En de très nombreuses paroisses on trouve encore des prêtres pour lesquels une messe ne saurait être pastoralement "efficace" si elle n'est pas bricolée, adaptée, accommodée "à leur sauce". Ces célébrants ont incontestablement un grand amour du Christ et de son Eglise qu'ils souhaitent la plus rayonnante possible, mais ils souffrent d'une altération de leur personnalité résultant de la (dé)formation liturgique qu'ils ont dû subir au séminaire ou plus tard au cours de sessions de (dé)formation. A l'autel, au lieu de demeurer eux-mêmes et de donner aux fidèles ce que leur cœur de prêtre devrait aimer donner, ils entrent dans la peau d'un personnage qui semble les rendre incapables de concevoir la liturgie autrement que comme une célébration à "adapter", à "personnaliser", à "bousculer". Cet illogisme qui leur est propre est la marque de leur génération - celle des années bousculées de l'après-Concile -, et les fait parfois souffrir quand ils prennent conscience du peu d'impact qu'ils ont sur les fidèles. Combien de temps devront-ils porter cette douleur qui est pourtant si facile à guérir quand, au lieu d'écouter le dernier plumitif à la mode, on se met à l'école de l'Eglise ?

 

 

 

Toutefois, chez certains fidèles, il semblerait que le sens véritable de la liturgie soit progressivement redécouvert. De nouveaux prêtres arrivent et essaient, comme ils peuvent - car on leur met parfois des bâtons dans les roues - de faire bouger les lignes en célébrant la liturgie conformément aux livres liturgiques et aux directives du Magistère. Parallèlement, de nouveaux évêques arrivent et font avancer les choses. Leur méthode, toute en douceur et fermeté, fait avancer les choses bien plus vite que ce que l'on aurait cru possible, et cela sans grands chamboulements. Ils agissent à la façon de Benoît XVI... En compagnie de ces nouveaux prêtres et de ces nouveaux évêques, la formation des "animateurs" change aussi : dans certaines équipes liturgiques, on découvre entre autres choses qu'un bon animateur est un animateur qui doit chercher à s'effacer le plus possible, allant même jusqu'à se rendre inutile tant il est vrai que les micros ne permettent pas de s'adresser à Dieu et que si un organiste ou une schola - si réduite soit-elle - assure correctement ses fonctions, il n'y a pas besoin d'agiter les bras devant une assistance venue avant tout pour prier à l'unisson de toute l'Eglise. Au bout de peu de temps, ces nouveaux évêques mettent à la tête de grandes paroisses des prêtres connus pour leur fidélité à la foi catholique et romaine, mais qui étaient, pour certains, dans des paroisses totalement isolées et où leur rayonnement spirituel demeurait limité.

 

Ces changements sont souvent vécus douloureusement dans les équipes de laïcs en place, ce qui provoque parfois des querelles. Mais l'on remarque surtout quelque chose de caractéristique : partout où des prêtres se remettent à célébrer correctement la liturgie de l'Eglise, des laïcs qui s'étaient emparés des célébrations "rendent leur tablier", un peu comme si le fait d'avoir des messes qui ne leur permettent plus de mettre leur ego en avant ne les intéressaient pas. On imagine donc bien à quoi pouvait tenir leur engagement "au service" de l'Eglise... Il y a donc ici et là des signes d'espérance : ils nous engagent à avancer humblement, avec foi, remplis d'amour et de miséricorde, pour tous ceux qui réalisent qu'ils ont été bernés en se mettant au service d'une pastorale dont on mesure aujourd'hui les limites et les échecs. 

 

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