L’un des plus beaux événements de la vie de Jésus et de Marie est sans doute celui que l’Evangile de Luc raconte dans les chapitres consacrés à l’enfance du Christ : la Visitation (cf. Luc 1, 39-56). Il est émouvant de contempler le voyage accompli par la Vierge Marie, qui portait l’Enfant Jésus “sous son cœur”, comme on le chante en allemand dans un air d'avènement, pour rendre visite à Elisabeth.

 

 

 

Ce voyage est resté mémorable dans l’histoire des premières communautés chrétiennes et, au cours des siècles, il continue à l’être pour l’Eglise. En regardant la Visitation de Marie, nous découvrons toujours qu’Elle accomplies de nouvelles visitations pour apporter à tous la Présence du Christ et tourner vers le bien, vers Dieu, tout ce qu’elle rencontre sur son parcours. Comment Jean-Baptiste aurait pu devenir le Précurseur sans cette Visitation ! Le Christ, porté par Marie, a visité et sanctifié son cousin. La Sainte Vierge, comme un ostensoir, ne retient pas la Splendeur de la Vérité et de l’Amour du Sauveur mais, au contraire, la montre, la donne comme seule une Mère sait le faire. Ainsi ces deux mères, Marie et Elisabeth, si semblables et si différentes l’une de l’autre, en se rencontrant, firent se rencontrer leurs fils. Dans cette explosion de joie, enveloppé du Mystère, Elisabeth s’exclama à voix haute : « comment m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne à Moi ! » (Luc 1, 43). « La Mère de mon Seigneur » : quel titre exceptionnel est mis sur les lèvres d’Elisabeth par l’Esprit Saint ! Il n’y a pas de concurrence entre la Mère et le Fils. Elisabeth le comprend si bien qu’elle loue le Fils ainsi que la Mère. La Vierge de la Visitation est la Mère de la Miséricorde Divine : miséricorde qu’Elle a expérimenté plus que nous tous. Oui, où qu’elle aille, quiconque qu’elle visite, Marie apporte le don ineffable de l’Amour inconditionnel de Dieu : pas conditionné ou diminué par nos péchés, parce que Dieu « fait toujours lever son soleil sur les méchants et les bons » (Mt 5, 45). Nous pouvons dire que le “sein maternel” - le sein physique de notre mère et le sein immaculé de Marie et de l’Eglise -, sont le lieu par excellence de la miséricorde, où nous faisons l’expérience vitale de la sollicitude maximale et plus personnelle ; ici nous sommes protégés et en sécurité, « calmes et sereins comme des enfants sevrés » (Ps 131, 2) ; rien ne nous trouble, parce que nous sommes totalement immergés dans la vie.

 

L’évangile commande de « redevenir des enfants » (Mt 18, 3), chemin obligatoire pour notre conversion à Dieu, qui ne peut qu’arriver par Marie et par l’Eglise : seul ce sein nous garde et nous fait expérimenter la rencontre salvatrice avec le Seigneur Jésus. Cette Femme, devenue sein pour le Seigneur Jésus, est toujours rendue capable de “visiter” pour “accueillir” chacun de nous dans le sein par le même Seigneur. Avec Elisabeth, nous répétons donc reconnaissants et joyeux : « à qui dois-je que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? ».

 

Fides

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