De quelle autorité se revendiquent nos liturgies paroissiales qui se disent catholiques romaines alors qu'elles sont devenues allergiques aux rites romains, hermétiques aux enseignements de Rome, et fermées au chant propre de la liturgie romaine ? N'y aurai-il pas quelque chose qui cloche sérieusement dans ces liturgies-là ? Car nos messes paroissiales, de Lille à Marseille et de Strasbourg à Brest, ne sont ni vraiment romaine, ni même toujours catholiques, quoi qu'on dise, quoi qu'on veuille faire croire…

 

 

 

Il faut donc se demander si le fidèle catholique de France est encore autorisé à participer à une liturgie catholique romaine quand il se rend dans son église paroissiale. N'est-il pas plutôt obligé de se plier à la liturgie locale, laquelle est généralement héritée de ce que les années 70 ont produit de plus quelconque et souvent même de plus laid ? La réponse à cette question n'est pas facile tant il est vrai que dans nos diocèses la liturgie a pris des plis - des faux-plis ! -, et que personne ne semble plus capable aujourd'hui de mettre en œuvre une célébration véritablement conforme aux normes données par le missel romain. Alors comment remédier à toutes ces mauvaises habitudes qui ont été prises partout, afin que nos messes, célébrées selon des usages erronés hérités des années 70, puissent progressivement devenir plus romaines et plus catholiques ? Ne faudrait-il pas, en tout premier lieu, que les fidèles - clercs et laïcs - refusent les missels jetables et les revues d'animation et n'acceptent que le Missel romain ? Ce serait une façon de redécouvrir l'esprit de la liturgie véritable : celui de Rome, des Conciles, de la Tradition, de l'Eglise universelle. Autrement dit, il faudrait que nos évêques garantissent à tout baptisé qui se rend à la messe dans une paroisse, une liturgie célébrée intégralement selon le Missel romain, et non une célébration "relookée" à partir du dernier numéro de telle publication indiquant comment "adapter" le missel. Il est capital - vu l'état calamiteux d'un grand nombre de célébrations liturgiques - de ne plus laisser nos messes être falsifiées par les propositions liturgiques de certains célébrants qui ne savent plus (car on ne le leur a jamais appris) ce qu'est le Graduel (livre de chant officiel) ou le Missel (livre de la liturgie officielle).

 

La situation actuelle, de laquelle nous devrions impérativement nous libérer pour sauver ce qui doit être sauvé, a été parfaitement décrite par le Cardinal Ratzinger : « [Nous avons] besoin d'un nouveau commencement issu de l'intime de la liturgie, comme l'avait voulu le mouvement liturgique lorsqu'il était à l'apogée de sa véritable nature, lorsqu'il ne s'agissait pas de fabriquer des textes, d'inventer des actions et des formes, mais de redécouvrir le centre vivant, de pénétrer dans le tissu proprement dit de la liturgie, pour que l'accomplissement de celle-ci soit issu de sa substance même. La réforme liturgique, dans sa réalisation concrète, s'est éloignée toujours davantage de cette origine. Le résultat n'a pas été une réanimation mais une dévastation. D'un côté, on a une liturgie dégénérée en show, où l'on essaie de rendre la religion intéressante à l'aide de bêtises à la mode et de maximes morales aguichantes, avec des succès momentanés dans le groupe des fabricants liturgiques, et une attitude de recul d'autant plus prononcée chez ceux qui cherchent dans la liturgie non pas le showmaster spirituel, mais la rencontre avec le Dieu vivant devant qui tout "faire" devient insignifiant, seule cette rencontre étant capable de nous faire accéder aux vraies richesses de l'être. De l'autre côté, il y a conservation des formes rituelles dont la grandeur émeut toujours, mais qui, poussée à l'extrême, manifeste un isolement opiniâtre et ne laisse finalement que tristesse. Certes, il reste entre les deux tous les prêtres et leurs paroissiens qui célèbrent la nouvelle liturgie avec respect et solennité; mais ils sont remis en question par la contradiction entre les deux extrêmes, et le manque d'unité interne dans l'Eglise fait finalement paraître leur fidélité, à tort pour beaucoup d'entre eux, comme une simple variété personnelle de néo-conservatisme. Parce qu'il en est ainsi, une nouvelle impulsion spirituelle est nécessaire pour que la liturgie soit à nouveau pour nous une activité communautaire de l'Eglise et qu'elle soit arrachée à l'arbitraire des curés et de leurs équipes liturgiques ».

 

On ne saurait être plus clair...

 

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