"A la Saint Hubert, les oies sauvages fuient l'hiver" :

 
 
 
 
Saint Hubert était un prince de la lignée de Clovis, roi de France. Il avait douze ans quand, au milieu d'une chasse, il vit un ours furieux se jeter sur son père et l'étreindre de ses griffes redoutables. À ce spectacle, il poussa un cri vers le Ciel : « Mon Dieu, faites que je sauve mon père ! ». Aussitôt, se jetant sur l'animal féroce, il lui donne le coup de la mort. C'est là, sans doute, le premier titre de Saint Hubert à sa réputation de patron des chasseurs. Plus tard, Hubert chassait, un Vendredi Saint, dans la forêt des Ardennes, ce qui était une chose peu convenable pour un chrétien. Soudain, un beau cerf, qu'il poursuit avec ardeur, s'arrête et lui fait face. Entre les cornes de l'animal brille une Croix éclatante, et une voix prononce ces paroles : « - Hubert ! Hubert ! Jusqu'à quand poursuivras-tu les bêtes dans la forêt ? Jusqu'à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le Salut de ton âme ? Si tu ne te convertis pas et ne mènes pas une vie sainte, tu descendras bientôt en enfer. - Seigneur, s'écrie le jeune prince, que voulez-Vous que je fasse ? - Va à Maastricht vers l'évêque Lambert, il t'instruira. Convertis-toi, fais pénitence de tes péchés. Voilà ce à quoi tu dois te résoudre pour n'être point damné dans l'éternité ». Bientôt Hubert renonce à tous ses droits sur la couronne d'Aquitaine, se revêt d'un costume de pèlerin et s'achemine vers Rome. Comme il arrivait au tombeau des Saints Apôtres, le Pape Sergius, dans une vision, apprenait le meurtre de l'évêque Lambert, victime de son zèle pour la défense de la sainteté conjugale, et il recevait l'ordre d'envoyer à sa place le pèlerin qui arrivait en ce moment, pour prier, à la basilique de Saint-Pierre. Le Pontife trouva en effet l'humble pèlerin, lui fit connaître les ordres du Ciel, et Hubert, malgré sa frayeur et ses larmes, dut se soumettre à la Volonté de Dieu. De retour en sa patrie, il fonda l'évêché de Liège, où il fit briller toutes les vertus des Apôtres. Sa douce et persuasive éloquence captivait les foules. Il parlait quelquefois pendant trois heures consécutives, sans qu'on se lassât de l'entendre. A la puissance de la parole il joignait celle des miracles. A sa prière, les démons abandonnaient le corps des possédés, les flammes de l'incendie s'éteignaient, la sécheresse désastreuse cessait tout à coup pour céder la place à une pluie féconde : « Le Dieu d'Élie est le nôtre, disait-il, implorons-Le dans la prière et le jeûne; la miséricorde fera le reste ».

Une voix céleste lui dit un jour : « Hubert, dans un mois tes liens seront brisés ». Il se prépara pieusement à la mort, et, après avoir chanté le Credo et entonné le Pater, il rendit son âme à Dieu le 30 mai 727 à Tervuren. Son corps fut porté aux Saints-Apôtres de Liège où, seize ans après sa mort, il fut retrouvé intact. Le 3 novembre 743, le maire du palais Carloman aida à porter ses reliques devant l'autel. En 825, Liège les céda partiellement au monastère d'Andage qui devint Saint-Hubert, et prétendit posséder le corps dans son intégralité.


 
 

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