Sur le site internet de "TopChrétien" où il est question de liturgie, on apprend que la "messe en latin" attire des jeunes... ce qui conduit Mgr Le Gall à reconnaître que cette situation « pose question à l'Eglise ». Curieuse réaction d'un ancien Abbé bénédictin qui ne s'était jamais posé de question - semble-t-il - lorsqu'il voyait de nombreux jeunes venir à la messe célébrée en latin et grégorien dans son monastère. En réalité, le fait que le latin attire des jeunes ne pose pas question à l'Eglise, mais aux Pasteurs, lesquels n'avaient jamais envisagé, dans les années 80, que le latin allait davantage attirer que les "messes rock" et les chants de Mannick et Akepsimas dont on nous garantissait pourtant le succès auprès des nouvelles générations.

 

 

 

http://img.over-blog.com/257x480/0/21/41/34/2010/messe1930-1939.jpgPour ‘’ramener des fidèles’’ aux messes ordinaires, « il faut réintroduire davantage de silence, de hiératisme, d'intériorité, de beauté dans les vêtements liturgiques », dit encore Mgr Le Gall, actuel Archevêque de Toulouse et responsable de la liturgie en France. Mais comment va-t-on faire pour ‘’ramener des fidèles’’ vers quelque chose qui n'a jamais existé et qui n'existe toujours pas dans nos paroisses plus de 40 ans après Vatican II (sauf très rares exceptions) ? Comment va-t-on faire pour "ramener des fidèles" vers des messes "ordinaires" qui n'existent pas parce qu'on a tout bonnement interdit qu'elles puissent exister ? Tout le problème est là puisque dans la majorité des paroisses, la messe "ordinaire", que bien peu de prêtres savent célébrer, est devenue synonyme de laideur et de laisser-aller. Au séminaire, une formation pour apprendre à célébrer la messe en latin pourrait être introduite, indique encore Mgr Le Gall. De tels propos, s'ils ont vraiment été prononcés, montrent bien que nos Pasteurs ne maîtrisent plus guère la situation : ils sont dépassés et suivent le mouvement au lieu de le contrôler. Car enfin, nous dire qu' "une formation... pourrait être introduite" alors que voilà plus de 40 ans qu'elle aurait dû être assurée parce qu'elle était explicitement demandée par Vatican II (cf. Sacrosanctum Concilium, N°14-20), voilà qui est pour le moins révélateur d'une grande pagaille ! On en vient maintenant à envisager une formation (par qui sera-t-elle assurée ?) qui a été systématiquement refusée pendant des années aux séminaristes qui la souhaitaient : voilà qui est aussi révélateur de l'état d'esprit de certains de nos Pasteurs qui n'envisagent pas d'apprendre à célébrer la messe correctement parce que l'Eglise le demande, mais simplement parce que, à la suite d'un changement de mentalités, des fidèles le demandent. Autrement dit, si les fidèles n'avaient rien demandé, les prêtres auraient continué à ignorer les enseignements magistériels et à saccager la liturgie de l'Eglise en imposant partout des célébrations plus ou moins burlesques. Il y a quarante ans, demander une formation liturgique ou une messe en latin vous faisait passer pour un "intégriste"; aujourd'hui, ça vous fait passer pour quelqu'un d'ouvert et de "branché". Quel crédit accorder aux propos de ces Pasteurs opportunistes qui préfèrent suivre le troupeau au lieu de le guider ? Combien de fois changeront-ils encore de direction au gré de la mode ? Il n'en demeure pas moins vrai que le fond du problème liturgique continue à être ignoré puisqu'au moment de la parution du Motu proprio Summorum Pontificum, on a pu entendre nos évêques nous dire qu'il n'y a pas de problèmes liturgiques en France. C'est le discours officiel de notre épiscopat : il procède de la méthode Coué bien appliquée mais ne parvient cependant pas à dissimuler la réalité. Il y a bel et bien un problème liturgique en France qui vient de ce que, d'une part, depuis des années, les prêtres n'ont plus eu de formation liturgique sérieuse et de ce que, d'autre part, les lignes tracées par le Vatican pour permettre un redressement de la situation n'ont jamais été suivies. Si le Missel romain et le Concile étaient suivis, comme on nous assure qu'ils le sont, comment expliquerait-on qu'il n'y a pas deux messes qui se ressemblent dans nos paroisses ? Cette absence d'unité liturgique n'est-elle pas la preuve évidente qu'il y a un "bogue", c'est-à-dire une sérieuse "anomalie" dans le programme liturgique ?


Il y a quelques jours, un maître de chœur s'adresse à la Supérieure d'une communauté religieuse qui héberge habituellement des groupes de fidèles, pour lui demander s'il y aurait la possibilité de venir avec une vingtaine de personnes pour faire un week-end de formation au chant. "Pas de problème, répond aimablement la Sœur, nous recevons souvent des groupes venant faire des sessions et nous avons de quoi héberger les gens." Puis, elle ajoute: "Quelle sorte de chant faites-vous?" "Du chant grégorien", répond le maître de chœur. Et la religieuse de répondre un peu gênée: "Oh, alors vous pourrez venir avec votre groupe, mais je ne pense pas que vous pourrez participer à notre messe: notre liturgie ne correspond probablement pas à votre style." Ainsi donc, on ne peut désormais participer à une messe que si l'on en accepte le "style" local né le plus souvent du refus de suivre les normes liturgiques. Cette situation porte un nom: "pagaille". Que nos évêques ne veuillent pas reconnaître officiellement cette "pagaille" n'arrange pas les choses. Fort heureusement, le Saint-Père, qui viendra en France, connaît la situation véritable. Il sait parfaitement, par exemple, que dans nos diocèses les fidèles ont les plus grandes difficultés à trouver une messe célébrée dignement et dans le respect des livres liturgiques officiels. Mais que pourra faire le Saint-Père face à un épiscopat qui donne l'impression de toujours vouloir défier Rome en déclarant haut et fort qu'il n'y a pas de problème liturgique et en refusant d'appliquer les textes magistériels ?

 

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