"La liturgie doit d'abord mettre les fidèles en contact avec le Mystère même de la présence de Dieu, permettre cette expérience profonde qui est celle de la foi, en appeler donc d'abord au "sensus fidei" éveillé et soutenu par l'Esprit de Vérité en nous dès le jour de notre baptême, et non pas d'abord à l' "intellectus fidei" ou à la sensibilité. On comprendra donc pourquoi en voulant nous mettre en contact avec le Mystère même du Christ Seigneur "qui habite en nos cœurs par la foi" comme dit Saint Paul (Ephésiens 3, 17), la liturgie ne doit pas d'abord être intelligible, mais conserver au contraire une certaine opacité pour faciliter cette expérience du divin que l'on pourra mieux formuler ensuite, le plus adéquatement possible mais toujours en deçà du Mystère, à travers la profession de foi et l'exercice de la vie chrétienne. C'est la raison pour laquelle le concile n'a pas prévu une vulgarisation complète de la liturgie. Dans ce sens, loin d'être des obstacles à la participation active, la messe "vers le Seigneur" plutôt que "vers le peuple", l'usage de la langue latine dont le Concile n'a pas préconisé l'abandon complet malgré des préjugés tenaces (cf. n°36), la pratique du chant grégorien, que Sacrosanctum Concilium désigne comme "le chant propre de la liturgie romaine", prévoyant même qu'il devra "occuper la première place" (cf. n°116), favoriseront au contraire la participation authentique à la liturgie qui est avant tout une action divine et donc transcendante, l'action du Seigneur lui-même. Ainsi par exemple, l'attachement au latin et au chant grégorien n'aura rien d'idéologique ni de nostalgique; il sera d'abord le fruit d'une expérience de la liturgie comme célébration communautaire de la foi : non pas d'abord d'une foi subjective, telle qu'elle s'incarne nécessairement dans un mode de vie marqué par l'histoire d'une personne, d'une famille, avec ses richesses et ses blessures, mais de la foi de l'Eglise universelle que chacun rejoint par cet au-delà de lui-même et que le Concile Vatican II a appelé précisément le "sensus fidei", le sens surnaturel de la foi, lequel met chaque croyant d'instinct en adéquation, en connaturalité, en assentiment avec le Mystère révélé par Dieu dans l'Ecriture, transmis par le Magistère sacré, et célébré dans la liturgie de l'Eglise. Sensus fidei et sensus Ecclesiae sont ainsi intrinsèquement unis.

 

Pas de doute alors que le chant grégorien nous aidera à rejoindre la dimension proprement contemplative de la liturgie... sans compter qu'il nous fera croître dans la communion de l'Eglise universelle, en nous mettant mystérieusement en contact avec les valeurs de foi et de sainteté de l'Eglise de tous les espaces et de tous les temps, et dont le cœur bat à Rome".

 

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