsolètes, véhiculent des notions et des thèmes adossés au passé et propices à la fermeture sur soi, et non des notions et des thèmes orientés vers l’avenir et propices à l’ouverture sur les autres.

Le 8ème commandement : le rapport aux dogmes et aux commandements : ton catholicisme sera authentique et ouvert, et non artificiel ni fermé : pour cette raison, tu prendras en compte, le plus librement possible, ce qui figure dans le Credo, et tu mettras en œuvre, le plus librement possible, ce qui figure dans le Décalogue. Pour ce faire, tu n’auras nullement besoin de connaître et de comprendre le Credo et le Décalogue : au contraire, moins tu les connaîtras, et plus chrétien tu seras, car il te suffira de croire et d’aimer, d’une manière globale, toute fidélité aux précisions qui figurent dans le Credo et le Décalogue étant génératrice de servilité, en soi-même, et non de tolérance, vis-à-vis des autres.

Le 9ème commandement : le rapport à la liturgie et aux sacrements (1) : compte tenu du principe selon lequel plus on respecte ce qui est officiellement et formellement catholique, dans le domaine de la liturgie et des sacrements, et moins on est authentiquement et vitalement chrétien, tu ne chercheras pas particulièrement à respecter les formes et le fond de chaque élément de la liturgie ni celles et celui de chacun des sacrements. Dieu merci, nous ne sommes plus entre le XVI° et le XIX° siècles, ni dans la première moitié du XX° siècle !

Le 10ème commandement : le rapport à la liturgie et aux sacrements (2) : chacun des éléments de la liturgie et chacun des sacrements doivent être porteurs de convivialité et propices à la convivialité, au cours de chaque cérémonie et au sein de chaque communauté, donc tu pourras, et même tu devras, non seulement chanter, mais aussi bouger, danser, parler, rire, avec les autres, au lieu de prier d’une manière isolée, recueillie, en silence, sans sourire. Tu auras le droit d’arrêter d’être coincé et de commencer à te lâcher ! E-cla-te-toi ! "

L'important est que, grâce à toute remarque ou suggestion, l'on sache si chacun de ces commandements est compréhensible, si tout ce qui est essentiel y figure, et si tout ce qui y figure est objectif.

Bonne journée et excellente continuation.

A Z

antoine 12/02/2016 16:42

Très bon article, je suis complètement en phase avec votre constat (cf mon commentaire sur votre post sur les mamies KT kermesse).
Une fois qu'on a dit ça, que pouvons-nous, laïcs, faire pour que ça change?

Admin 12/02/2016 20:02

Prier, agir et souffrir pour l'Église.

A Z 27/01/2016 07:32

Bonjour,

Dans le prolongement de ce que j'ai déjà écrit et transmis, j'ajoute les éléments suivants :

1 - La confusion contemporaine, dominatrice, intra-ecclésiale, entre Jésus-Christ et Bisounours, ou la soumission de celui-là à celui-ci, n'est pas un mythe, mais une réalité, il est vrai plus souvent pastorale que doctrinale.

2 - Le fascisme, le nazisme, et le communisme soviétique, ont été vaincus, successivement, en 1945 puis en 1989, et l'on a vraiment l'impression que, dans l'esprit des clercs les plus importants ou les plus influents, depuis le début des années 1990, plus aucun régime, plus aucun système n'est à condamner, à dénoncer, avant tout sur ses fondements et principes, et non seulement sur ses "abus" ou "excès" ; or, l'atlantisme, d'une part, l'islamisme, d'autre part, comportent l'un et l'autre des éléments constitutifs de "l'intrinsèquement pervers d'aujourd'hui", éléments qui devraient pouvoir donner lieu à condamnation ou à dénonciation ad extra et ex cathedra.

3 - Aujourd'hui, disons depuis que la théologie de la libération, notamment politique et sociale, a été supplantée par la théologie du pluralisme, notamment religieux et moral (après 1989), on veut nous faire croire que le christianisme catholique est globalement réductible à une "mystique" de l'émancipation et de l'unification, sans conversion coûteuse pour le Moi, mais le christianisme catholique comporte bien plutôt une part de logique et une part d'éthique propices à l'édification et à la sanctification,

a) avant tout dans l'attention à Dieu, Trinité, et non avant tout dans l'attention au monde,

b) dans la cohérence, éclairante et exigeante, et dans la pertinence, dans le croire et l'agir,

ce qui n'est pas du tout la même chose que "le plat" que l'on nous "sert" de plus en plus en plus souvent.

4 - Cela ne signifie en rien que le christianisme catholique est réductible à un rationalisme moralisateur, qu'il a parfois donné l'impression d'être, entre 1848 et 1945, mais cela signifie que le christianisme catholique est, de par sa structure et sa substance, autre chose qu'un agglomérat d'opinions religieuses ou d'émotions spirituelles, cette structure et cette substance n'étant ni des entraves, ni des obstacles à la relation à Jésus-Christ et la rencontre de Jésus-Christ.

5 - Notamment et surtout depuis mars 2013, on nous parle beaucoup d'une Eglise "pauvre pour les pauvres", mais je n'y peux vraiment rien si, en réalité, l'Eglise est riche, riche de tout le patrimoine dogmatique et liturgique, caritatif et éducatif, contemplatif et spéculatif, sapientiel et spirituel, etc., dont elle est dépositaire, patrimoine qu'elle a le double devoir de conserver ET de propager, au bénéfice et à destination de tous les types de pauvres.

6 - Dans la deuxième moitié du XX° siècle, l'Eglise a failli devenir "rouge, pour les rouges" ; puis elle a failli devenir "rose, pour les roses". Aujourd'hui, le plus grand danger, le plus grand risque, est qu'elle devienne une Eglise "tiède pour les tièdes", c'est-à-dire une Eglise qui fait tellement bon accueil à la conception dominante de la mentalité et de la moralité qu'elle finit par cesser d'être pleinement catholique, et par commencer à devenir plus ou moins postmoderne, c'est-à-dire ni capable, ni désireuse, d'opposer quoi que ce soit à l'imprécision, à l'indistinction, au relativisme, au subjectivisme, et à la polarisation sur la sensibilité et sur la subjectivité individuelles.

En d'autres termes, et je termine ainsi ce message, le plus grand danger, aujourd'hui, est que l'Eglise catholique se conforme ou se soumette à un certain modalisme pluraliste, dans l'ordre du croire, et à une certaine axiologie inclusive, dans l'ordre de l'agir, afin de ne plus jamais être en mesure de condamner ou de dénoncer, d'une manière courageuse et dissensuelle, quoi que ce soit d'infondé, notamment et surtout en matière religieuse.

Merci beaucoup pour toute publication éventuelle, et bien sûr bonne journée.

A Z

Admin 27/01/2016 22:58

Merci pour vos commentaires toujours aussi intéressants et constructifs. Je suis d'accord avec vos analyses. Dans votre point N°2, exception peut-être à faire pour Ratzinger et quelques autres intellectuels de "haut-vol" qui n'incarnent pas du tout l'esprit de ces clercs-là. Enfin pour votre point N°6 et ss, il serait à mon avis important de préciser : "les hommes d'Église" et non "l'Église" en tant que telle. Mais je pense que vous partagez déjà ces petites "nuances".

Notre religion étant celle de l'incarnation, la réception et la transmission de la Vérité est obligatoirement "polluée" - et cela peut être difficile à l'accepter - par des hommes d'Église eux-mêmes inconsciemment "pollués" par les aléas parfois assez complexes du siècle présent. Ce sont les "risques" de l'incarnation. En tant que baptisés, nous sommes tous concernés et nous devons le reconnaître si nous avons encore un peu d'humilité. L'Église est immaculée ; que les hommes d'Église soit "maculés" par l'imperfection est "normal". La pureté pharisaïque "désincarnerait" l'Église, lui enlèverait tout son "charme" salvateur (Mt 9, 13b). Preuve que l'Esprit-Saint guide l'Église, touche les âmes malgré tant de "problèmes" intra-écclésiaux. Et en disant cela, comprenez-moi bien : je ne cherche aucunement a relativiser ou à "excuser" quoique ce soit des très graves problèmes que l'Église doit aujourd'hui affronter.

Il ne s'agit pas de "faire", dîtes-vous, mais du "comment faut-il penser". Incluons les deux modes d'action.

En espérant me faire bien comprendre. Je suis obligé de répondre en quelques phrases bien concises. Mon emploi du temps étant ultra-surchargé en ces temps. Bien cordialement +

A Z 27/01/2016 06:37

Bonjour,

J'ai déjà commenté cet article, mais je n'ai pas vu la publication de mon commentaire, qui était, et est toujours, à peu près ce qui suit :

" Bonjour et bonne année 2016.

Il est vrai

- que Jésus-Christ est LA Voie, LA Vérité, LA Vie, et non l'une des voies, l'une des vérités, l'une des vies,

- que nous avons vocation à être le sel de la terre, et non l'un des sucres de la terre ; la vraie lumière du monde, et non l'une des plus ou moins fausses lumières du monde.

1. Je vous cite :

" Dans l’Église actuelle, sous prétexte d’une fausse charité, de bien-pensance et de "pastoralement correct", on cherche tellement à éviter les conflits et les discussions rationnelles qu’on met de côté les dogmes qui pourtant sont l’expression des vérités de la foi. On ne garde que ce qui est gentil, agréable, consensuel, qui ne risque surtout pas de poser un problème, de froisser les personnes, ni de remettre en cause les nombreuses consciences obscurcies par le péché. Par respect humain, on déconnecte volontairement la Miséricorde (pastorale) de la Vérité (doctrinale). "

" Que faudrait-il faire pour que les choses changent ? Pour réveiller les consciences endormies, sortir les baptisés de leur léthargie ? Que faudrait-il faire pour que l’Église-qui-est-en-France retrouve son dynamisme missionnaire d’antan et sa capacité à entraîner les fidèles à une foi plus fervente, enthousiaste, virile, à jamais idéaliste ? Que faudrait-il faire pour que de jeunes garçons puissent découvrir la beauté du sacerdoce ? Et à d’autres jeunes la splendeur de la vie consacrée ? "

2. A mon avis, ce n'est pas avant tout "que faudrait-il faire", ni avant tout "que faudrait-il dire", mais c'est avant tout "pourquoi et comment faut-il penser, d'une manière propice à la clarification et à la consolidation de la Foi catholique, en vue de la sainteté."

3. La "trahison" des clercs, des clercs catholiques, a commencé à partir du moment où ils ont commencé à remplacer

- la réception et la transmission de la vérité, par la fabrication et la consommation du consensus, adogmatique, immanentiste, eudémoniste, oecuméniste,

- la prise en compte et la mise en oeuvre de la vocation à la sainteté, par la grâce et pour la gloire de Dieu, par celles d'une prétendue vocation à la sympathie, à destination relationnelle, mais certes pas au bénéfice, surnaturel et sanctifiant, des chrétiens non catholiques, des croyants non chrétiens, de l'homme et du monde contemporains.

4. Cette "trahison", préparée un peu avant, s'est produite surtout après 1945, et c'est une trahison dans la mesure où elle a abouti à une inversion, à une éviction, à une omission de bien des priorités et de bien des références, notamment dogmatiques et liturgiques, puisque les clercs catholiques se sont mis à vouloir, non plus avant tout une Eglise plus proche du Christ, mais avant tout une Eglise plus proche des l'esprit du moment présent et du monde présent.

5. Tant que nous ne serons pas revenus sur cette trahison, tant que nous n'aurons pas remis en cause les fondements, plus philosophiques que théologiques, de cette auto-destitution du christianisme catholique (dans le cadre de laquelle la "kénose", le dialogue, bien plus complaisant qu'exigeant, et asservi au devenir du monde, a quasiment mis à mort le "kérygme", l'annonce, courageuse et dissensuelle, de la Parole de Dieu), nous ne pourrons pas faire grand-chose d'alternatif, face à la mentalité dominante, qui règne ou sévit dans l'Eglise, depuis bientôt trois quarts de siècle.

6. Dans le contexte français, il est à la fois difficile et nécessaire de faire comprendre que des clercs (au sens large), proches de, ou tels que, Chenu, Congar, Haring, Mounier, Rahner, Teilhard, ont commis de graves erreurs d'appréciation, qui les ont conduits à commettre de graves erreurs, non avant tout hérétiques, mais avant tout utopiques, dans leurs explications ou formulations. Or, quand on essaie de faire comprendre cela, on se fait traiter "d'intégriste" avant d'avoir fini la première phrase de son propos.

7. Je dirai donc que la première chose à faire est celle-ci : promouvoir un instrument de pensée propice à la sanctification des âmes, mais aussi propice à la conception puis au déploiement d'un positionnement contra-positionnel, dans le cadre de la mise en oeuvre de la composante "culturelle", ou, comme on dit aujourd'hui, "sociétale", du combat doctrinal et spirituel ad extra, au bénéfice et à destination de l'extérieur de l'Eglise.

8. Cet instrument de pensée, édificateur dans le Christ, et non émancipateur sans le Christ, sanctificateur dans et par l'Esprit de Dieu, et non unificateur sous la conduite de l'esprit du monde, on le trouve "notamment" sous la plume de Jean-Paul II et de Benoît XVI, mais le Magistère de ces deux Papes n'a absolument pas été reçu, en France, dans ses aspects et dans ses effets les plus éclairants et les plus exigeants.

9. Il y a d'ailleurs déjà eu un précédent à ce déficit, partisan et tendancieux, de réception d'un Magistère pontifical éclairant et exigeant : je pense ici au déficit de réception du Magistère de Pie XII, en France, tout au long de la période 1945-1958, et aux conséquences désastreuses de ce déficit de réception, dans les années 1960 et 1970...

10. Je termine ces quelques mots en disant donc que tant que les clercs refuseront obstinément de retrouver le sens du courage et du dissensus chrétiens, face à l'esprit du moment présent et face à l'esprit du monde présent, ils ne pourront pas faire grand-chose. Or, bon nombre d'entre eux préfèrent des diocèses et des paroisses vides, des séminaires et des presbytères vides, à la redécouverte et à la réhabilitation de ce courage et de ce dissensus.

La première question est donc, non pas "que faire", ni même "que dire", mais pourquoi et comment penser le courage du dissensus chrétien, face à la mentalité dominante, notamment "croire-ensembliste" et "vivre-ensembliste".

Dans cet ordre d'idées,

- la dénonciation chrétienne de la part d'apostasie et d'idolâtrie qui est située à l'intérieur de ce qui tient lieu d'ambiance, de culture, d'éthique, à nos contemporains,

- la dénonciation chrétienne de la part de complaisance et de démagogie qui est située à l'intérieur de la conception dominante du dialogue interconfessionnel et du dialogue interreligieux,

constituent deux tâches urgentes à accomplir. "

Merci beaucoup pour toute publication éventuelle.

Bonne journée et excellente continuation.

A Z

COUFFRANT 23/12/2015 08:38

Bonjour,
Merci pour ce blog, pour vos articles. Criez de plus en plus fort afin que l'Eglise soit respectée et que nous retrouvions et défendions avec ardeur les valeurs qui sont les nôtres.
Fraternellement en Christ

Maud

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