En cette année 2008, il y a quelques jours exactement, c’était le quarantième anniversaire de l’approbation en Italie de la loi 194 qui dépénalise l’avortement. C’est un anniversaire au cours duquel il n’y a rien à fêter. L’avortement direct est toujours quoi qu’on en dise, la suppression d’une vie. Une vie fragile, sans défense, qui a besoin de soin et de protection, est supprimée par ceux qui sont appelés à la défendre de la manière la plus efficace. Dépénaliser un acte veut dire ne plus lui attribuer la peine légale qu’il mériterait, mais cela n’équivaut, en aucun cas, à reconnaître à cet acte une quelconque légitimé ou l’apparence d’un bien. Il serait intéressant, de ce point de vue, d’avoir une débat de haut profil philosophique et juridique, sur l’existence ou non du pouvoir de déclarer « dépénalisé » un acte intrinsèquement mauvais.

 

 

 

L’avortement est et reste un mal. Un drame existentiel pour des millions de femmes, qui même après des dizaines d’années, ne parviennent à se libérer totalement du cauchemar d’avoir supprimé une vie. Parce que, supprimer la vie, surtout celle qui a été germée en dedans de soi, est toujours contre nature. Un acte destructeur de la vie « de l’autre », mais aussi de sa propre vie, de son propre équilibre psychologique, de sa propre existence morale et spirituelle. Avec la loi 194, la société a trop souvent chargé seulement les femmes du poids grave de l’avortement. Comme cela se produit souvent, avec la justification de la femme totalement libre de décider d’elle-même et de son propre corps (rappelons-nous le fameux slogan : « ce corps est le mien, et je le gère comme je veux »), en réalité, on l’a laissée toute seule. S’il est évident que la vie qui germe dans le sein maternel, ne peut être en aucun cas considérée comme une « partie du corps de la mère », cela est aussi démontré amplement par la science génétique moderne qui, jamais comme dans le cas de l’avortement, n’est parvenue, ces dernières années, à confirmer avec force les thèses classiques sur la vie et sur le caractère génétique irréductible de l’embryon. Ce dernier a son propre code génétique, et il est ainsi une autre personne, différente du père et de la mère. Une personne que personne ne peut se permettre de tuer. Si nous refusons avec conviction tout ce qui découle de l’Etat éthique, il est nécessaire, avec le même réalisme, de reconnaître les limites du pouvoir de l’Etat, qui ne peut aller contre la réalité et conte la justice, pas même s’il est voté à la majorité de manière démocratique, et, dans le même temps, il est toujours nécessaire de juger avec une grande prudence les « effets pédagogiques » de la loi, qui peut déterminer avant tout une mentalité et, par la suite, un comportement. Le point de départ n’est pas la révision de la loi 194, si jamais on la repense, ce qui sera un point d’arrivé, à moins qu’il n’existe des « dogmes législatifs » dont nous n’étions pas au courant.


La question vraiment urgente est l’éducation d’un peuple, la réponse unie et convaincue de toutes les meilleurs forces de la société qui doit recommencer à éduquer, et, dans cette perspective, qui doit éduquer à la vie. Dans une prophétie bouleversante, la Bienheureuse Teresa de Calcutta révéla que, dans le monde contemporain, les guerres continueront tant que l’on continuera à pratiquer les avortements. Si c’était le seul et unique moyen pour faire cesser vraiment les guerres, quelle meilleure occasion pour tous les pacifistes, de montrer leur véritable amour pour la paix ?

 

Fides

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