V. Mœurs et coutumes de la cité du monde

 

Les mœurs sont le fruit des amours. Tel amour, telles mœurs. Or l’amour qui règne en la cité du monde, c’est l’amour de soi : l’amour de soi mal entendu, l’amour de soi se faisant soi-même sa fin, sa loi, sa raison d’être, ce qui est la négation de Dieu. Cette simple remarque nous donne l’explication de l’athéisme moderne. Nos impies ont la logique du mal : logique funeste dont ils sont les victimes. L’amour de soi étant pris ainsi comme loi suprême, ne peut cependant trouver en soi sa satisfaction. Dieu seul se suffit lui-même. Et les créatures qui veulent singer Dieu dans cette sublime prérogative ne tardent pas à reconnaître leur indigence. Dans la maison de mon Père, disait l’enfant prodigue, les mercenaires même ont du pain en abondance, et dans ce pays-ci, moi, je meurs de faim. (S. Luc, XV, 17). Alors, manquant de tout, la créature regarde autour d’elle ou au-dessous d’elle ; elle va quêtant, par-ci, par-là, ou de la gloire, ou des possessions terrestres, ou des plaisirs : c’est-à-dire que l’amour propre, forcé de sortir de lui-même, se montre par une des trois concupiscences, et cherche ainsi à attirer à soi de quoi satisfaire à son besoin d’aimer, de jouir, de posséder : besoin invincible et cependant insatiable.

 

Toute la morale de la cité du monde, morale indépendante comme on le voit, découle de cette source funeste de l’amour-propre, source qui se divise en trois branches, et va se répandre de tous côtés, pour y promener son indigence, mendier des satisfactions, et cela toujours en vain, car les satisfactions manquent et l’indigence reste. C’est un des caractères de la cité du monde, elle veut jouir dans le présent ; et pour l’amour de cette jouissance dans le présent, elle sacrifie toute espérance dans l’avenir.

 

Saint Augustin dit quelque part que, dans la cité de Dieu, par le cœur la chair est purifiée : Per cor caro mundatur. (De civitate Dei, Lib. X, c. XXV). Mais dans la cité du mal, là où le cœur est ainsi livré à l’amour-propre, il devient lui-même souillé, et il ne tarde pas à souiller la chair qu’il aurait dû sauver. C’est pour cela que dans la cité du monde on ne veut point de la sainteté du mariage : on aime les unions libres [CEC : N°2390-2391], c’est-à-dire la liberté du désordre. Dans le mariage même, on ne veut pas des fruits du mariage. Dans ces conditions, la femme est sans dignité, la vie sans honneur comme sans bonheur, et la mort sans espérance. Reste donc, comme dit Saint Paul Apôtre, l’effroyable attente du jugement et le feu qui dévorera les ennemis de Dieu (Hébreux, X, 27).

 

 

(à suivre…)

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