La présence de la Mère de Dieu dans notre vie est intimement liée au projet de sanctification et de transformation que le Père, dans le Christ, a sur chacun d’entre nous. Les paroles du Christ « Voici ta Mère » (Jean 19, 27) sont aussi les paroles du Père données, dans l’Esprit Saint, à chaque disciple. La Vierge Marie veut de tout son cœur notre conversion qui, naturellement, dépend de la prière qui nous ouvre à la vie de charité. Comme à Cana, Elle intercède toujours pour nous, comme Avocate de grâce. A la lumière de cet épisode, nous devons, comme les serviteurs, être disponibles envers tous : apporter notre eau à Jésus afin qu’il la transforme en vin. C’est notre rien, notre misérable humanité, qui est changée « en quelque chose qui n’est pas de nous », en richesse de Dieu, multipliée jusqu’à la surabondance par sa main toute puissante.

 

 

 

 

La transformation de l’eau en vin n’est pas une œuvre humaine, mais divine. Comme à Cana, même dans notre existence, pour que s’accomplisse ce « miracle transformant », est nécessaire la présence de la Mère de Jésus. Elle nous fut donnée pour que nous l’accueillions dans l’espace intérieur de notre être, comme le disciple bien-aimé qui l’accueillit chez lui (cf. 19, 27b). Sans cet accueil conscient, personnel et croissant de la Mère du Rédempteur dans notre vie, il ne pourra y avoir le « miracle de Cana », celui de la conversion totale au Seigneur. Il n’y aura le vin nouveau, le bon vin, qui change radicalement le goût d’une existence, que si nous acceptons son intercession et si nous faisons ce que Jésus demande, en le réalisant avec Marie qui enseigne d’avoir pleine confiance en sa parole, comme Elle, elle a eu cette confiance. C’est seulement ainsi que nous sentirons le chuchotement qui éclairera notre cœur avec les paroles du testament de Marie : « Faites tout ce qu’Il vous dira ». Une présence discrète et cachée, et pourtant si « toute-puissante » sur le Cœur de Dieu, c’est celle de Marie dans « la maison du croyant ». L’Eglise en a fait l’expérience dès ses débuts : Pierre et les autres, à Cana, ont saisi l’attention et la tendresse de ce regard et de cette parole mystérieuse (Jean 2, 3-5), qui passa entre le Christ et sa Mère ; les Apôtres ont saisi cette entente parfaite, ils ont recueilli cette force de médiation maternelle, et jamais plus ils n’oublièrent son efficacité. Ils furent témoins et gardiens en même temps d’un Evènement que l’Eglise expérimentera tout au long des siècles : « l’intercession toute-puissante » de Marie, sa médiation maternelle, qui se fait prière constante à chacun de nos besoins, et qui obtient tout pour nous, et, plus que toute chose, notre conversion authentique, le plus grand miracle dans notre vie, celui qui est le plus beau aux yeux de Dieu ! La Maternité de Marie à l’égard de toute créature fait partie essentielle du christianisme, parce qu’elle procède directement du Cœur du Fils qui l’a placée au sommet de la Rédemption quand, suspendu à la Croix, avec les dernières fores qui lui restaient, il proclama, avec toute la force de son âme : « Voici ta Mère » ; et nous tous, représentés par Jean, nous sommes appelés individuellement à accueillir ce cri de l’âme et à y répondre à notre tour en disant, « me voici, Maman, je suis ton fils » ! Sur le rapport filial du disciple bien-aimé - et de chaque chrétien authentique - avec Jésus et Marie, Origène, dans son commentaire sur l’Evangile de Jean, écrit une page inoubliable : « Les prémisses de toutes les Ecritures sont les Evangiles ; mais la prémisse des Evangiles et celui de Jean. Personne ne peut en comprendre le sens, s’il n’a pas reposé sa tête sur la poitrine de Jésus et n’a pas reçu de Jésus, Marie, devenue aussi sa Mère. C’est ainsi que devra être celui qui voudra être un autre Jean que - comme à propos de Jean - Jésus puisse dire de lui qu’il est Jésus. Si en effet… personne d’autre n’est enfant de Marie en dehors de Jésus, et si Jésus dit à la Mère : « Voici ton fils », c’est comme s’il disait : « Voici, celui-ci est Jésus que tu as engendré ». Parce que tout être humain parfait ne vit plus, mais c’est le Christ qui vit en lui ; et si le Christ vit en lui, il dit à Marie à son sujet : « Voici le Christ ton fils ».

 

Le Pape Benoît XVI, dans l’homélie de la Messe de la Solennité de la Mère de Dieu, à propos de cette maternité singulière de Marie, a déclaré : « Mère du Christ, Marie est aussi Mère de l'Eglise, ainsi que mon prédécesseur, le Serviteur de Dieu Paul VI, voulut le proclamer le 21 novembre 1964, au cours du Concile Vatican II. Marie est, enfin, la Mère spirituelle de l'humanité tout entière, car c'est pour tous les hommes que Jésus a donné son sang sur la croix, et c'est tous les hommes que, depuis la croix, il a confiés à ses soins maternels ».

 

Fides

commentaires

Widget Vatican.va

Liens (1)

 

 

 

 

 

 

logofc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 








Dossiers / Synthèses

 


 

http://img.over-blog.com/600x408/0/21/41/34/2010/hippycatholicism-copie-1.jpg

 


 

 


 

 


 

Actualité du livre

 

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 

 

Admin / Twitter

oiseau-twitter2.gif

 

 

Depuis janvier 2006,
site administré par de
jeunes laïcs catholiques.
 
 
CONTACT
 

 


 

 
coolpape.jpg