La nouvelle date de ces toutes dernières heures : l’entrée en vigueur en Espagne de la loi sur le Testament Biologique qui prévoit « le droit de pouvoir mourir de manière digne » (sic !). Si ce n’est le lieu ici pour une analyse détaillée du dispositif de loi, il est toutefois nécessaire de noter la persistance de la dérive relativiste qui, depuis plusieurs années, caractérise ce Pays. Une dérive qui ne correspond pas aux sentiments effectifs du peuple espagnol catholique, mais qui est imposée, médiatiquement et idéologiquement, par une idée de la politique que l’on considère être déterminante, et non pas déterminée, vis-à-vis de la volonté populaire.

 

 

 

Si le « vent laïciste zapatérien » semble s’être arrêté, les conséquences de ce vent se voient encore, et on les verra encore pour un bon moment, tant qu’il n’apparaîtra pas, avec une évidence absolue que toute mesure législative contre l’homme, finit, nécessairement, par être conte la société, et finit par miner la cohésion de la Nation tout entière. Malheureusement, même cette seule constatation, révèle la subordination de la personne à l’Etat, ce qui est typique d’idéologies déterminées à caractère laïc. Comme le déclare la Catéchisme de l’Eglise Catholique : « Quels qu’en soient les motifs et les moyens, l’euthanasie directe consiste à mettre fin à la vie de personnes handicapées, malades ou mourantes. Elle est moralement irrecevable. Ainsi une action ou une omission qui, de soi ou dans l’intention, donne la mort afin de supprimer la douleur, constitue un meurtre gravement contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur. L’erreur de jugement dans laquelle on peut être tombé de bonne foi, ne change pas la nature de cet acte meurtrier, toujours à proscrire et à exclure » (n° 2277). Une grande tâche attend à présent l’Italie : être la véritable barrière contre la dérive autodestructrice de l’Europe. Le Vieux continent, comme l’a alors déclaré le Cardinal Joseph Ratzinger, est précipité dans une « haine de soi », et va de l’avant de manière inexorable, vers l’adieu donné à l’histoire » (Cf. Pera-Ratzinger, “Senza Radici”, Milano 2005). L’Italie, comme cela s’est passé souvent dans l’histoire, peut et doit représenter le laboratoire du réveil éthique de l’Europe : le lieu, l’endroit de pensée et de civilisation, dans lesquels on redise avec force et conviction, que l’homme est absolument indisponible à n’importe quelle forme de manipulation; la vie, la mort, la famille, l’éducation ne sont pas des valeurs qui peuvent être assujetties aux lois des hommes et des gouvernements, mais obéissent à la dignité et à la structure même de l’être humain, et les lois ne peuvent que reconnaître et promouvoir une telle disponibilité […] .

 

Toute initiative en faveur de la famille est, en réalité, une initiative en faveur de la société tout entière, parce que, au sein de la famille, on protège et on promeut les valeurs sur lesquelles se fonde la société tout entière : la vie, l’éducation, l’accueil, la solidarité, l’assistance aux plus faibles et aux personnes âgées, et tout ce que la culture humaniste et chrétienne a créé de mieux.

 

Fides

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