Les Evangélistes nous donnent le témoignage de très nombreux miracles de Jésus, et nous restons impressionnés par la puissance de Dieu qui se manifeste en guérissant les malades, en libérant ceux qui sont possédés par le Démon, en ressuscitant les morts, en dominant les forces de la nature… C’est une merveille à nos yeux, celle qui se révèle dans ces interventions de Dieu dans l’histoire. Aujourd’hui comme à cette époque, nous sommes fascinés par cette action du Seigneur, opérant dans l’Eglise, en faveur de ses enfants les plus nécessiteux. La stupeur devant ces événements extraordinaires ne doit toutefois pas nous faire croire que Dieu n’agit que de manière extraordinaire, comme c’est le cas précisément durant le miracle.

 
 
 
Le Seigneur travaille sans cesse (cf. Jean 5, 17), mais nous ne nous en apercevons pas, ou mieux, nous ne sommes pas capables de saisir et d’accueillir les signes de cette œuvre divine, parce que nous ne lui donnons pas de place. L’âme humble et ouverte à la grâce, accueille Dieu qui travaille en elle et autour d’elle, mais l’homme replié sur son propre péché devient imperméable à cette action de Dieu, qui pénètre et qui change seulement ceux qui se laissent envelopper par elle sans y résister. Les Apôtres en savent quelque chose ! Ils ont dû apprendre, avec difficulté, à faire une place à Jésus, à mettre de côté leur égoïsme, à ne pas se comporter en patrons sur les autres, à devenir des serviteurs accueillants de la grâce qui transforme, pour devenir des créatures nouvelles. A partir du jour où le Seigneur est entré dans leur vie, tout devait changer : ni plus ni moins de tout ce qui est nécessaire qu’il se passe en nous, disciples du Christ du troisième millénaire. Jésus, en effet, est le même qu’il y a deux mille ans, et l’homme aussi. Les exigences de la conversion sont actuellement les mêmes qu’au temps des Apôtres, qui s’enthousiasmaient quand ils voyaient les miracles, et étaient abattus quand Jésus « dormait » dans leur barque, ayant peur de couler à pic. Exactement comme cela se passe avec nous ! Les Apôtres ont dû apprendre à mettre leur confiance dans le Seigneur, quand son action était évidente tout comme lorsqu’elle ne l’était pas ; à mettre leur confiance en Lui, dans la lumière comme dans l’obscurité, quand ils comprenaient quelque chose tout comme lorsqu’ils ne comprenaient pas. Il en est précisément de même de nos jours ! L’Evangile ne change pas, parce qu’il est Parole Divine et non humaine. Ce que Jésus a demandé au jeune homme riche qui voulait le suivre, il le demande aujourd’hui à ceux qui veulent le suivre. Si nous accueillons Son annonce, nous ferons l’expérience de la puissance de la grâce divine, comme en ont fait l’expérience tous ceux qui, il y a deux mille ans, ont mis leur confiance en Lui ! Aujourd’hui comme en ce temps-là, la Vérité demeure valable, selon laquelle celui qui veut s’affirmer lui-même ne pourra pas devenir transparence de Jésus : « Celui qui veut être mon disciple, qu’il renonce à soi-même… ». A nous aussi, comme aux Apôtres, le Seigneur, sachant combien nous sommes réticents pour croire, répète cette leçon, frappe à la porte de notre conscience pour faire entendre sa voix, il cherche à se faire ouvrir la porte. Mais la porte de notre cœur est rouillée, elle a du mal à s’ouvrir à une autre perspective : donner pour recevoir, diminuer pour croître. Dans l’âme d’un vrai disciple, en effet, le Christ doit croître, et non pas n’importe qui. Quand Jésus vit dans une âme c’est « une toute autre musique » ! Non pas faite de notes mises ensemble par une vie dépensée pour soi-même, au détriment des autres. Ce sont les notes d’une harmonie indicible, d’une vie qui répand le parfum de la charité du Christ, comme le déclare l’Apôtre : « Nous sommes la bonne odeur du Christ » (2 Corinthiens 2, 15). La vie des Saints dégage ce parfum qui, même après des années et des années, continue à se répandre et, si nous sommes vigilants, si nous vivons nous aussi la dynamique de la charité, alors cette onction suave changera notre cœur. L’exemple des Saints nous pousse à nous ouvrir toujours plus à Dieu. Le Serviteur de Dieu Jean Paul II a répandu tellement ce « parfum » qu’il continue de nos jours.
 
Le Pape Benoît XVI, à l’occasion du 2ème anniversaire de la mort de Jean Paul II, a parlé de ce parfum : « Le "parfum" de son amour "a empli la maison" (Jn 12, 3), c'est-à-dire toute l'Eglise. Certes, nous en avons profité, nous qui avons été proches de lui et nous en rendons grâces à Dieu, mais tous ceux qui l'ont connu de loin ont également pu en profiter, parce que l'amour du Pape Wojtyla pour le Christ s'est déversé, pourrait-on dire, dans toutes les régions du monde, tant il était fort et intense. L'estime, le respect et l'affection que les croyants lui ont exprimés à sa mort n'en sont-ils pas le témoignage éloquent ? Saint Augustin écrit, en commentant ce passage de l'Evangile de Jean : ”La maison s'emplit de ce parfum; c'est-à-dire que le monde s'est empli de la bonne nouvelle. Le bon parfum est la bonne nouvelle... Par le mérite des bons chrétiens, le nom du Seigneur est loué" (In Io. evang. tr. 50, 7). C'est bien vrai: l’intense et fructueux ministère pastoral, et plus encore le calvaire de l'agonie et la mort sereine de notre bien-aimé Pape, ont fait connaître aux hommes de notre temps que Jésus Christ était véritablement son "tout" » (Benoît XVI, Homélie, 2 avril 2007). Que la Vierge Marie nous accompagne en ce temps de Carême, pour que, sur les cendres de notre égoïsme, s’élève très haut le désir de Dieu.
 

Fides

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