« Si vous saviez quelle souffrance c'est pour moi, cette démolition de l'Église par le dedans, de la part de ceux qui devraient la défendre » (Paul VI). Après 50 années de dérives catéchétiques (“Pierres Vivantes”), liturgiques (“Signes d’Aujourd’hui”) et pastorales ("faire l’Église autrement"), la situation est devenue tellement catastrophique qu’il va falloir repenser entièrement le maillage paroissial des diocèses. Nos chers prêtres qu'il faut absolument aider et soutenir  ne peuvent pas être condamnés à courir entre 10, 15 ou 30 clochers le dimanche matin et, le reste du temps, être contraints à une vie d’ermites qui ne correspond pas à leur vocation, à leur état sacerdotal. Que peuvent faire les évêques devant cette situation ? Que pouvons-nous faire pour apaiser la tempête, redresser la barre du navire et ainsi éviter la "noyade spirituelle" de nos diocèses ?

 

Une piste serait de réunir des prêtres bien formés en communautés sacerdotales de cinq ou six autour d’une église "centrale" dans laquelle la Liturgie serait impeccablement célébrée, avec tous les moyens de la solennité : schola grégorienne (SC N°116), grandes orgues, beauté des vêtements liturgiques, service d’autel impeccable, formation continue des fidèles aux enseignements de notre Mère-Église... tout en privilégiant les célébrations "versus orientem" pour accentuer le théocentrisme de la Liturgie (ce qui permettrait d'éliminer un culte malheureusement trop anthropocentré, désacralisé, horizontalisé, fermé sur lui-même, baignant dans un sentimentalisme émotionnel malsain (le pathos s'est substitué au logos), ou bien encore toutes dérives cléricales de prêtres, d'EAP et de laïcs imbus de leur personne, qui font "écran" à Dieu en se prenant pour le "point focal"  dixit Cardinal Robert Sarah  de la Liturgie) car un vrai célébrant doit savoir "s'effacer" au maximum pour mettre en valeur le Célébré (+) (+) (+).

 

Ces communautés centrales véritables poumons spirituels des diocèses  prendraient en charge les paroisses périphériques plus petites pour y porter les sacrements, célébrer la messe d’une façon plus simple mais tout aussi digne dans les villages environnants et y rencontrer les personnes malades ou isolées. Des fidèles volontaires pourraient veiller à la propreté des sanctuaires et, les dimanches où la messe ne peut pas être célébrée, organiser dans chaque église du village une adoration du Saint-Sacrement (prières, chapelet, hymnes, O Salutaris Hostia, Tantum ergo et Salve Regina) ou des Vêpres avec le soutien d’une petite schola itinérante. L’important étant que tout soit bien préparé pour le bien des âmes, loi suprême de l'Église.

 

On aurait ainsi des Églises particulières (diocèses) revivifiées, libérées de toutes lourdeurs bureaucratiques, capables à la fois d’avoir dans les grands centres une "vitrine" pour l’évangélisation (par la beauté de la Liturgie, par une solide et sérieuse formation doctrinale des baptisés), et les moyens de ne pas totalement abandonner les fidèles des paroisses plus petites ou éloignées des grands centres urbains.

 

 

 

Excita, Dómine, potentiam tuam, et veni, ut salvos fácias nos !

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