« Vous travaillez, vous travaillez, mes enfants, mais ce que vous gagnez ruine votre âme et votre corps. Si on demandait à ceux qui travaillent le dimanche : « Que venez-vous de faire ? », ils pourraient répondre : « Je viens de vendre mon âme au démon, de crucifier Notre-Seigneur, et de renoncer à mon baptême. Je suis pour l'enfer... Il faudra pleurer toute une éternité pour rien... ». Quand j'en vois qui charrient le dimanche, je pense qu'ils charrient leur âme en enfer. Oh ! comme il se trompe dans ses calculs, celui qui se démène le dimanche avec la pensée qu'il va gagner plus d'argent ou faire plus d'ouvrage ! Est-ce que deux ou trois francs pourront jamais compenser le tort qu'il se fait à lui-même en violant la loi du bon Dieu ? Vous vous imaginez que tout dépend de votre travail; mais voilà une maladie, voilà un accident... Il faut si peu de choses ! Un orage, une grêle, une gelée. Le bon Dieu a tout sous sa main : il peut se venger quand il veut et comme il veut; les moyens ne lui manquent pas. N'est-ce pas toujours lui qui est le plus fort ? Ne faut-il pas qu'il reste le maître à la fin ? Il y avait une fois une femme qui était venue trouver son curé pour lui demander de ramasser ses foins le dimanche. « Mais lui dit M. le Curé, ce n'est pas nécessaire; votre foin ne risque rien ». Cette femme insista, disant : « Vous voulez donc que je laisse périr ma récolte ? ».C'est elle qui mourut le soir même... Elle était plus en danger que sa récolte... Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui demeure dans la vie éternelle. Que vous revient-il d'avoir travaillé le dimanche ? Vous laissez bien la terre telle qu'elle est quand vous vous en allez; vous n'emportez rien. Ah ! quand on est attaché à la terre, il ne fait pas bon s'en aller ! Notre premier but est d'aller à Dieu. Nous ne sommes sur la terre que pour cela...

 
Mes frères il faudrait mourir le dimanche et ressusciter le lundi. Le dimanche, c'est le bien du bon Dieu. C'est son jour à lui, le jour du Seigneur. Il a fait tous les jours de la semaine, il pouvait tous les garder, il vous en a donné six, il ne s'est réservé que le septième. Il veut qu'en ce jour, vous ne travailliez nullement, pas plus que si vous étiez à l'agonie. De quel droit touchez-vous à ce qui ne vous appartient pas ? Vous savez que le bien volé ne profite jamais. Le jour que vous volez au Seigneur ne vous profitera pas non plus. Je connais deux moyens bien sûrs de devenir pauvre : c'est de travailler le dimanche et de prendre le bien d'autrui. Vous avez travaillé en ce saint jour ? Donnez aux pauvres une aumône qui surpassera le profit que vous aurez fait.
 
Extrait des sermons du Saint Curé d’Ars

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