Dimanche prochain, nous fêterons la Solennité de Notre-Seigneur Jésus-Christ Roi de l’Univers, et, le 21 novembre, nous fêtons la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie au Temple : la créature la plus pure est offerte à Dieu, elle se consacre à Lui, pour préparer la voie au Roi des rois : La Sainte Vierge s’est offerte entièrement au Père, dans toutes les fibres de son être entièrement pur et transparent, parce qu’il était immaculé. De manière mystérieuse, la Providence Divine préparait Marie, à son insu, année après année, à devenir le véritable Temple du Fils de Dieu, sa Demeure virginale sur la terre, Celle qui L’aurait donné au monde comme Sauveur !

 
 
 
 
Une enfant toute sainte se consacrait pour toujours au Dieu Tout-puissant, qui aurait réalisé en Elle les merveilles les plus grandes pour le bien de tous les Peuples. Le Roi viendra, et il est venu parce que la Reine était prête à L’accueillir ! Seule la Très Sainte Vierge Marie a été rendue capable, grâce aux prodiges de la grâce divine, de devenir la Mère de Dieu et, ainsi, d’être élevée à une dignité que Saint Thomas d’Aquin décrit comme « presque infinie » : « La Bienheureuse Vierge Marie, parce qu’Elle est Mère de Dieu, a une dignité infinie d’une certaine manière, parce qu’elle découle du Bien infini qui est Dieu » (Saint Thomas d’Aquin, Summa Theologiae, I, q. 25, a. 6). Méditons-nous comme il convient ces paroles du Docteur de l’Eglise ? C’est seulement sur Elle, en effet, que le Saint-Esprit est descendu pour réaliser le plus grand miracle de tous les temps : « Le Verbe s’est fait chair et il est venu habiter parmi nous » (Jean 1, 14). Celui qui fixe son regard sur Marie, animé d’une foi simple et pure, tout comme Jésus l’a voulue, en contemplant le mystère de l’Incarnation de Dieu, ne pourra que s’émerveiller de la grandeur exceptionnelle de la Vierge Mère. Dieu lui a donné, dans l’ordre de l’économie du salut, un rôle absolument unique : celui d’être la Mère du Rédempteur et, en conséquence, la Mère également de tous les rachetés. Ce rôle universel de Marie est découvert de manière progressive, et nous, chrétiens du 21° siècle, nous ne sommes certes pas parvenus au terme de notre connaissance de Marie ; et nos louanges ne pourront pas non plus être assez suffisantes pour exalter sa grandeur. « De Maria nunquam satis » déclare une phrase célèbre, et cela est vrai aussi de nos jours ! L’expérience bimillénaire de l’Eglise nous dit clairement que la prophétie du Magnificat se réalise de manière ponctuelle à chaque siècle, de manière évidente : « Toutes les générations me diront bienheureuse ». Et de même que Elizabeth s’est exclamée « Tu es bénie entre les femmes, et béni est le fruit de ton sein ! A quoi dois-je que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? » (Luc 1, 42-43), parce qu’elle a reconnu en Marie la dignité extraordinaire de Mère du Sauveur, de même aussi le Peuple de Dieu en chemin, découvre en Marie des merveilles toujours nouvelles et, animé par le Saint-Esprit, sous la direction du Magistère de l’Eglise, il en fait les louanges, il l’invoque sans se lasser et témoigne de Sa grandeur. Appeler Marie « bienheureuse » ne veut pas dire seulement La vénérer, mais aussi connaître toujours plus les profondeurs et les grandeurs de grâce que contient sa vocation, et qui se répandent dans le cœur de chacun d’entre nous et sur le monde entier. Toute vraie mère, en effet, donne tout ce qu’elle possède à ses enfants, à commencer par sa propre vie elle-même ; à combien plus forte raison peut-on dire alors la même chose de la Mère de toutes les mères ! La dévotion mariale authentique se nourrit de la connaissance amoureuse de la Mère de Dieu, qui ne peut qu’engendrer le témoignage filial de notre appartenance à Elle. Oui, Marie est grande et puissante parce qu’elle est le Mère de notre Rédempteur qui, sur la Croix, nous a confiés à Elle : « Femme, voici ton fils ».
 
« O Femme, tu es si grande, et ta valeur est tellement grande / que celui qui veut la grâce et ne recourt pas à Toi / son désir est vain comme celui qui désire voler sans ailes ». Ces versets hautement poétiques que Dante a consacrés à la Très Saint Vierge dans la Divine Comédie, expriment clairement la médiation maternelle de Marie : que celui qui veut bénéficier des miracles de la grâce, s’adresse avec confiance à la Mère de Dieu et, comme à Cana, Jésus transformera même les événements de notre existence fragile, en en changeant la qualité et en en faisant des événements de miséricorde. La Sainte Vierge marche aux côtés de son fils sur les chemins du monde et, par les voies mystérieuses de l’Esprit, elle l’introduit dans l’histoire communautaire et personnelle, en lui demandant, pour le banquet de nos jours, le miracle qui nous semblait impossible, mais qui, avec elle, se réalise toujours : celui de la sainteté. Ce pouvoir de Marie se révèle à tous ceux qui s’adressent à elle et qui l’acclament en lui disant tout joyeux : « Tu es bénie entre les femmes et béni est le fruit de ton sein ! A quoi dois-je que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? ».
 

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