« Préparez la voie au Seigneur qui vient » ! L’appel de Jean Baptiste s’adresse à chaque époque de l’histoire et vaut pour chaque personne qui veut ouvrir son propre cœur à Dieu. Si nous croyons vraiment en Lui, alors, il faut préparer chaque jour la voie, en ouvrant, mieux encore, en ouvrant entièrement les portes de notre propre existence à Jésus.

 
 
 
La vie du Précurseur et des Apôtres nous montre que l’homme s’ouvre au Christ quand il commence à aimer vraiment Dieu et le prochain, quand il sort de lui-même en abandonnant la cage psychologique de son propre « moi ». Dans son cœur, l’homme libre, parce qu’il a été libéré par le Christ, aura un seul désir : se donner sans réserves à Dieu et à ses frères. Saint Jean nous avertit, dans ses Lettres que si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », et qu’il hait son frère, c’est un menteur. Celui en effet qui n’aime pas son propre frère qu’il voit, ne peut aimer Dieu qu’il ne voit pas. C’est là le commandement que nous avons reçu de Lui : « celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère » (1 Jean 4, 20-22). Et ainsi, en paraphrasant, nous pourrions dire que si nous aimons plus Dieu, nous devons aimer plus le prochain, et vice versa. Les Saints, par leur témoignage, nous montrent clairement que ces deux directions de l’amour sont inséparables, et que l’intensité de l’amour pour Dieu est directement proportionnelle à celle de l’amour pour le prochain. Jésus dit clairement dans l’Evangile, que le commandement de l’amour de Dieu et celui de l’amour du prochain sont inséparables. Saint Bernard, et d’autres Saints, ont parlé de l’importance extrême « d’aimer Dieu pour Dieu ». Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus le dit de manière explicite, en parlant de l’amour comme service : « Beaucoup servent Jésus quand il les console, mais peu sont ouverts à tenir compagnie à Jésus qui dort au milieu des vagues ou qui souffre au jardin de l’agonie. Aussi qui voudra servir Jésus tout seul ? ». Saint Paul nous parle de cet amour pur dans l’admirable Hymne à la charité : « …la charité est patiente, la charité est bénigne, la charité n’est pas envieuse, la charité ne se vante pas, ne se gonfle pas, ne manque pas de respect, ne cherche pas son propre intérêt… » (1 Jean 13, 4-5). Nous pouvons dire que l’on a la charité seulement quand on aime de manière désintéressée, c’est-à-dire quand on aime en se perdant soi-même, son propre gain.
 
Celui qui veut pratiquer la charité ne doit pas se demander : qu’est-ce que je gagne à aimer cette personne ? Quel profit tirerai-je de ce service-ci ou de ce service-là ? L’amour pur se répand de lui-même sans faire de calcul. C’est comme la femme pécheresse qui, dans la maison de Simon le pharisien, se penche sur les pieds de Jésus et les oint de beaucoup de parfum précieux. Et le Seigneur donne à tous une leçon formidable sur l’amour désintéressé : « Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi et tu ne m’as pas donné d’eau pour mes pieds ; elle, en revanche a baigné mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne pas m’as donné de baiser ; elle, depuis que je suis entré, n’a pas cessé de me baiser les pieds. Tu n’as pas répandu de l’huile parfumée sur ma tête, mais elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds. Pour cela, je te le dis : ses nombreux péchés lui sont pardonnés, parce qu’elle a beaucoup aimé. En revanche, celui à qui l’on pardonne peu, aime peu » (Luc, 7, 44-47). En d’autres termes : Simon pensait à lui-même, tout en ayant invité Jésus, alors que cette femme pensait seulement à Jésus, parce qu’elle s’était oubliée elle-même, et était ainsi devenue vraiment capable de charité ! La charité est le véritable amour, et voilà pourquoi tout ce qui est authentique tourne autour d’elle. La foi elle aussi est authentique seulement si l’on aime de manière désintéressée, autrement elle sera une foi affaiblie par l’amour propre. Une des découvertes décisives sur la voie de la conversion personnelle est précisément celle qui concerne la charité. C’est seulement en décidant de s’oublier soi-même, que l’on peut accéder à l’amour vrai de Dieu et de ses frères, autrement, on reste prisonnier de son propre égoïsme, du calcul et du compte rendu personnel. Le Seigneur veut que nous traitions avec Lui et avec le prochain sans avoir une logique de profit, sans penser à un intérêt personnel. Seul celui qui s’oublie soi-même, aime vraiment. Cet amour resplendit dans toute l’existence de la Sainte Vierge. Le Saint-Père, le Pape Benoît XVI emploie une expression forte quand, parlant de Marie, il déclare : « Elle s’est, pour ainsi dire, totalement expropriée d’elle-même ; elle s’est donnée entièrement au Christ, et, avec Lui, elle nous est donnée à nous tous » (Benoît XVI, Homélie du 8 décembre 2005). Si Marie s’est oubliée elle-même, toujours et totalement, c’est pour cela qu’elle a pu faire place entièrement à Jésus et, « avec lui, nous dit le Pape, elle nous est donnée à nous tous » !
 

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