Ce sont les "catholiques" français qui le disent : d’après un sondage Ifop publié dans La Croix le 12 novembre 2007, ils sont 60% des catholiques non-pratiquants [peut-on appeler les "non-pratiquants" des "catholiques" ? NON !], et 63% des pratiquants à considérer que « toutes les religions se valent ». Consternation supplémentaire : les catholiques pratiquants sont un peu plus nombreux à penser cela, et, que l’ensemble des Français, qui n’émettent ce jugement “qu’à 62%”…
 
 
 
Ainsi donc, si l’on en croit ce sondage, les deux-tiers des catholiques qui vont à la messe “régulièrement” pensent que le catholicisme est une religion comme une autre, ni meilleure, ni pire. Plus inquiétant encore, ils sont donc plus nombreux encore à croire cela que les "non-pratiquants". […] On le voit, Mgr André Vingt-Trois, qui s’était fixé comme objectif, dès son premier discours de nouveau président de la conférence épiscopale, de faire entendre davantage la voix des chrétiens dans la société, ne pourra majoritairement compter que sur des troupes incertaines et peu résolues. Mais à qui la faute ? L’Église de France ne fait que récolter ce qu’elle a semé, le fruit d’années de paroles hésitantes, de soumission zélée à la dictature du relativisme, de peur de déplaire triomphant du courage de témoigner. Car si tant de catholiques croient sincèrement avoir épousé une religion comme une autre, n’est-ce pas d’abord parce qu’ils ont des pasteurs qui sont trop souvent, au lieu de signes de contradiction, des hommes comme les autres, épousant le discours commun, paniqués à l’idée de se distinguer, de se faire remarquer, de jurer avec la logorrhée ambiante ? Combien d’évêques ont soutenu publiquement le combat de Mgr Cattenoz pour l’identité de l’école catholique ? Quel clerc rappelle que le catholicisme a en France des droits supérieurs aux autres religions – ou devrait en avoir -, ne serait-ce que compte tenu du rôle éminent qu’il a joué dans la construction de la nation ? Quel prélat a remué ciel et terre pour empêcher la destruction d’une église dans son diocèse, au nom, non des intérêts de l’Église, mais du bien commun ? Qui a relayé en France le document romain Dominus Iesus, publié en 2000 par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi sous la signature du cardinal Ratzinger, qui réaffirmait qu’ « il serait clairement contraire à la foi catholique de considérer l'Église comme un chemin de salut parmi d'autres. [Dire que] les autres religions seraient complémentaires à l'Église, lui seraient même substantiellement équivalentes, bien que convergeant avec elle vers le Royaume eschatologique de Dieu [est contraire à la foi catholique] » ; Les fidèles sont tenus de croire fermement que « l'Église est “sacrement universel de salut” [cf. Lumen Gentium, 48] parce que, de manière mystérieuse et subordonnée, toujours unie à Jésus-Christ sauveur, sa Tête, elle a dans le dessein de Dieu un lien irremplaçable avec le salut de tout homme. » Mais pour y croire, encore faudrait-il avoir l’occasion de l’entendre. Quant aux 66% de catholiques pratiquants qui n’ont pas pensé à citer l’annonce du message du Christ parmi les missions prioritaires de l’Église, ont-ils souvent entendu leurs pasteurs prêcher sur cette phrase de la 1ère épître aux Corinthiens ? « Annoncer l'Évangile en effet n'est pas pour moi un titre de gloire ; c'est une nécessité qui m'incombe. Oui, malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile ! » Et malheur aux pasteurs qui sont, pour leur troupeau, de si piètres éducateurs.
 
Source : Revue ‘’Objections’’ n°12, décembre 2007 - Directeur de la publication : Abbé Guillaume de Tanoüarn (IBP)

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