« Quiconque entend ces paroles que je viens de dire et ne les met pas en pratique, peut se comparer à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont rués sur cette maison, et elle s’est écroulée. Et grande a été sa ruine » (Matthieu 7, 26-27). Nous pouvons dire que nous suivons le Seigneur Jésus seulement quand nous mettons vraiment Sa parole en pratique. L’écouter ne suffit pas, il faut vivre ce qu’Il dit. Si, pour appuyer nos belles paroles sur Jésus, il n’y a pas le témoignage de notre vie vécue en conformité avec ces belles paroles, l’Evangile déclare alors que nous avons construit notre existence sur le sable, et que tout, un jour ou l’autre, croulera.

 
 
 
 
Se réaliser soi-même c’est précisément construire sur le sable de notre pauvre « moi », qui se croit capable d’édifier sa propre existence en se persuadant qu’elle est sienne et, que, ainsi, il peut la gérer du mieux qu’il pense. Quand une existence se laisse prendre par cette conviction, et s’aperçoit tout à coup qu’elle est erronée, que la vraie conversion ne consiste pas seulement à changer des habitudes - en devenant un peu meilleurs et plus honnêtes - elle comprendra que l’unique construction capable de résister s’appelle « le Seigneur Jésus ». Quand Jésus a appelé les premiers Apôtres à le suivre, l’Evangile dit : « aussitôt, laissant les filets, ils le suivirent ». (Marc 1, 18). Mais avaient-ils vraiment laissé les filets qui les liaient à eux-mêmes, à leur propre intérêt ? De fait, chemin faisant, ils découvriront la triste réalité qui lie le vieil homme, ils reconnaîtront tous les filets demeurés cachés dans les sables de leur propre « moi », dont le Seigneur, avec une patience infinie, mais sans compromis avec la vérité, les libérera, dans la mesure de leur sincérité et de leur confiance en Lui, l’unique Rocher de l’existence humaine ! Parmi les disciples de Jésus, il y en a qui ne l’ont pas fait mais qui se sont enthousiasmés tout simplement, qui ont commencé à changer, mais superficiellement seulement, en croyant faussement que cela suffisait, en oubliant que tout reposait sur un fondement erroné : la réalisation de soi-même par soi-même. Ils voulaient certes suivre le Christ, mais pas l’imiter, en s’immergeant en Lui ! Quand la vie, nouvelle en apparence, a commencé à vaciller devant les exigences d’être vraiment des disciples du Christ, il leur a manqué le courage de commencer une vie nouvelle.
 
Nous aussi, comme disciples, nous ressentons parfois, en suivant le Seigneur, la peur de perdre nos certitudes, nos avantages ; nous nous laissons tromper par les apparences, et peut-être même préférons-nous rester prisonniers de nos filets, dans notre petit monde, plutôt que de nous adresser avec force au Seigneur, en Lui demandant de faire de nous des créatures nouvelles : « De mon angoisse, j’ai crié vers Yahwé, il m’exauça, me mit au large » (Psaume 118, 5). Celui qui a le courage de faire cela, celui qui aime le Seigneur plus que sa propre vie et trouve en Lui la force de s’oublier, fait à n’en point douter l’expérience de la libération promise par Jésus : « Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres » (Jean 8, 36). Jour après jour, mois après mois, il goûtera toujours plus la liberté des enfants de Dieu, pour se consacrer de tout son coeur, non seulement à la conquérir pour lui-même, mais aussi pour en montrer la voie aux autres. La Voie a un nom : le Seigneur Jésus, « La Voie, la Vérité, la Vie » (Jean 14, 6). Le seul programme que le Seigneur nous donne, concernant le péché, concernant les filets, est de nous en libérer. En effet, comme l’enseigne la théologie mystique, un seul vice suffit pour bloquer la croissance dans les vertus, le développement de notre liberté intérieure, et notre désir de nous conformer à Jésus-Christ. Un seul écueil suffit pour faire échouer un navire ! Libres de penser Dieu, de penser en Dieu, nous le sommes seulement quand, dans notre vie, il n’y a aucune fixation, aucune dépendance du pouvoir, de l’argent, des honneurs, du plaisir, de la supériorité, de la tristesse, de la peur, de l’esprit de grandeur... En d’autres termes nous sommes libres seulement si nous ne sommes pas dépendants de la logique du péché et de l’égoïsme, et si nous dépendons de la grâce sanctifiante de Dieu, qui nous transforme toujours plus en créatures nouvelles, comme le décrit de façon admirable Saint Grégoire de Nysse : « Quand une âme se convertit, elle hait le péché, elle se consacre entièrement à faire le bien, elle accueille en soi la grâce du Saint-Esprit et elle devient un être entièrement nouveau. C’est alors que se vérifie la parole de l’Ecriture : "Purifiez-vous du vieux levain pour être une pâte nouvelle" (I Corinthiens 5, 7), mais aussi cette autre parole : "Ainsi donc, célébrons la fête, non pas avec du vieux levain... mais avec des azymes de pureté et de vérité" (1 Corinthiens 5, 8) ».
 
Seuls ceux qui sont libres de tout ce qui les enchaîne au monde, sont vraiment capables de pratiquer les vertus, capables de se donner au Christ ! « Et voici quelle est la volonté de Dieu : c’est votre sanctification » (1 Thessaloniciens), nous dit Saint Paul. Ce chemin de liberté a attiré d’innombrables personnes au cours de ces vingt siècles de christianisme, il a élevé jusqu’au Ciel les coeurs humbles et les esprits disposés à s’ouvrir à l’aventure la plus belle que l’on puisse trouver sur la terre, celle d’accueillir Dieu dans son Fils Jésus né de la Vierge Marie : Elle nous l’offre, comme Elle l’a offert à Joseph, à Elizabeth, à Jean Baptiste et à Zacharie, aux Bergers et aux Mages, aux époux de Cana et aux disciples, à tous ceux qui continuent à se rassembler autour de Lui, au pied de la Croix et au Cénacle de l’Eucharistie, pour accueillir l’Amour de Dieu qui transforme.
 

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