Dans la lumière de Jésus Miséricordieux, nous sommes invités à nous faire un trésor du don de grâce de la Fête de Pâques que nous venons de célébrer. De manière particulière, la foi dans le Seigneur Ressuscité a été renouvelée chez les fidèles qui ont pris à cœur l’itinéraire de pénitence du Carême et qui, dès le matin de la Résurrection, se sont plongés avec un élan nouveau, dans l’océan de la Divine Miséricorde. La foi se renouvelle quand elle se purifie de tout ce qui l’empêche de devenir une « foi-abandon », c’est-à-dire une foi qui se remet totalement à l’autre, à Jésus, en tant que Dieu Incarné, qui est aussi le « totalement Autre » par rapport à nous. C’est cette foi que le Seigneur Ressuscité demande aux disciples : la « foi-étonnement » dans l’Amour Infini du Père ! Cet acte de foi doit être entièrement pénétré de la confiance dans le Seigneur ; c’et un acte de foi nouveau, parce que, après Pâques, il n’y a plus aucune « raison » pour douter que Dieu le Père, dans son Fils Jésus, avec la puissance du Saint-Esprit, a vaincu le monde, le péché et le Diable. Voilà pourquoi, à Thomas, l’incrédule par excellence, mais certes pas l’unique, il est demandé d’avoir la « foi-abandon », celle qui le fait se mettre entièrement dans les mains de Jésus : « Mets ici ton doigt, et regarde mes mains, étends la main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois plus incrédule, mais croyant » (Jean 20, 27).

 

 

 

Nous aussi, comme Thomas, nous avons été parfois incrédules, nous nous sommes éloignés de la « foi-confiance » en Jésus. Lui, en revanche, il ne s’est jamais éloigné de nous, il a continué à avoir confiance en nous ! Que de fois il nous a montré qu’il était le Ressuscité, dans de si nombreux événements petits ou grands, de la vie de l’Eglise ou de notre propre existence ; que de fois il nous a fait voir que « la Droite du Seigneur s’est levée et a accompli des merveilles » (Psaume 117, 16) ! Que de fois, nous étions comme morts, et nous sommes revenus à la vie, que de fois nous étions perdus et nous avons été retrouvés (cf. Luc 15, 32) ! Comme les Apôtres, nous avons éprouvé la force du pardon du Christ, de Sa bonté et de Sa douceur, de Sa fidélité malgré toutes nos infidélités, et, comme Thomas, que de fois ne nous sommes-nous pas exclamés : « Mon Seigneur et Mon Dieu »’ (Jean 20, 28). Comme elle vraie alors, cette parole du prophète Isaïe qui a traversé les siècles, parvenant jusqu’à nous, pour « traverser » nos cœurs endurcis : « Il a été transpercé à cause de nos péchés, écrasé à cause de nos crimes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et c’est grâce à ses plaies que nous sommes guéris » (Isaïe 53, 5). Le Seigneur veut que notre acte de foi devienne toujours plus certain de Lui, qu’il devienne une certitude en Sa Miséricorde Infinie, en nous détachant de tout ce qui est seulement terrestre et passager, pour nous élancer vers ce qui est divin et éternel. Parfois, notre acte de foi en Jésus ressemble à un bateau qui s’éloigne de la rive seulement pour un bref trajet, mais non pas pour prendre le large, parce qu’il reste ancré au fond. Combien de parcours de foi sont freinés par une « foi calculée », mesurée sur les forces et sur les raisonnements humains ! En revanche, pour prendre le large, dans l’océan de la Divine Miséricorde, il faut la foi de l’enfant, demandée par l’Evangile (cf. Mathieu 18, 3), qui est la foi pure, semblable au grain de sénevé (Mathieu 17, 20), qui déplace les montagnes de notre incrédulité.

 

Notre Saint-Père, le Pape Benoît XVI nous rappelle à cette foi pure dans le Seigneur Ressuscité, et il le fait en suivant les traces de son vénéré Prédécesseur Jean Paul II qui invité l’Eglise du Troisième Millénaire au « Duc in altum » - « Prends le large, va au large » (Luc 5, 4), c’est-à-dire à la foi inconditionnée en Jésus pour parcourir les océans de la Divine Providence. Dimanche dernier, le Saint-Père a rappelé de manière spéciale ce grand Pontife qui a institué la Fête de Divine Miséricorde, selon le message de Sœur Faustine Kowalska : « Durant le Jubilé de l’Ann 2000, le Pape Jean Paul II avait établi que, dans l’Eglise tout entière, le Dimanche après Pâques soit appelé aussi ‘Dimanche de la Divine Miséricorde’, en lien avec la canonisation de Faustine Kowalska, l’humble religieuse polonaise, née en 1905 et morte en 1938 qui fut une messagère zélée de Jésus Miséricordieux. La Miséricorde est en réalité le noyau central du message évangélique, c’est le Nom même de Dieu, le Visage avec lequel Il s’est révélé dans l’Ancienne Alliance et pleinement en Jésus-Christ, incarnation de l’Amour Créateur et Rédempteur… Comme Sœur Faustine, Jean Paul II s’est fait à son tour apôtre de la Divine Miséricorde. Le soir de l’inoubliable samedi 2 avril 2005, quand il ferma les yeux à ce monde, c’était précisément la veille du deuxième dimanche de Pâques, et nombre de personnes ont noté cette coïncidence singulière, qui unissait en elle la dimension mariale - le premier Samedi du Mois - et celle de la Divine Miséricorde. En effet, son long et multiforme Pontificat trouve là son noyau central ; toute sa mission au service de la vérité sur Dieu et sur l’homme, et de la paix dans le monde se résume en cette annonce, comme il le déclara à Cracovia-Łagiewniki en 2002, lors de l’inauguration du grand Sanctuaire de la Divine Miséricorde ». (Benoît XVI, Angélus, 30 mars 2008). De pair avec ces grands témoins de la foi renouvelée de Pâques, répétons nous aussi tout au long de notre pèlerinage terrestre, sans jamais nous décourager : « Jésus, j’ai confiance en Toi ».

 

Fides

commentaires

Widget Vatican.va

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 








Dossiers / Synthèses

 


 

http://img.over-blog.com/600x408/0/21/41/34/2010/hippycatholicism-copie-1.jpg

 


 

 


 

 


 

Actualité du livre

 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg