Le châtiment de ces deux villes connues pour la débauche et les mœurs décadentes de leurs habitants est l’exemple-type du châtiment que Dieu réserve aux impies. « Sodome, Gomorrhe et les villes voisines, pareillement coupables d’impudicité et de péchés contre nature, se présentent à nous comme un exemple, endurant la peine du feu éternel » (Jude 7). Le Christ se réfère plus d’une fois à cet exemple. Parlant à ses apôtres des villes qui refuseront de les recevoir, il annonce qu’« on sera moins dur, au jour du jugement, pour le pays de Sodome et de Gomorrhe, que pour cette ville-là » (Matthieu 10, 15). Il en dit autant de Capharnaüm : « Si les miracles qui ont été faits chez toi l’avaient été dans Sodome, elle serait encore debout » (Matthieu 11, 23). Il prévient aussi qu’au temps de Lot, « les gens mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient. Mais le jour où Lot sortit de Sodome, Dieu fit tomber du ciel une pluie de feu et de soufre, qui les fit périr tous. De même en sera-t-il le jour où le Fils de l’homme se révélera. En ce jour-là, que celui qui est sur la terrasse et aura ses affaires dans la maison ne descende pas pour les prendre, et que, pareillement, celui qui sera aux champs ne retourne pas en arrière. Souvenez-vous de la femme de Lot ! » (Luc 17, 28-31). Toujours en référence à Sodome et Gomorrhe, l’apôtre Pierre souligne que les criminels qui seront châtiés dont il a parlé, ce sont « surtout ceux qui se conduisent au gré de la chair dans la convoitise de ce qui souille et qui méprise la souveraineté divine » (2 Pierre 2, 10). Ce sont des avertissements à vivre la vertu de la sainte pureté, en combattant contre « la concupiscence de la chair et les convoitises désordonnées. Avec la grâce de Dieu, [le chrétien] y parvient par la vertu et le don de la chasteté, car la chasteté permet d’aimer d’un cœur pur et sans partage ; par la pureté d’intention qui consiste à viser la fin véritable de l’homme : d’un œil simple, le baptisé cherche à trouver et à accomplir en toute chose la volonté de Dieu ; par la pureté du regard, extérieur et intérieur ; par le refus de toute complaisance dans les pensées impures qui inclinent à se détourner de la voie des commandements divins : « La vue éveille la passion chez les insensés » (Sagesse 15, 5) ; par la prière » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 2520). « La sainte pureté, Dieu la donne quand on la lui demande humblement » (Saint Josémaria, Chemin, n° 118). Saint Augustin, qui mena longtemps une vie désordonnée, écrit : « Je croyais que la continence relevait de mes propres forces, […] forces que je ne me connaissais pas. Et j’étais assez sot pour ne pas savoir que personne ne peut être continent, si tu ne le lui donnes. Et certes, tu l’aurais donné, si de mon gémissement intérieur, j’avais frappé à tes oreilles et si d’une foi solide, j’avais jeté en toi mon souci » (Confessions 6, 11, 20).
 
Vivre cette vertu - la sainte pureté - demande de chercher à vivre d’abord la vertu cardinale (du latin cardo, « charnière ») de tempérance. « La tempérance est maîtrise de soi. Tout ce que nous ressentons dans notre corps et dans notre âme ne doit pas être satisfait de façon débridée. Tout ce qui peut se faire n’est pas bon à faire. Il est plus facile de se laisser entraîner par les impulsions dites naturelles ; mais ce chemin débouche sur la tristesse, l’isolement dans la misère personnelle. Certains ne veulent rien refuser à leur estomac, à leurs yeux, à leurs mains ; ils refusent d’écouter ceux qui leur conseillent de mener une vie honnête. Ils utilisent de façon désordonnée la faculté d’engendrer - réalité noble, participation au pouvoir créateur de Dieu -, comme s’il s’agissait d’un instrument au service de l’égoïsme. Mais parler d’impureté ne m’a jamais plu. Je veux examiner les fruits de la tempérance, je veux voir l’homme vraiment homme, détaché de ces choses qui brillent mais sont sans valeur, telles ces babioles dont s’empare la pie. Un tel homme sait se passer de ce qui nuit à son âme, et il se rend compte que son sacrifice n’est qu’apparent : parce qu’en vivant de la sorte - avec le sens du sacrifice - il se délivre de beaucoup d’esclavages et il en vient, dans l’intimité de son cœur, à savourer tout l’amour de Dieu. La vie retrouve alors les nuances que l’intempérance estompait ; nous sommes en mesure de nous préoccuper des autres, de partager ce qui nous appartient avec tout le monde, de nous consacrer à de grandes tâches. La tempérance éduque l’âme dans la sobriété, la modestie, la compréhension ; elle lui procure une modestie naturelle qui est toujours attrayante, tant il est vrai que la suprématie de l’intelligence se remarque dans la conduite. La tempérance n’implique pas limitation, mais grandeur. Il y a davantage de privation dans l’intempérance, où le cœur abdique pour suivre la première chose que lui présente le triste tintement de grelots de fer blanc » (Saint Josémaria, Amis de Dieu, n° 84). On entend vite les esprits forts ricaner quand il est question de cette vertu. Ils n'en sont pas plus hommes pour autant. Bien au contraire, car ils se comportent comme les bêtes qui sont guidées par leurs instincts. Or, l'homme est plus qu'un animal perfectionné, il est créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. Donc, lorsqu'il se comporte comme un animal, il déchoit de sa condition pour tomber dans une situation infra-animale.

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