4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 13:15

Dans son discours d'ouverture de l'Assemblée épiscopale de printemps, le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France est longuement revenu sur "l'affaire Sébire"…

 

 

 

Il a dénoncé une « campagne (...) orchestrée (...) à partir du drame personnel d'une personne gravement malade pour faire passer dans l'opinion le sentiment qu'il y aurait urgence à délivrer légalement un permis de disposer de sa vie », « en réalité, il s'agirait d'un nouveau permis de disposer de la vie de son prochain, disons-le simplement : d'un permis de tuer » ; « on a voulu capter l'émotion légitime pour la substituer à la réflexion ; on a fait monter les enchères émotionnelles ; on a instrumentalisé une situation douloureuse pour la cause ». Il a rappelé, au nom de tous, leur conviction « que la société n'a pas vocation à organiser la mort, la mort de personne : ni celle de l'enfant à naître, ni celle du grand malade en phase terminale, ni celle des vieillards en fin de vie » et appelé les fidèles laïcs ou consacrés qui le peuvent à accompagner les personnes malades ou âgées. « La dignité humaine est vraiment à promouvoir, mais cette promotion ne peut pas passer par le déni de la valeur de chaque existence humaine quels que soient ses handicaps ! Une société pour la vie est une société qui aide ses membres à vivre jusqu'au bout de leur vie, qui ne les fait pas douter de la valeur de leur présence ici-bas », a-t-il conclu.

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