Arrêtons-nous sur le troisième chapitre de la Genèse (3, 1-13) : il nous raconte la chute de nos premiers parents, le péché des origines qui fit tomber Adam et Eve des hauteurs de grâce à des abîmes de misère. Le tentateur s’approcha d’Eve et l’amena à pécher, en la séduisant par de fausses promesses de bonheur et d’indépendance, en la convaincant ainsi que, de cette manière, elle pourrait parvenir à l’autonomie à l’égard de Dieu, si ce n’est totalement, du moins en partie. Quelle illusion ! Eve, croyant qu’elle avait des possibilités de bonheur en dehors de la Loi sainte de Dieu, fut l’artisan de sa condamnation : au lieu de la joie, elle goûta la tristesse et le malheur, en devenant pour Adam, consentant, alliée de malheur, pour se retrouver avec lui sans grâce et sans liberté.

 

 

 

 

C’est là le tourbillon du péché : il s’attaque à l’esprit, en le tranquillisant par des assurances de liberté ; puis il empoisonne la volonté en la poussant à désobéir à Dieu, en oubliant que Lui seul peut rassasier le cœur de l’homme. La stratégie fourbe de l’antique serpent, continue aussi de nos jours : le serpent est le même, et la proposition aussi : « mange le fruit défendu ! ». Le vieil homme qui vit en nous est blessé par la même maladie, qui s’appelle concupiscence. Elle se développe avec la malice de l’orgueil, qui prétend se passer de Dieu, en s’érigeant comme juge de moralité dans l’illusion que le mal, au fond, ne fait pas mal et qu’on peut le contrôler ; et l’illusion devient plus orgueilleuse : se croire libres, quand, en revanche, on est esclave du péché que l’on ne veut pas éviter, du fruit défendu auquel on ne plus renoncer. Il y a un « fruit défendu » pour chacun, une « tentation persistante qui revient », plus forte et plus séduisante que les autres, qui nous poursuit par des promesses d’être comblés. En réalité, seul le Nouvel Adam, qui est le Christ, vainc le vieil homme et démasque ses illusions ; mais ce combat spirituel dure toute une vie, parce que la « voix » du tentateur est fourbe et continuer à susurrer, sous une apparence de bonhomie, des promesses de bonheur ! Que de fois l’homme est séduit par cette voix fausse ! Tout en sachant qu’elle ne peut le combler, elle continue à chercher cette nourriture incorruptible, même si elle a fait mille fois l’expérience que c’était une nourriture amère : l’amertume du réveil. « Mon cœur défaillait, vide de la nourriture intérieure, de vous-même, mon Dieu; et ce n’était pas de cette faim-là que je me sentais affamé ; je n’avais pas l’appétit des aliments incorruptibles : non que j’en fusse rassasié; je n’étais dégoûté que par inanition. Et mon âme était mal portante et couverte de plaies, et se jetant misérablement hors d’elle-même, elle mendiait ces vifs attouchements qui devaient envenimer son ulcères » (Confessions, 3.1).

 

Que de fois une telle avidité s’empare du cœur en en devenant maître, en lui enlevant les énergies du bien : ils n’ont ainsi aucune valeur, les gémissements de l’âme, si la volonté ne s’ouvre à la Grâce du Nouvel Adam : le Christ, donné à nous par la Nouvelle Eve, Marie. Eux seuls peuvent libérer l’homme de la prison qu’il s’est construite lui-même, en jetant au loin la clef. Seule la grâce de la Rédemption de Jésus, que Marie nous a obtenue, peut nous faire repêcher cette clef : seule la Vérité rend de nouveau libre notre liberté. Quant tout semblait perdu, pour Adam et Eve et pour tout le genre humain, Dieu fit une promesse irréversible, une annonce formidable : « je mettrai une inimitié entre toi et la femme ». Cette inimitié, déclarée et scellée par Dieu lui-même, nous sauve, nous protège du tentateur et de ses séductions, nous élève au-dessus du tourbillon du péché auquel nul n’échappe, et nous sauve. Saint Louis-Marie Grignion de Montfort écrit une page mémorable à propos de la seule inimitié établie par Dieu, de la force invincible qu’Il a donnée à Marie, la Nouvelle Eve : « dès la paradis terrestre - bien qu’elle ne soit encore que dans sa pensée - Dieu lui a donné une telle haine contre son ennemi maudit, une telle habilité à démasquer la malice de cet antique serpent, une telle force pour vaincre, pour abattre et pour écraser ce profanateur orgueilleux… » (TVD, n° 52). Au pied de la Croix, comme aux Noces de Cana, le Christ révèle à tous le pouvoir de grâce de Sa Mère qui peut tout, en l’appelant Femme : « Femme, voici ton Fils (Jean 19, 26). La Femme qui, au paradis terrestre, avait été annoncée, est là, à présent, avec nous ; c’est Marie qui, à nos côtés, veut nous rendre heureux et remplis de Dieu !

 

Fides

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