…et comme d’habitude, Satan-l'Orgueilleux a perdu, « parce qu'Elle est la plus pure des créatures, la plus obéissante. Elle est celle qui n'a jamais commis le moindre péché, et du coup Elle arrive toujours à me vaincre » (paroles d’un démon à un exorciste) :

 

 

 

 

« Une main a tiré, une autre a guidé la balle »

(Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II)

 

 

 

I. L’INTERCONNEXION ROME-FATIMA

 

Dans les jours suivant l’attentat, se souvient Mgr Dziwisz, « on commence à associer avec insistance la date de l’attentat aux apparitions de Fatima. De plus en plus la guérison du Pape apparaît comme un miracle et on l’attribue à l’intercession de Marie ». C’est le 18 juillet 1981, lors de sa deuxième hospitalisation à la clinique Gemelli, que Jean-Paul Il se fait apporter le texte secret du message de Fatima, dont ses prédécesseurs Jean XXIII et Paul VI avaient pris connaissance sans en révéler le contenu. Comme il doit être bouleversé de tout saisir d’un coup… en découvrant la vision d’un « évêque vêtu de blanc qui tombe » que les pastorinhos ont immédiatement identifié comme étant le Pape : « Nous avons eu le pressentiment que c’était le Saint-Père » dit le texte. Ce que confirmera encore sœur Lucie le 27 avril 2000 à Mgr Tarcisio Bertone la visitant dans son carmel au nom du Saint-Père.

 

 

 

 

II. L’INTERCONNEXION FATIMA-ROME-MOSCOU

 

 

Le 2 mars 2006, Paolo Guzzanti, président de la commission parlementaire italienne enquêtant sur les activités communistes en Italie pendant la guerre froide, l’a certifié, sur la base des archives d’un ancien agent du KGB, Vassili Motrokhin, et sur des infos fournies par le juge français Bruguière : Brejnev a pris l’initiative, chargeant le GRU (services secrets de l’armée soviétique, pendant du KGB) de l’élimination physique du Pape, vu son soutien inconditionnel au syndicat Solidarnosc. Les services secrets bulgares auraient servi de couverture (d’ailleurs Serguei Antonov, chef des lignes aériennes bulgares a pu être identifié, grâce à la high-tech photographique dans la foule pendant l’audience). Pendant que la STASI d’Allemagne de l’Est était chargée de la désinformation. Jean-Paul II a toujours pressenti qu’Ali n’était qu’un exécutant : « Quelqu’un a planifié, un autre a réalisé ». Lors de sa première « descente » dans le monde communiste, en pleine place des Victoires à Varsovie, ce matin du 2 juin 1979, il disait : « Le Pape devait devenir le Pierre pérégrinant, comme le premier qui, de Jérusalem, était arrivé à Rome pour y donner au Christ un témoignage scellé de son propre sang ». Deux ans après, à son tour d’y passer ! Il verse trois litres de son sang là même où Pierre a versé tout le sien. « On ne croit que les témoins prêts à se faire égorger. » (Pascal).

 

 

 

 

III. « Marchant au milieu des cadavres »

 

La Vierge Marie, dès 1917, avait déjà relié l’attentat à cette foule immense de victimes de la plus terrible persécution de tous les temps. C’est pourquoi, dans son homélie du 13 mai 2000, où à nouveau il célèbre la bonté du Seigneur qui l’a sauvé de la mort, Jean-Paul II revient encore sur cette grande lutte apocalyptique : « L’homme, lorsqu’il met Dieu de côté, ne peut atteindre le bonheur, mais au contraire finit par se détruire lui-même. Combien de victimes au cours du dernier siècle du deuxième millénaire ! ». Il est frappant que dans la vision contenue dans le troisième secret de Fatima, l’évêque tout en blanc est vu avec d’autres de ses frères « évêques, prêtres et religieuses ». C’est ensemble qu’ils grimpent « sur une montagne escarpée au sommet de laquelle il y a une grande croix en troncs bruts. Le Saint-Père traverse une grande ville à moitié en ruines ». Symboles des destructions par les guerres du siècle ? « A moitié tremblant, d’un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu’il trouvait sur son chemin ». Il marche donc au milieu d’innombrables victimes. Et Dieu sait si Jean-Paul II s’est senti intimement solidaire de toutes celles des deux totalitarismes successifs qui ont marqué sa vie au fer rouge (comme il le rappellera au Colisée, le 7 mai 2000, en glorifiant les martyrs du siècle). « Parvenu au sommet de la montagne – poursuit le Secret -, prosterné à genoux devant la grande croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches ».

 

 

 

 

IV. La vision de Fatima : une lutte contre le communisme athée

 

« La vision de Fatima concerne surtout la lutte des systèmes athées contre l’Eglise et contre les chrétiens. Elle décrit l’immense souffrance des témoins de la foi du dernier siècle du second millénaire. C’est un interminable chemin de croix guidé par les papes du XXe siècle. » (Cardinal Ratzinger, 26 juin 2000). Ce sont donc bel et bien des martyrs au sens strict du terme. « Dans la vision le pape est tué sur la voie des martyrs… ». Et dans cette cohorte des martyrs du siècle, qui sont ceux avec lesquels il est particulièrement relié ? Sœur Lucie a réaffirmé à Mgr Bertone « sa conviction que la vision de Fatima concerne avant tout la lutte du communisme athée contre l’Eglise et les chrétiens, et elle décrit l’immense souffrance des victimes de la foi au XXe siècle ». Il en fait partie intégrante. Jean-Paul II est une de ces victimes, inséparable des millions d’autres. On ne saurait être plus clair : l’attentat est bel et bien en fonction de, en connexion avec cette persécution du communisme. C’est sans doute cette brutale prise de conscience du rôle de Fatima qui le poussera à réaliser la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie, déjà amorcée par Pie XII le 8 décembre 1942. Il le fera à Fatima le 13 mai de l’année suivante, mais sœur Lucia ayant dit que les évêques du monde n’étaient pas assez impliqués, il recommencera de manière on ne peut plus solennelle, le 25 mars 1984, sur la place Saint-Pierre, ayant non seulement « informé » mais « convoqué » spirituellement les évêques du monde entier. Cette Consécration, explicitement demandée par la Vierge, enclenchera tout le processus d’implosion du communisme, balisé par une série de dates stratégiques, coïncidant toutes avec des fêtes mariales, et particulièrement avec des 13 mai ou 13 octobre, formant une saisissante litanie d’interventions providentielles. Aussi, quand Jean-Paul II retourne à Fatima en 1990, c’est moins pour remercier la Vierge pour sa protection lors de l’attentat – ce qu’il a déjà fait – et ce n’est pas encore pour béatifier Francisco et Jacinta, mais très explicitement pour la remercier du rôle personnel qu’Elle a joué dans les événements aboutissants à la chute du mur de Berlin, quelques mois plus tôt.

 

 



 

V. L’INTERCONNEXION ROME-PARIS

 

L’attentat est donc clairement connecté avec la persécution du totalitarisme communiste, mais aussi avec le grand combat contre la vie, mené par le nouveau totalitarisme. Dans son homélie du 13 mai 2000 à Fatima même, à la tragique litanie des goulags, Jean-Paul II ajoute « les attentats contre la vie non encore née et contre la famille ». Quelques jours avant son attentat, il avait signé le décret instituant le Conseil pontifical pour la famille comme un service permanent de la Curie, et le jour même, il avait déjeuné avec son ami intime Jérôme Lejeune, qui deviendra en 1994 le Président-fondateur de l’Académie pontificale pour la vie. Celui-ci apprend la terrible nouvelle le soir même, dans le taxi qui le ramène de Roissy à la maison. Dans la nuit il est pris de douleurs épouvantables et doit être hospitalisé. Pendant deux jours, comme son Pape, il est aux portes de la mort. Il sera lui aussi opéré, même leurs courbes de températures seront similaires, et il quittera la clinique le même jour que lui. Etonnante physico-sympathie ! Le même soir encore, le Parti communiste italien avait fait annuler une imposante manifestation pour préparer le referendum populaire du dimanche suivant sur ce « droit » à l’avortement que le Pape n’a cessé de combattre. Mais le vote du dimanche suivant confirmera – hélas – la volonté populaire d’élargir les possibilités de recourir à l’IVG. On comprend pourquoi, dans son homélie de Fatima, il mentionne aussi les atteintes à la vie non encore née et à la famille, dans la droite ligne des totalitarismes du siècle… Déjà, le 13 mai 1982, à Fatima aussi, dans la prière consécratoire du monde à Marie, ne s’était-il pas écrié : « Des péchés contre la vie de l’homme depuis ses premiers moments, délivre-nous ! ». Et de conclure ainsi l’homélie du 13 mai 2000 : « Le message de Fatima est un appel à l’humanité, afin qu’elle ne fasse pas le jeu du dragon… C’est la douleur d’une mère qui l’oblige à parler : le sort de ses enfants est en jeu ! ».

 

 

 

 

VI. « Le jugement qui pèse sur le monde »

 

La troisième partie du Secret s’ouvre sur ce flash saisissant : « Nous avons vu sur le côté gauche de Notre-Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche : elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devait incendier le monde… ». Dans son commentaire officiel, le cardinal Ratzinger l’interprète comme « le jugement qui pèse sur le monde », précisant : « La perspective que le monde pourrait être englouti dans une mer de flammes n’apparaît absolument plus aujourd’hui comme une pure fantaisie : l’homme lui-même a préparé l’épée de feu avec ses inventions ». On pense irrésistiblement à la bombe atomique, aux fusées nucléaires, aux missiles, etc. Ici, l’horizon de Fatima est… Hiroshima, et les petits pourraient imaginer Nagasaki… Et comment le monde est-il sauvé d’une telle menace ? « Les flammes s’éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre Dame en direction de lui ». Admirable précision ! Ce n’est pas seulement Marie en tant que telle qui intervient, c’est très précisément sa splendeur qui, à elle seule, suffit à éteindre l’incendie, telle une rosée rafraîchissante. La beauté de la Reine couronnée d’étoiles est plus forte que le dragon rouge-feu. On saisit maintenant l’arrière fond de cette exclamation extraordinaire de Jean-Paul II à Lourdes, la nuit du 15 août 1982 : « Que le dragon ne soit pas plus fort que ta beauté, ô Femme fragile et éternelle ! ». En priant ainsi, comment n’aurait-il pas eu au cœur cette vision du troisième secret, dont il avait pris connaissance 13 mois plus tôt ? On pense à ce mot d’un enfant du Havre : « La souffrance s’écrasera contre la beauté ! ». En écho du mot de Dostoïevski qui résonne encore dans le temps et dans l’espace : la Beauté sauvera le monde !

 

 

Extrait d’un article de Jeunesse-Lumière

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