Dunselman2Originaire de Schiedam en Hollande-Méridionale (Pays-Bas), elle naquit un Dimanche des Rameaux, le 18 mars 1380 dans une famille d'ancêtres nobles... mais ils étaient tombés dans la pauvreté. Ses parents avaient neuf enfants, huit garçons et une fille. Enfant gracieuse et forte et d'une avenante beauté, ses charmes et ses qualités lui attirèrent de nombreuses demandes de mariage. Elle dit à ses parents : « Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes ». Dieu la prit au mot. À la suite d'une chute (en patinant sur la glace) où elle eut une côte brisée, on la transporta sur son lit. Elle ne le quitta plus jusqu'à sa mort. Malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu'empirer. Un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée; perdant l'usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles. Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec amour. Trois plaies profondes s'ouvrirent dans son pauvre corps, dont l'une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu'on en retirait jusqu'à deux cents en vingt-quatre heures. Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l'épaule, à laquelle s'ajouta bientôt le "mal des ardents" qui dévora ses chairs jusqu'aux os. À cela, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l'ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu'à remplacer une maladie par une autre.

 

Ainsi Lydwine était couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n'ayant que l'usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée des vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir. Et au milieu de tout cela elle était heureuse, et se disait prête à souffrir ainsi pendant de longues années. À partir de 1414, jusqu'à sa mort, c'est à dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie. Jusqu'à la fin, ses maux s'aggravèrent; mais ses plaies, ses vomissements n'exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées. Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations. Rien de plus ardent que sa charité, toujours au service des malheureux qu'elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d'elle consolation. On doit aussi ajouter d’incroyables grâces mystiques : bilocation, lecture dans les âmes, réception des sacrés stigmates et participation régulière à la Passion de Jésus, visions du Christ et de la Vierge. Elle visita des lieux saints (Rome, Terre Sainte) mais aussi l'Enfer, le Purgatoire et le Paradis. Lorsqu'elle se trouva au Paradis, son Ange Gardien lui montra un rosier pour lui dire qu'elle ne trépassera pas avant que les toutes les roses soient en fleurs. 

 

Ce fut le mardi de Pâques 1433 (le 14 avril à 53 ans) que Lydwine acheva la montée de son Calvaire, qui avait duré trente-sept ans. Aussitôt son pauvre corps exténué, défiguré, reprit ses couleurs, son embonpoint et sa beauté; il exhalait un parfum plus suave que jamais. Son corps fut conservé intact, miraculeusement, mais au XVIème siècle, les protestants le brûlèrent et on ne conserve plus, en guise de reliques, que les os calcinés retrouvés dans le bûcher… Ses reliques se trouvent maintenant dans la Basilique de Schiedam, aux Pays-Bas (Zuid-Holland). Elle est canonisée le 14 mars 1890 par le Pape Léon XIII.

 

Sainte Lydwine est la sainte patronne des maladies rares et de la ville de Schiedam.

Elle est fêtée le 14 juin dans le calendrier liturgique propre aux Pays-Bas.

Un pèlerinage en son honneur existe le 2ème dimanche après Pâques.

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