Le 17 janvier 1871, Eugène Barbedette, Joseph Barbedette, Françoise Richer et Jeanne-Marie Lebossé, des enfants du village de Pontmain ont vu la Vierge Marie…
 
 
 
 
 
« Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera
en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher »
 
 
 
 
L'hiver 1870-1871 fut terrible pour la France. Le 19 juillet, Napoléon III avait déclaré la guerre à la Prusse de Guillaume Ier et depuis, les défaites se succédaient. L'Empereur avait capitulé le 2 septembre. Le 19 septembre, en la fête de Notre-Dame de la Salette, Paris était assiégé par l'ennemi, l'armée de l'Ouest était battue au Mans le 13 janvier, et elle se repliait en désordre. Une grande partie de la France était occupée et il ne restait plus aucun espoir humain d'arrêter l'invasion. Après la défaite du Mans, l'inquiétude augmenta dans l'Ouest. Les troupes françaises battaient en retraite en direction de la Bretagne. Le soir du 17 janvier, le général allemand Von Schmidt disait : « En ce moment, mes troupes sont à Laval ». Elles étaient, en effet, aux portes de la ville et avaient reçu l'ordre de la prendre. Celle-ci ne pouvait résister. Or, Laval est à 52 kilomètres de Pont-Main. L'angoisse régnait à Pont-Main. Depuis le 23 septembre, 38 hommes ou jeunes gens étaient partis à la guerre. Monsieur le Curé les y avait préparés. Après la messe qu'il avait célébré pour eux le jour du départ, il les avait bénis, consacrés à la Sainte Vierge, et leur avait promis qu'ils reviendraient tous. Mais depuis plusieurs jours, on était sans nouvelles de la plupart d'entre eux. L'angoisse était telle que le 15 janvier, après les Vêpres, personne n'avait eu le courage d'entonner le cantique habituel de Saint Brieuc : « Mère de l'Espérance dont le Nom est si doux, protégez notre France, priez, priez pour nous ». L'abbé Guérin s'était retrouvé seul à chanter. Se retournant, il exhorta ses paroissiens à la prière. Alors ils chantèrent mais en pleurant. Les fidèles gardèrent l’Espérance ! Peu à peu, la paroisse était devenue une véritable communauté priante, dans laquelle chaque famille voulait avoir sa place. Les enfants priaient encore plus que leurs parents. Monsieur le curé ne se lassait pas de leur redire : « Priez, mes enfants, vous obtiendrez miséricorde ; et surtout, demandez par Marie ». Parmi les enfants, les deux petits Barbedette se distinguaient par leur piété. Chaque matin, après une courte prière et le travail avec leur père, ils récitaient le chapelet à haute voix pour leur frère (parti à la guerre), avant le déjeuner. Depuis le début de la guerre, ils allaient chaque jour à l'église faire le chemin de croix, pour demander la cessation des hostilités. Ils servaient ensuite la messe de 7 heures et s'unissaient encore aux prières pour les soldats. La classe sonnait à 8 heures. Là encore, les religieuses les faisaient prier et chanter des cantiques pour obtenir la Miséricorde Divine. Ainsi se passa la journée du 17 janvier 1871...
 
…ce soir-là du 17 janvier, Eugène Barbedette aide son père à piler les ajoncs dans la grange. Son jeune frère, Joseph, est là aussi. Eugène sort « voir le temps ». C’est alors qu’il voit au-dessus de la maison d’en face une belle dame à la robe constellée d’étoiles qui le regarde en souriant et en tendant les mains en avant. Les villageois accourent vers la grange. D’autres enfants voient à leur tour. Un ovale bleu avec quatre bougies éteintes vient entourer la Belle Dame. On récite le chapelet, puis le Magnificat, quand une banderole se déroule entre l’ovale et le toit de la maison. Lettre après lettre, un message s’inscrit, aussitôt épelé et lu par les enfants, pendant que la foule chante les litanies de la Sainte Vierge, l’Inviolata et le Salve Regina : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher ». La ferveur grandit et les enfants manifestent leur joie : « Oh ! Qu’elle est belle ! ». On chante Mère de l’Espérance. Soudain les enfants deviennent tout tristes alors que le visage de Marie est empreint lui aussi d’une profonde tristesse. Une croix rouge apparaît devant elle portant Jésus tout sanglant. Au sommet de la Croix, sur une traverse blanche, s’écrit en rouge le nom de Celui qui est là : JESUS-CHRIST. Marie saisit le crucifix à deux mains et le présente aux enfants tandis qu’une petite étoile allume les quatre bougies de l’ovale. On prie en silence. On chante l’Ave Maris Stella. Le crucifix rouge disparaît. Marie reprend l’attitude du début, les mains tendues dans un geste d’accueil. Une petite croix blanche apparaît sur chacune de ses épaules. Tout le monde s’agenouille dans la neige pour la prière du soir. Bientôt un grand voile blanc se déroule à partir des pieds et peu à peu la recouvre entièrement. « Tout est fini » disent les enfants. Chacun retourne chez soi, le cœur apaisé. Onze jours plus tard (28 janvier) l’armistice est signé.

Le 2 février 1872, fête de la Présentation de Jésus et de la Purification de la Vierge Marie au Temple, Mgr Wicart, évêque de Laval, reconnaît officiellement l'apparition. Une nouvelle église a été édifiée sur la commune entre 1873 et 1877. Les 22, 23 et 24 septembre 1908, l’église est proclamée solennellement « Basilique Notre Dame de l’Espérance de Pontmain », en présence de 2 archevêques, 4 évêques, 600 prêtres, 15.000 pèlerins. En 1946, les cérémonies du 75ème anniversaire de l'apparition sont présidées par le nonce apostolique Mgr Roncalli, futur pape Jean XXIII.
 
 
 
 

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