Près de 80% des Français se disent encore "catholiques" parce qu'ils ont été baptisés et qu'ils fréquentent l'église à quelques grands moments de leur existence : pour le mariage ("ça fera plaisir à belle-maman"), pour le baptême du petit dernier ("ça permettra de faire une fête en famille"), pour la communion solennelle du grand ("à condition que le curé ne prêche pas trop longtemps parce qu'il faut qu'on soit au restaurant à l'heure") et pour l'enterrement de la vieille tante Gertrude ("elle tenait à avoir une messe... et ça permettra de tous se revoir"). Ne riez pas trop vite ! Ceci est malheureusement une triste réalité devenue aujourd’hui presque banale chez la plupart des catholiques…
 
 
 
 
 
 
Quand on interroge ces catholiques-là, ils répondent immanquablement qu'ils sont "croyants mais non pratiquants". Un peu comme si Zizou disait aux journalistes qu'il aime le foot, mais évite soigneusement de prendre part à un match... Ou bien encore comme si une jeune fille disait qu’elle ne pourrait pas se ‘’déplacer’’ un dimanche pour aller voir l’homme de sa vie ! Ces catholiques-là croient assurément à "quelque chose", mais à "quelque chose" de plus en plus vague qui porte vers une religion du bon sentiment, où la foi reçue au baptême finit soit par se diluer dans une indifférence grandissante, soit par être gangrénée - en raison du défaut d'esprit critique - par les idées à la mode que distille la bien-pensante masse médiatique. Nous voici donc aux bords d'une apostasie générale... "Apostasie, dites-vous ?" Ce terme qui nous renvoie aux premiers siècles du christianisme est-il encore à la mode ? Il l'est plus que jamais : l'apostasie consiste à renier sa foi, ses convictions, par complaisance, ou par désir (souvent inconscient) de parler et de penser comme tout le monde, tout en étant persuadé faire preuve d'originalité. Au bout du processus d'apostasie se trouve la pensée unique qui vise à une instrumentalisation de l'homme : "on" vous autorise à exister dans la mesure où vous êtes utile à la société et où, par respect de l' "autre" vous finissez par admettre que vous n'avez plus le droit de penser par vous-même...
 
Comment pourrait-on renverser la vapeur ? Comment pourrait-on redonner des convictions et de l'énergie à tous ces baptisés qui se disent encore catholiques ? Il faut simplement redonner aux fidèles le goût pour la liturgie, l'envie d'aller à la messe dominicale et leur faire comprendre en même temps le ‘’pourquoi’’ faut-il y aller. Car, comme l'a souvent expliqué le Cardinal Ratzinger, la crise actuelle de la foi est un écho de la crise liturgique, car il y a un lien étroit entre la foi vécue et la foi célébrée... Tout le monde reconnaît aujourd'hui qu'en "déconstruisant" la liturgie, on a comme brouillé, voilé, embrumé les repères religieux sur lesquels sont établis les convictions religieuses des fidèles catholiques. Et pour redonner aux fidèles l'envie d'aller à la messe, il faut que les célébrations liturgiques soient à nouveau réalisées dans un contexte de beauté, de dignité, de solennité, et avec le souci permanent d'accomplir fidèlement les rites précisés par l'Eglise, par lesquels la liturgie eucharistique acquiert sa forme spécifique et sa distinction. Oui, la liturgie est le moyen le plus efficace que l'Eglise met à notre disposition pour empêcher une apostasie collective. Car c'est par le contact avec l'authentique liturgie de l'Eglise - c'est-à-dire qui n'est peut-être ni celle de votre curé ni celle de votre équipe liturgique locale - que se "catholicisent" les esprits : la liturgie communique son sens par imprégnation plus que par réflexion. En quelque sorte, c'est en fréquentant régulièrement la liturgie qu'on se maintient catholique : en accomplissant les rites, en faisant les gestes, en chantant les paroles de la liturgie, en adorant silencieusement... on finit adopter des attitudes et des intentions qui ouvrent notre esprit, en sorte qu'il finisse par se laisser gorger de la foi vivante reçue des Apôtres. La liturgie nous met en contact avec une foi droite, elle suscite en nous une espérance ferme, et elle éveille en chacun nous le désir de pratiquer une charité parfaite (cf. Prière de S. François devant le Crucifix). Elle ne garantit pas que nous arrivions sans effort à cet état de sainteté, mais elle suscite en nous le désir de l'atteindre et nous apprend avec une infinie patience les moyens d'y parvenir. Oui, la résistance à la destruction de la foi catholique passe bel et bien par une résistance à la déstructuration de notre liturgie. Il faut en avoir conscience et agir en conséquence.
 
Agir en expliquant aux fidèles catholiques qu’ils ne doivent pas accepter toutes les formes liturgiques "abracadabrantesques" qui leurs sont imposées, dans les paroisses, par les célébrants ou par les "équipes liturgiques" même dûment mandatées par les évêques diocésains. Le pape Jean-Paul II n’a cessé de nous le dire : « Tous [les fidèles catholiques, NDLR] doivent (…) approfondir leur fidélité (…) en refusant toutes les interprétations erronées et les applications arbitraires et abusives en matière doctrinale, liturgique et disciplinaire. » (cf. Motu proprio Ecclesia Dei adflicta).
 
Oui, dans ce qui touche à la doctrine, à la liturgie et à la discipline, nous devons nous habituer à "refuser les interprétations erronées et les applications arbitraires et abusives". Pendant des années, nos pasteurs nous ont répété que le fidèle chrétien devait se montrer "adulte" et "responsable". Eh bien soit : qu’il sache à présent qu'être "adulte" et "responsable", c'est savoir dire "non" quand il faut dire "non". Autrement dit, c'est refuser, au nom de l'identité catholique qu'on se doit de défendre pour soi-même et pour les autres, de cautionner les célébrations liturgiques qui ne sont pas faites dans le respect des normes précisées dans le missel romain, comme c'est le cas par exemple ici. 
 
 
 
Inspiré par l’association Pro Liturgia

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