« Celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis. Le portier lui ouvre et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle une à une et les fait sortir. Et quand il a mis dehors ses bêtes, il marche devant elles, et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix » (Jean 10, 2-4). Le Temps Pascal que nous vivons fait approfondir le lien avec Jésus Ressuscité, le Bon Pasteur de nos âmes. Il est ainsi parce qu’il a donné sa Vie pour chacun d’entre nous, il a versé son Sang pour notre salut. Quelle merveille, et quelle reconnaissance ne devons-nous pas lui porter dans notre cœur pour cette Œuvre de Salut !

 


 

Nous avons vraiment besoin de ce long Temps Pascal, pour approfondir les dons de la Rédemption : pour les présenter au Père en action de grâces, pour conformer notre vie, et pour en témoigner auprès des autres qui ne les connaissent pas encore. Ces dons jaillissent de la Pâque de Résurrection du Christ, et se répandent sur toute l’Eglise. Que l’on pense, par exemple, au Dimanche de la Divine Miséricorde. Sainte Faustine Kowalska déclare que le Seigneur lui a révélé ceci : « En ce jour, se sont ouverts tous les canaux par lesquels s’écoulent les grâces divines. Qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de Moi, même si ses péchés étaient comme l’écarlate ». Pour se plonger dans toutes ces « grâces pascales », il faut avoir une disposition quotidienne ouverte à l’action du Saint-Esprit, qui pénètre dans le cœur de ceux qui croient et qui mettent leur confiance en Jésus. Lors de fêtes particulières, comme celle de la Divine Miséricorde, que l’Eglise Universelle célèbre le Dimanche in Albis, où le Ciel fait « descendre sur la terre une cascade de grâces », l’âme habituée à rester ouverte à Dieu, aura beaucoup de facilité à les accueillir, alors que celui qui est distrait, inconstant, voire même indifférent, comment pourra-t-il vraiment s’ouvrir au don de Dieu ? Et voici dévoilée l’importance qu’il y a à suivre le Bon Pasteur, jour après jour, de prendre à cœur et de mettre en pratique ses enseignements. Comme le dit Jésus, dans le passage d’Evangile cité ci-dessus, il faut apprendre « à connaître sa voix ». Quand nous venons au monde, nous reconnaissons comme d’instinct, la voix de notre Maman. Plus nous l’écoutons, et plus elle nous devient familière. Elle engendre aussitôt la confiance et la sérénité, dès qu’elle effleure nos oreilles. « Cette » voix suffit, et notre cœur s’ouvre sereinement à l’écoute. Une voix étrangère, en revanche, engendre une toute autre réaction. Il est de même avec le Pasteur de nos âmes. Plus nous L’aimons, plus Sa « Voix » nous devient familière : Son silence est plus éloquent que de nombreuses paroles, quand, dans notre cœur, nous vivons l’amitié avec Lui. Pour ceux qui croient en Jésus et s’abandonnent à Lui, la réalité du monde et leur propre histoire personnelle, deviennent intelligibles, parce qu’elles sont éclairées par Sa Voix. On découvre en nous un projet divin précis, on s’achemine sur un parcours déterminé, parce que Celui qui guide sait exactement là où conduire chacune de Ses brebis. Il est beau de réfléchir sur le fait que Jésus, qui est la « Porte des brebis » (Jean 10, 7), nous parle du « gardien » (Jean 10, 3) de ces mêmes brebis, qui Lui ouvre la porte. Ce « gardien » nous fait penser à notre conscience, mais surtout au rôle des prêtres vis-à-vis des âmes qui lui sont confiées. En effet, seul Jésus guide l’âme, alors que Ses prêtres sont les « serviteurs » de Sa Parole et de Son Autel. En effet, le prêtre donne aux âmes non pas ce qui est sien, mais ce qui est du Christ : la Parole, le Corps et le Sang, le pardon des péchés, la bénédiction… Il n’est pas le protagoniste de la liturgie et la pastorale, mais toujours et seulement Jésus qui se sert de Son ministre, comme le Pasteur se sert de son gardien. Comme Jean Baptiste, de même le prêtre peut se dire « l'ami de l’époux » (Jean 3, 29), « il faut que je diminue et que Lui, Il grandisse » (Jean 3, 30), le Seigneur, bien sûr, être la « voix » (Marc 1, 3) qui se met elle-même au service de la Parole.
 
 
Les prêtres sont vraiment des "gardiens" qui ouvrent la voie au Seigneur qui vient, qui savent qu’ils sont des instruments de grâce et qu’ils sont entourés de l’affection de tous ceux qui trouvent le Christ grâce à eux. Ils réalisent, dans leur propre vie, ce que le Saint-Père déclara le Jeudi Saint, 13 avril 2006 : « Le Seigneur nous a imposé les mains et veut à présent les nôtres afin qu'elles deviennent les siennes, dans le monde. Il veut qu'elles ne soient plus des instruments pour prendre les choses, les hommes, le monde pour nous, pour en faire notre possession, mais que, au contraire, elles transmettent son action divine, se mettant au service de Son Amour. Il veut qu'elles soient des instruments de service et donc une expression de la mission de la personne tout entière qui devient garante de Lui et l'apporte aux hommes… Nous plaçons aujourd'hui à nouveau nos mains à sa disposition, et nous le prions de nous prendre toujours à nouveau par la main et de nous guider » (Benoît XVI, 13 avril 2006, Messe Chrismale).

 

Fides

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