On s’y attendait. Quarante après, les évêques français se coupent une fois de plus de la Vérité de l’Eglise en republiant sur le site officiel de l’Episcopat, la "note pastorale" face à la prophétique et infaillible Encyclique Humanæ Vitæ. Une note - rappelons-le - contredisant au plus haut point l’enseignement traditionnel de l’Eglise. Les fidèles catholiques se demandent de plus en plus s'ils peuvent vraiment faire confiance mais surtout, continuer à être en communion avec cet Episcopat gallican et maintenant hérétique. Scandaleux !

 



 

ENCYCLIQUE "HUMANæ VITæ", (§ 14)

 

« Il n'est jamais permis, même pour de très graves raisons de faire le mal afin qu'il en résulte un bien, c'est-à-dire de prendre comme objet d'un acte positif de volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et par conséquent une chose indigne de la personne humaine, même avec l'intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux ».

NOTE PASTORALE, (§ 16)

 

« Il arrive en effet que les époux se considèrent en face de véritables conflits de devoirs. A ce sujet nous rappelons simplement l'enseignement constant de la morale : quand on est dans une alternative de devoirs où, quelle que soit la décision prise, on ne peut éviter un mal, la sagesse traditionnelle prévoit de rechercher devant Dieu quel devoir en l'occurrence est majeur ».


 

 

 

 

Petit cours de catéchisme pour "nos évÊques français"

 

 

1. « Quand des païens, qui n'ont pas la loi, accomplissent naturellement ce que la Loi commande, n'ayant pas la loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes; ils montrent que ce que la Loi ordonne est écrit dans leurs cœurs [NDLR : C’EST-A-DIRE LA LOI MORALE NATURELLE, IMMUABLE ET UNIVERSELLE, DU VERBE ETERNEL : LA "scintilla animæ"], leur conscience rendant en même temps témoignage par des pensées qui, de part et d'autre, les accusent ou les défendent ». (Epître aux Romains 2, 14-15).

 

2. Il n’est jamais permis de faire le mal pour qu’il en résulte un bien (CEC N°1789). L’être humain doit toujours obéir au jugement certain de sa conscience (CEC N°1800). On ne peut justifier une action mauvaise faite avec une bonne intention (Saint Thomas d’Aquin, dec. Praec. 6). La fin ne justifie pas les moyens (CEC N°1759).

 

3. La Tradition bimillénaire de l’Eglise a toujours dit que la conscience prescrit une obligation d’action car elle est la « voix de Dieu ». La conscience, c’est le lieu où se réalise un dialogue avec Dieu qui commande avec force et douceur de faire le bien et d’éviter le mal. La conscience juge les actes de l’homme (approbation ou désapprobation).

 

4. Il ne peut pas y avoir deux niveaux de vérités morales. Le niveau du jugement pratique (jugement de la conscience) ne peut pas être en contradiction avec le niveau de la syndérèse ! Il ne peut pas supprimer l’universalité de la Loi et son obligation, mais il les reconnaît en réalisant l’application de la loi objective à un cas particulier. Dans le jugement pratique de la conscience se révèle le lien entre la liberté et la Vérité. (Encyclique "Veritatis Splendor" N°59-61). La conscience n’est pas de créer des décisions arbitraires, en contradiction avec la Loi Divine participée dans la raison humaine, mais de porter des jugements qui reflètent la Vérité sur le bien et qui sont en totale harmonie avec la Loi Divine objective. Une situation éthique qui ne juge pas selon des lois objectives, mais en fonction de l’intuition personnelle est condamnée par l’Eglise. Les évêques, les prêtres et les confesseurs qui soutiennent le contraire s’éloignent de façon grave du chemin de la Vérité. Ce sont des « vestiges du relativisme et du modernisme » (Instruction du Saint-Office concernant la « morale de situation », 2 février 1956 - Denziger- N°3918-3921 - Veritatis Splendor N°32). « Cette "éthique nouvelle" est tellement en dehors de la foi et des principes catholiques, que même un enfant, s’il sait son catéchisme, s’en rendra compte et le sentira. Il n’est pas difficile de reconnaître comment le nouveau système moral dérive de l’existentialisme, qui, ou fait abstraction de Dieu, ou simplement le nie, et en tout cas remet l’homme à soi-même ». (Allocution de S. S. Pie XII, à Rome, le 18 avril 1952, au congrès international de la "Fédération mondiale des jeunesses féminines catholiques", Acta Apostolicæ Sedis, 1952, pp. 413 et sqq. - Télécharger le discours complet). Répétons-le : la liberté n’est pas un absolu ! « Elle doit toujours être conjuguée avec la Vérité ! » (Benoît XVI).

 

5. Le degré de maturité d’un homme ne se mesure pas à la libération de sa conscience par rapport à la Vérité objective (en vue de son autonomie), mais seulement à la pressante recherche de la Vérité. La conscience morale personnelle ne "crée" pas lorsqu’elle désobéit à la Loi de Dieu, mais elle fait une action opposée à l’action créatrice. Les idéologies « libérée de la Loi de Dieu » ont construit des cultures de la mort. Ceux qui obéissent à la Loi de Dieu sont les promoteurs de la culture de la vie et de la Civilisation de l’Amour !

 

6. Pour former nos consciences, les chrétiens « doivent prendre en sérieuse considération la doctrine sainte et certaine de l'Eglise. De par la volonté du Christ, en effet, l'Eglise catholique est Maîtresse de Vérité ; sa fonction est d'exprimer et d'enseigner authentiquement la Vérité qui est le Christ, en même temps que de déclarer et de confirmer, en vertu de son autorité, les principes de l'ordre moral découlant de la nature même de l'homme » (Déclaration "Dignitatis Humanæ" N°14). « L'autorité de l'Eglise, qui se prononce sur les questions morales, ne lèse donc en rien la liberté de conscience des chrétiens : d'une part, la liberté de conscience n'est jamais une liberté affranchie « de » la Vérité, mais elle est toujours et seulement « dans » la Vérité. L'Eglise se met toujours et uniquement au service de la conscience, en l'aidant à ne pas être ballottée à tout vent de doctrine au gré de l'imposture des hommes (cf. Ep 4, 14), à ne pas dévier de la Vérité sur le bien de l'homme, mais, surtout dans les questions les plus difficiles, à atteindre sûrement la Vérité et à demeurer en elle » (Encyclique "Veritatis Splendor" N°64).

 

7. Pour finir, puisse "nos évêques français" imiter Saint Paul, Apôtre infatigable de la Vérité : « Ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait » (Epîtres aux Romains 12, 2).

commentaires

Sabine 18/08/2008 09:32

N'avez vous pas plutôt voulu dire "si ils peuvent" à la place de "s'ils y peuvent" ?

Yves 18/08/2008 10:06



"s'ils peuvent". Merci à vous. C’est à cause de l’élision. Errare humanum est !



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