Le mois, de septembre est marqué par une présence particulière, dans le calendrier liturgique, de la Bienheureuse Vierge Marie, à commencer par la célébration de sa naissance le 8 septembre. Il est beau de constater que, pour reprendre le travail qui a connu une pause avec la période des vacances d’été, le regard du croyant trouve sur son horizon la figure lumineuse de la Sainte Vierge, comme pour l’inviter à un nouveau début, à un nouvel élan, y compris dans le domaine du travail…

 
 
 
 
On peut dire en effet que, avec la naissance de Marie, tout renaît, parce que c’est d’Elle que Jésus a pris la nature humaine pour sauver chacun d’entre nous et le faire renaître à une vie nouvelle. La naissance de la Mère est déjà, en un certain sens, la naissance du Fils, elle anticipe sa venue par Sa Conception Immaculée, par son humilité et par son don total à Dieu qui l’a choisie de toute éternité avec un amour indicible de prédilection. L’Eglise voit en Marie l’Aurore qui précède le lever du Soleil, c’est-à-dire de son Fils Jésus : « Qui est celle-ci qui surgit comme l’aurore, belle comme la lune, resplendissante comme le soleil ? » (Cantique des Cantiques, 6, 10). A cette strophe du Cantique des Cantiques, le chrétien sait comment répondre : c’est Marie qui surgit comme l’aurore et brille de la lumière du Christ ! Célébrer la fête de la naissance de la Très Sainte Vierge Marie veut dire méditer sur le mystère de sa petitesse qui, comme Elle-même le déclare dans le Magnificat, a attiré le regard de Dieu qui l’a choisie comme Mère ; et c’est pour cela que toutes les générations la proclament bienheureuse ! La béatitude de Marie repose tout entière sur le choix de Dieu auquel Marie a répondu avec une très grande humilité, avec une humilité inégalée. L’humilité du Créateur s’est rencontrée avec celle de Marie, qui n’a rien cherché d’autre que la gloire de Dieu. Le Pape Benoît XVI, lors de la récente « Agora » des jeunes à Lorette, a parlé de cette « rencontre d’humilité », en déclarant que « la Sainte Maison de Nazareth » était « le sanctuaire de l’humilité : l’humilité de Dieu qui s’est fait chair, qui s’est fait petit, et l’humilité de Marie qui l’a accueilli dans son sein ; l’humilité du Créateur et l’humilité de la créature. De cette rencontre d’humilité est né Jésus, Fils de Dieu et Fils de l’homme (...) Celui qui est humble est considéré comme une personne qui renonce, comme quelqu’un qui est vaincu, comme quelqu’un qui n’a rien à dire au monde. En revanche, c’est là la voie maîtresse, et non seulement parce que l’humilité est une grande vertu humaine, mais aussi parce que, en premier lieu, elle représente la manière d’agir de Dieu lui-même. C’est la voie choisie par le Christ, le Médiateur de la Nouvelle Alliance, qui, ‘s’étant comporté comme un homme, s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort et à la mort sur une croix’ (Philippiens, 2, 8) », (Homélie du Pape Benoît XVI, Lorette, 2 septembre 2007).

Pour aller de l’avant sur cette « voie maîtresse », nos avons besoin d’être pris par la main et d’être guidés par Celle qui l’a parcourue en suivant son fils, par la « porte étroite », du début jusqu’à l’accomplissement, sans jamais dévier dans cette voie, pas même un seul instant. Marie a pu la parcourir jusqu’au bout avec Jésus, parce qu’elle était toujours restée la servante. « Voici la servante du Seigneur » : ces paroles prononcées lors de l’Annonciation étaient l’expression de tout son être qui était entièrement ouvert à Dieu, oublieuse même de soi jusqu’à l’invraisemblable : un abîme d’humilité pour contenir un abîme de Grâce ! Marie a toujours voulu être à la dernière place, la place des pauvres de Yahvé, et c’est pour cela que Dieu l’a exaltée au-dessus de toute autre créature. Son Cœur Immaculé continue à répandre dans l’Eglise, qui s’étend à toute la terre, la sève d’une humilité extraordinaire, afin que chaque enfant de Dieu, qui est aussi son enfant, sache bien qu’il est toujours et seulement une créature, un petit rien dans l’univers de l’Amour infini de Dieu. Un petit rien appelé toutefois à de grandes choses : à devenir dans le Christ un être tout donné à Dieu et rempli de Dieu ! Cela vaut vraiment la peine de se perdre soi-même - comme nous le rappelle sans cesse le Saint-Père - pour recevoir le Tout de Dieu ! Comme Marie, avec Marie, per Mariam !
 

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