« Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père sinon, je vous l’aurais dit ; je vais vous préparer une place. Et quand je serai allé vous préparer une place, je reviendrai vous prendre avec moi, afin que, là où je suis, vous soyez vous aussi » (Jean 14, 2-3). Dans ce passage de l’Evangile de Jean, le Seigneur Jésus, après avoir invité les siens à ne pas se laisser troubler, mais à avoir foi en Dieu et en Lui (cf. Jean 14, 1), parle du Paradis comme d’une « Maison » ! Il est beau et consolant de savoir que c’est Lui précisément qui viendra nous prendre et nous conduire Là-haut, quand notre place aura été préparée, comme il le promet aux Apôtres, à tous ceux qui croiront en Son Nom.

 

 

 

 

Il faut dire, malheureusement, que l’on ne pense pas souvent au Ciel, à la Maison du Père qui nous attend, à la Demeure sûre et merveilleuse, où l’on habitera pour toujours, avec les Anges et avec les Saints. La pensée et le désir du ciel, en effet, requièrent une foi « certaine » de la part du disciple, une foi « certaine » dans les promesses de Jésus, qui ne laisse pas de place aux tâtonnements et aux hésitations, mais qui donne au croyant un regard réellement surnaturel. Un regard est surnaturel quand on ne s’arrête pas sur ce qui est visible, mais quand on s’avance au-delà de la réalité terrestre, pour pénétrer dans la réalité invisible de l’au-delà, dont parle le Seigneur. Le Cardinal Joseph Ratzinger, dans son homélie inoubliable pour les obsèques de Jean Paul II, offrit au monde entier l’exemple d’un tel regard qui arrive jusqu’au Paradis : « Pour nous tous demeure inoubliable la manière dont en ce dernier dimanche de Pâques de son existence, le Saint-Père, marqué par la souffrance, s’est montré encore une fois à la fenêtre du Palais apostolique et a donné une dernière fois la Bénédiction Urbi et Orbi. Nous pouvons être sûrs que notre Pape bien-aimé est maintenant à la fenêtre de la maison du Père, qu’il nous voit et qu’il nous bénit. Oui, puisses-tu nous bénir, Très Saint Père, nous confions ta chère âme à la Mère de Dieu, ta Mère, qui t’a conduit chaque jour et te conduira maintenant à la gloire éternelle de son Fils, Jésus Christ, notre Seigneur ». Amen. (8 avril 2005). La foi “certaine” de disciples du Seigneur est telle qu’elle permet d’affirmer avec une conviction absolue : une demeure éternelle nous attend ! Oui, la Maison du Père, le Ciel des bienheureux, est invisible à un regard naturel, mais non pas aux yeux de l’esprit, éclairés par la Parole de Dieu. Une foi faible « incertaine », ne parvient à découvrir le ciel au-delà des horizons terrestres, parce qu’elle reste prisonnière de l’immanent, d’elle-même, dans l’incapacité de s’ouvrir au transcendant, à Dieu. Une foi « incertaine » ne parvient à atteindre le Ciel, parce qu’elle retombe aussitôt ici-bas, vaincue par la « force de gravité » de la réalité terrestre. On s’efforce de s’élever au-dessus de cette réalité, mais on ne parvient pas à renier la logique mondaine. Au sein de cette logique terrestre, le temps et l’espace sont les seules coordonnés qui s’imposent, alors que, dans la logique "ultra-terrestre", la raison s’ouvre à la foi, l’infini et l’éternité deviennent les « coordonnées célestes » qui indiquent à l’homme, créé à l’image de Dieu et à sa ressemblance, sa destination finale : le Ciel ! C’est seulement dans l’homme qui se fait petit devant Dieu, et reconnaît qu’il ne peut se suffire à lui-même, que la foi trouve sa place et se libère de la prison de l’immanence. L’homme qui croit vraiment, pour Saint Paul, devient un « homme céleste », qui oriente sa propre vie vers l’éternité, et reconnaît dans le Christ la mesure de toute la réalité : y compris les attitudes et les choix.

 

 

A l’école de la Très Sainte Vierge, nous apprenons jour après jour à devenir toujours plus des témoins de la Résurrection, c’est-à-dire, animés par une foi pascale qui nous fait découvrir et entrevoir, même si c’est de loin, la Maison du Père, et, en elle, notre demeure. Ainsi, avec Saint Paul, nous pouvons répéter : « Nous savons en effet que si cette tente - notre maison terrestre - vient à être détruite, nous avons un édifice qui est l'œuvre de Dieu, une maison éternelle qui n'est pas faite de main d'homme, dans les cieux. Aussi gémissons-nous dans cet état, ardemment désireux de revêtir par-dessus l'autre notre habitation céleste, si toutefois nous devons être trouvés vêtus, et non pas nus. Oui, nous qui sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés ; nous ne voudrions pas en effet nous dévêtir, mais nous revêtir par-dessus, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Et Celui qui nous a faits pour cela même, c'est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l'Esprit. Ainsi donc, toujours pleins de hardiesse, et sachant que demeurer dans ce corps, c'est vivre en exil loin du Seigneur, car nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision » (2 Corinthiens, 5, 1-7).

 

Fides

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