« La Bienheureuse Vierge Marie est Mère du Souverain Roi parce qu’elle l’a noblement conçu, comme l’annonce le message que l’Ange lui apporta. « Voici, dit-il, que tu vas concevoir et enfanter un fils. » Et plus loin : « Le Seigneur lui donnera le trône de David son père; il régnera sur la maison de Jacob à jamais, et son règne n’aura pas de fin » (Luc 1, 31-33). C’est comme s’il disait expressément : Voici que tu vas concevoir et enfanter pour fils le Roi qui siège éternellement sur le trône royal, et de ce fait, tu régneras comme Mère du Roi, et comme Reine tu siégeras sur le trône royal. S’il convient en effet qu’un fils honore sa mère, il convient qu’il lui donne accès au trône royal. Aussi la Vierge Marie, parce qu’elle a conçu celui qui porte « inscrit sur sa cuisse : Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Apocalypse 19, 16), aussitôt qu’elle conçut le Fils de Dieu, fut Reine, non seulement de la terre, mais encore du ciel, ce qui est signifié dans l’Apocalypse par ces paroles : « Un signe grandiose apparut au ciel : c’est une Femme, le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête » (Apocalypse 12, 1). Marie est la Reine la plus illustre par sa gloire, ce que signifie bien le Prophète dans le psaume qui concerne spécialement le Christ et la Vierge Marie, où l’on dit d’abord au sujet du Christ : « Ton trône, ô Dieu, dans les siècles des siècles », et un peu plus loin au sujet de la Vierge : « La Reine s’est tenue à ta droite », c’est-à-dire à la place d’honneur, ce qui s’applique à sa gloire spirituelle. Puis : « dans son vêtement d’or » (Psaume 44, 7 et 10), qui représente le vêtement de l’immortalité glorieuse, qui fut attribuée à la Vierge dans Son Assomption. Car on ne peut accepter que ce vêtement dont le Christ fut couvert, et qui en outre fut parfaitement sanctifié ici-bas par le Verbe incarné, devienne la pâture des vers. De même qu’il a convenu au Christ de donner à sa Mère la grâce en plénitude dans sa conception, ainsi a-t-il convenu qu’il attribuât la plénitude de la gloire en l’Assomption de cette Mère. Et c’est pourquoi il faut affirmer que la Vierge, glorieuse dans son âme et dans son corps, trône auprès de son Fils.

 

Marie Reine est encore dispensatrice de la grâce, ce qui fut signifié dans le livre d’Esther, où il est dit : « C’est la petite source qui devient un fleuve et s’est transformée en lumière et en soleil » (Esther 10, 6). La Vierge Marie, sous la figure d’Esther, est comparée à la diffusion de la source et de la lumière, à cause de la diffusion de la grâce quant à son double fruit : l’action et la contemplation. Car la grâce de Dieu, qui guérit le genre humain, descend jusqu’à nous à travers elle comme par un aqueduc, parce que la dispensation de la grâce appartient à la Vierge non pas par mode de principe, mais par mode de mérite. Par son mérite, donc, la Vierge Marie est la Reine très éminente, par rapport au peuple, puisqu’elle obtient le pardon, triomphe dans le combat et distribue la grâce, et par suite, conduit jusqu’à la gloire ».

 

Homélie de Saint Bonaventure, évêque (Sermon sur la Dignité Royale de la Bienheureuse Vierge Marie)

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