« Aujourd’hui, ensemble, nous confirmons que le Chapelet n’est pas une pieuse pratique reléguée au passé, comme une prière d’autres temps à laquelle on pense avec nostalgie. Le Chapelet connaît en revanche comme un nouveau printemps. C’est là, à n’en point douter un des signes les plus éloquents de l’amour que les jeunes générations nourrissent pour Jésus et pour Marie sa Mère (…). Le Chapelet, quand il est prié de manière authentique, et non pas de manière mécanique et superficielle, mais profonde, apporte en effet la paix et la réconciliation. Il contient en lui la puissance de guérison du Très Saint Nom de Jésus, invoqué avec foi et avec amour au centre de chaque Ave Maria (…) spécialement en ces jours qui nous préparent à la Solennité de la Pentecôte, en demandant pour l’Eglise une effusion nouvelle du Saint-Esprit ». (Benoît XVI, 3 mai 2008). Ces passages intenses sont extraits du discours prononcé par le Pape Benoît XVI, le premier Samedi du Mois de Mai, après la récitation du Chapelet dans Basilique de Sainte Marie Majeure :

 

 

 

Le Saint-Père, dans la ligne ininterrompue de ses Prédécesseurs, a voulu rappeler l’importance de cette prière pour toute l’Eglise et pour chaque fidèle, en rappelant combien elle était consolante et efficace. La prière du Chapelet nous met en « communication » avec Jésus et avec Marie, en nous faisant méditer les grands mystères de notre Rédemption. Prendre le chapelet entre les mains, est déjà, en un certain sens, un geste qui prépare à entrer dans cette atmosphère particulière spirituelle qui entoure et pénètre la récitation du Chapelet, qui est si ancienne et qui est toujours nouvelle. En priant le Chapelet, nous réalisons une sorte de « visitation » : c’est aller vers Jésus par Marie « Ad Jesum per Mariam », mais c’est aussi s’approcher de Marie, accompagnés par Jésus, comme portés par Lui dans un « ad Mariam per Jesum ». Qui, en effet, mieux que le Fils, pourrait nous présenter sa Mère, nous La faire connaître et aimer, nous enseigner à La respecter et à L’honorer de tout notre cœur ! Il renouvelle, comme Il le fit alors, à chacun de nous l’invitation, faite au disciple Jean : « Voici ta Mère » (Jean 19, 27). Chaque fois que nous prions le Chapelet, c’est comme si nous recueillions cette Parole, comme si nous actualisions Son Testament d’amour, en donnant une place, dans notre vie, à la présence salutaire de Marie notre Mère. « Ave Maria », répétons-nous, parce que Dieu l’a saluée ainsi, il l’a aimée « pleine de grâce », et il nous l’a donnée, par son Fils, comme Mère. Il l’a choisie parce qu’il l’a aimée profondément avec Son amour, et pour que, en Elle, nous trouvions un réconfort dans nos tribulations, une lumière dans nos moments obscurs, un soutien dans nos fragilités. L’histoire du Christianisme nous témoigne, de manière ininterrompue, depuis les Catacombes, cette dévotion mariale qui jaillit, comme l’eau de source, du cœur des fidèles guidés par l’amour de Dieu. Là où il y a un amour authentique pour Marie, grandissent aussi la foi et l’amour pour Jésus. La preuve en est les Sanctuaires mariaux dans le monde entier ! De cette présence maternelle de Marie, si forte et si ressentie, tous les peuples de la terre en donnent le témoignage, au point que l’on peut parler d’une « géographie mariale » dans l’Eglise, comme le déclarait le Serviteur de Dieu Jean Paul II aux fidèles d’Albano, à l’occasion de l’Année Mariale : « Il y a vraiment une géographie mariale dans ce monde, et cette géographie mariale est très dense ici aussi dans votre Diocèse » (Jean Paul II, 5 septembre 1987). L’amour envers Marie est inné dans la foi catholique, elle ne pourrait faire défaut sous aucun prétexte. Comment en effet la Mère du Rédempteur pourrait-elle être oubliée ou réduite, si Dieu l’a élevée à cette hauteur ! La proclamation des dogmes mariaux est une preuve éloquente qui montre combien la Mère « marche » de pair à côté de son Fils, protège le Peuple de Dieu des dérives de la foi, l’oriente vers l’amitié profonde avec Jésus.

 

Un grand dévot de la Sainte Vierge, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, que beaucoup désirent qu’il devienne un jour « Docteur de l’Eglise », écrivit ces paroles lumineuses sur une des raisons principales pour laquelle le Saint-Esprit veut faire connaître Marie : « Parce qu’elle est le moyen sûr, et la voie droite et immaculée, pour aller à Jésus-Christ, et pour le trouver sûrement. Par Elle donc, les âmes saintes doivent le trouver, qui doivent resplendir de sainteté. Celui qui trouve Marie, trouve la vie, c’es-à-dire Jésus-Christ, Voie, Vérité, Vie. Or, on ne peut trouver Marie sans la chercher, ni la chercher sans la trouver ; parce que l’on ne cherche pas et l’on ne désire pas, un objet inconnu. Il faut donc que Marie soit connue plus que jamais, pour la plus grande connaissance et pour la plus grande gloire de la Très Sainte Trinité » (Traité de la Vraie Dévotion, n° 50). Dans l’attente de la Pentecôte, avec foi, nous prions en disant : « Veni Sancte Spiritus, Veni per Mariam » : « Viens Esprit Saint, Viens par Marie ». Cette oraison jaculatoire, déclara Mgr Giussani, est « la formule la plus complète que l’on puisse concevoir de point de vue chrétien ».

 

Fides

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