La liturgie est le moyen le plus simple et le plus direct dont dispose l'Eglise pour toucher le coeur des hommes et les inviter ainsi à réfléchir sur le sens de leur existence à la lumière de Dieu. Ces questions-là ne sont pas secondaires à une époque où nos civilisations européennes traversent une grave crise d'identité qui se traduit - entre autres - par un avortement toutes les 25 secondes et un divorce toutes les trente secondes. Mais puisque la liturgie a cette faculté de pouvoir ouvrir le coeur des hommes, il est impératif qu'elle soit elle-même protégée, mise à l'abri des vicissitudes de notre siècle et des erreurs de formulation dans laquelle certains la font tomber, volontairement ou non. Or notre liturgie est aujourd'hui mise en péril. Deux dangers la menacent : le fondamentalisme et le relativisme :

 
 
 
Le fondamentalisme naît de la prétention à vouloir utiliser la liturgie comme prétexte pour réaliser un projet de pouvoir. Combien de fidèles - clercs et laïcs - ne sont-ils pas tentés de se servir ainsi de la liturgie, surtout depuis que la généralisation des messes "face au peuple" permet de mettre l'accent sur les manières ostentatoires des célébrants plus que sur la discrète présence de Dieu ? Le relativisme consiste à penser que toutes les célébrations liturgiques sont vraies et se valent. Or une telle vision de la liturgie est erronée. S'il est totalement exact que, comme l'ont rappelé certains évêques au moment où l'annonce du motu proprio Summorum Pontificum les a fait trembler, « la liturgie est l'expression de la théologie de l'Eglise », il faut en déduire que les célébrations liturgiques qui ne suivent pas les règles données par le missel romain - ou tout autre missel approuvé par l'Eglise - ne sont pas l'expression de la théologie de l'Eglise, mais simplement son expression partielle, incomplète, défectueuse. Il est évident qu'une vision relative de la liturgie ne peut être le fruit d'une vision erronée de l'Eglise et du Magistère : l'ecclésiologie se répercute immanquablement sur la liturgie, et inversement. On ne saurait donc suivre ou s'engager avec confiance dans de telles liturgies, quand bien même elles auraient l'aval de l'évêque diocésain ou du responsable de la paroisse.
 
Plus que jamais il est nécessaire de protéger notre liturgie de la dévastation "cléricale" qui l'atteint au point, parfois, de la déchristianiser. Pour cela, il est urgent d'apprendre à refuser poliment mais fermement toutes les célébrations liturgiques qui, même sous couvert de "pastorale", s'écartent des décisions conciliaires et de l'enseignement magistériel. Les célébrants qui, aujourd'hui, ne mettent pas fidèlement en oeuvre le Missel romain, élaborent des liturgies qui, gangrenées par le relativisme et le fondamentalisme, ne peuvent satisfaire le coeur de l'homme. Ces célébrants-là, qu'ils en aient conscience ou pas, font ce qu'il est convenu d'appeler un "contre apostolat".
 
Librement inspiré de l’association Pro Liturgia

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