III. Formation des deux cités

 

Dieu est le fondateur de la cité sainte. Elle est parce qu'il l'a voulu : elle a ce que Dieu lui a donné : elle ne désire que ce que Dieu a bien voulu lui promettre, et elle n'aspire qu'à voir son Créateur afin de partager son bonheur. Dieu l'a fondé sur les saintes montagnes, c'est-à-dire qu'il l'a commencée au ciel même par ses anges. Il la continua sur la terre par la création de l'homme. Mais l'homme, sur la terre, doit être citoyen de la cité céleste. Notre conversation doit être au ciel, dit Saint Paul ; et d'après le texte grec cela veut dire que nous sommes citoyens du ciel (+) même. L'homme et l'ange sont appelés l'un et l'autre à aimer ensemble leur créateur comme à s'aimer les uns les autres ; et cette unité d'amour les rassemble en une même cité dont Dieu est le Souverain Roi, le suprême législateur comme il en est le Créateur. Aussi, Adam et Eve et ceux de leurs enfants qui demeurèrent fidèles à Dieu, ne nous apparaissent pas dans l'Ecriture comme ayant bâti des cités terrestres. Il en fut de même des saints qui apparurent dans la suite des siècles.

 

Mais de même que parmi les anges il y eut des défections et des chutes, il y eut aussi, dans l'humanité, une chute originelle, et bien des défections, même après la promesse du Rédempteur. Les anges tombés et les hommes déchus perdirent les uns et les autres le chaste amour de leur Créateur, et se trouvant unis par une certaine ressemblance de non-amour de Dieu et d’amour d’eux-mêmes, ils formèrent et forment encore la cité du mal. Satan en fut le premier auteur dans le ciel, et après lui Caïn continua son œuvre sur la terre. Désespérant de recouvrer le ciel, n’aspirant plus à la cité céleste, Caïn, avant de descendre en enfer, voulut se faire une ville sur terre. L’Ecriture dit de lui : « Il bâtit une cité ». (Genèse, IV, 17). Abel, son frère, n’en avait point bâti ; il appartenait à celle dont Dieu lui-même est le fondateur. L’Ecriture et la tradition appellent ces deux cités Babylone et Jérusalem. Babylone signifie confusion, Jérusalem vision de paix.

 

La Jérusalem mystique commença par Abel : La Babylone mystique par Caïn. C’est Saint Augustin qui en fait la remarque, et il ajoute : « Les constructions matérielles ne commencèrent que plus tard : les deux villes furent fondées en leur temps, pour être la figure éclatante des deux cités commencées antérieurement, et devant durer jusqu’à la fin pour être à la fin séparées ». (In Ps. LXIV).

 

 

(à suivre…)

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