Lors de l'Annonciation, le oui de Marie à l'ange, qui n'eut pas le ricanement incrédule de Sarah, est le résumé et le dépassement de toute la foi et de toute l'espérance vétérotestamentaires. Elle met tout son être personnel à la disposition de Dieu, pour abriter Sa présence, la Shekhinah véritable, cette habitation de Dieu dans le sein d'Israël réalisée ici de façon inespérée. Elle est le vrai Temple de l'Esprit Saint, la Tente (skene) ou l'Arche d'Alliance au sens le plus réel : Dieu au cœur de la création, dans la chair d'un être humain, « Tabernacle du Dieu vivant », « Arche de la Nouvelle Alliance dorée par l'Esprit » (hymne acathiste). Elle devient, comme plus tard l'Église, le lieu de la rencontre entre Dieu et l'homme. Par elle est réalisée l'intégration de l'Ancienne Alliance dans la Nouvelle, du judaïsme dans l'Église, est montrée l'unité, l'indivision de l'acte salvifique de Dieu. On voit ici combien la mariologie peut aider à unifier l'exégèse des deux Testaments en comprenant le Christ et l'Église comme lieu herméneutique des écritures, qui sont manifestation de l'histoire salvifique de Dieu avec l'homme. Marie est la « concorde des Écritures » (Saint Pierre Damien).

 

Marie vit donc en totalité ce qui est visé par Sion. Fruit de la tradition d'écoute et de prière d'Israël, en elle est la plénitude de la grâce, non un don venant de Dieu, mais Dieu même ! C'est la joie messianique qui est annoncée à Marie, dont elle témoigne dans son Magnificat, dont elle est signe et qu'elle nous communique. Joie car le Seigneur est avec elle, car par elle naît l'Emmanuel, Dieu parmi les hommes. Elle est la femme à jamais bénie, en qui se manifeste la victoire de la grâce. Toute disponibilité, elle se laisse transpercer par le glaive, se laisse employer, consommer, pour être transformée en Celui qui a besoin de nous pour devenir fruit de la terre. En Marie, la Parole de Dieu ne rebondit pas sur une terre aride, mais s'enfonce dans la terre, en assume toutes les forces. La matière créée s'abandonne à la Parole pour se l'assimiler et la rendre vivante. Ainsi le Verbe rachète toutes les dimensions de l'homme et « fait toutes choses nouvelles ».

 

Le Sénevé (Pentecôte 2005) - Journal des aumôneries de

l'École normale supérieure et de l'École des Chartes

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