L’histoire personnelle du croyant, à partir du moment où il rencontre réellement Jésus, connaît une mutation profonde, elle n’est plus la même : elle devient une histoire de salut ! Ce n’est plus une histoire faite seulement d’événements terrestres, parce que la rencontre avec le surnaturel, l’entrecroisement avec la grâce divine l’a élevée jusqu’au Ciel : de Là-haut, alors, elle est « rédigée » et transformée par le Seigneur en histoire de grâce…

 
 
 
 
Comme il est beau d’avoir la certitude que c’est Jésus Roi de l’Univers qui domine l’histoire du chrétien, Lui qui en devient le protagoniste, parce que nous avons confiance en Lui et que nous Lui confions notre présent avec le passé et l’avenir : c’est à Lui que tout appartient alors, et le Christ devient notre tout. Pour nous aussi chrétiens du troisième millénaire, ce qu’écrivait Saint Paul aux Colossiens, conserve toute sa valeur : « la réalité, c’est le Christ ! » (Colossiens 2, 17). L’histoire du monde, pour nous croyants, est seulement une ombre de l’histoire future. Le flot des événements d’ici-bas qui, parfois, comme un fleuve en crue semble emporter l’humanité, ne peut nous entraîner dans son tourbillon, parce que nous croyons que Dieu nous a rachetés de cette histoire déchue par le péché, et nous a introduits dans l’histoire rachetée par le Christ : « C’est Lui en effet qui nous a libérés du pouvoir des ténèbres et nous a transférés dans la Royaume de son fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés » (Colossiens 1, 13-14). En mettant sans réserve toute notre existence dans les mains du Christ, nous témoignerons, personnellement, du déroulement d’une histoire différente, qui n’a pas de comparaisons avec l’histoire vécue sans Lui. Ce que Jésus promet, il le fait toujours, et quand Il nous assure qu’Il est « la Voie, la Vérité et la Vie », si nous nous confions à Lui, si nous Lui faisons confiance, il nous fait faire l’expérience aussi de cette nouvelle Voie, de cette nouvelle Vérité et de cette nouvelle Vie, qui commence à partir d’ici-bas. Le chrétien, en effet, n’est pas un rêveur qui s’enfuit devant ce qui arrive, ou qui, en attendant quelque chose qui devra arriver après la mort, méprise tout le reste. Le chrétien vit déjà, l’expérience d’une vie renouvelée par Dieu, il perçoit déjà que l’histoire est sauvée, que la joie est donnée, que l’éternité a commencé… certes, dans une mesure qui est en proportion avec son état de créature terrestre, mais dans l’attente de jouir de cette mesure inimaginable de gloire, qu’il vivra dans la plénitude du Royaume de Dieu, qui est le Paradis. Le chrétien est une personne qui a reçu la grâce dans le « déjà et pas encore » !
 
Pour faire « entrer » Jésus dans notre propre histoire, il ne faut pas de grands efforts ; au fond, le cœur humain a sa mesure sur le Sien, notre amour dérive de son amour, nous ne sommes pas la source de l’être, Lui, il l’est ! Il suffit d’une petite fente pour l’accueillir, d’une ouverture, même très petite, de notre liberté qui le cherche, qui l’invoque… Il y a de très nombreux épisodes dans l’Evangile qui témoignent d’histoires qui ont été transformées par la rencontre avec la Personne de Jésus. Lors de la récente Solennité du Christ Roi, nous avons médité le passage qui nous parlait du Bon Larron (cf. Luc 23, 35-43). Il était suspendu à une croix parce qu’il était coupable, son histoire se terminait de manière misérable, comme était misérable la scène qu’il avait devant lui. Combien était grande la méchanceté humaine contre Ce Crucifié, qui irradiait de son regard une beauté majestueuse et une paix indescriptible : même au milieu de souffrances atroces, il ne se plaignait pas, il ne jurait pas, mais il pardonnait et prononçait ces paroles mystérieuses adressées à Jean : « Voici ta Mère ». Oui, la Mère et le Fils Crucifié doivent avoir capturé le regard et le cœur du Bon Larron, remettant en lui la nostalgie d’une innocence que l’on pouvait lire sur ces deux visages marqués par une souffrance indicible, mais qui était extraordinairement différente de la cruelle souffrance humaine : c’était une souffrance que le sauvait ! C’est pourquoi un coin de son cœur s’ouvrit, une soif d’éternité éclaira son esprit, et fit agir la volonté, jusqu’alors paralysée par l’angoisse, et, avec ses dernières forces, avec ses dernières paroles, il confia son histoire humaine damnée au Seigneur de l’histoire sauvée : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu entreras dans ton Royaume » (Luc 23, 42). A partir de ce moment précis, tout changea. L’histoire d’un condamné à mort, en contact avec l’Histoire de la Rédemption, devint l’histoire d’un homme sanctifié : « En vérité, je te le dis, aujourd’hui même, tu seras avec mois au Paradis » ! (Luc 23, 43).
 

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