« En ce temps-là Jésus prit la parole et dit : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits. Tout m'a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est doux et mon fardeau léger » (Matthieu 11, 25-30).

 

 

 

 

Il ne fait aucun doute que la voie choisie par le Seigneur pour se révéler à nous, pour nous manifester l’amour infini du Père, passe par la « petitesse », c’est-à-dire l’humilité et la simplicité. Ce sont précisément les petits, ceux « qui ont l’esprit de pauvreté », qui sont les destinataires de Son annonce de salut : « Bienheureux ceux qui ont l’esprit de pauvreté parce que le Royaume des Cieux est à eux » (Matthieu 5, 3). Cette voie de la petitesse évangélique a trouvé les Apôtres eux-mêmes non préparés, ainsi que les contemporains de Jésus. Ils ne pouvaient imaginer que le Seigneur Très-Haut s’abaisse d’une manière invraisemblable, en prenant la nature, « la condition d’esclave » (Philippines 2, 7), et en partageant en tout notre condition, à l’exception du péché. Comme Sait Paul l’a bien compris, « Dieu a choisi ce qui dans le monde est fou pour confondre les sages, Dieu a choisi ce qui est faible dans le monde pour confondre les forts » (1 Corinthiens, 1, 27). Dans la petitesse et dans la simplicité, le regard se détache de ce qui semble grandiose, étonnant, fort et puissant, et se tourne vers ce qui se présente comme pauvre et humble, simple et doux. Dans la succession quotidienne de notre existence humaine, si nous voulons être parmi ceux qui sont capables d’accueillir le Royaume de Dieu, parmi ceux qui apprennent auprès de Jésus, nous devons alors adopter une pensée, un style de vie, un comportement, qui soient conformes à la petitesse selon l’Evangile, autrement, nous resterons ‘’en dehors’’ : « Si vous ne convertissez pas et ne devenez pas comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux » (Matthieu 18, 3). Jésus a refusé en effet les voies de la grandeur et du pouvoir humain, et a choisi, pour lui et pour les siens, les voies de la petitesse et du service : « Vous savez que les chefs des nations dominent sur elles en maîtres et que les grands leur font sentir leur pouvoir. Il n'en doit pas être ainsi parmi vous : au contraire, celui qui voudra devenir grand parmi vous, sera votre serviteur, et celui qui voudra être le premier d'entre vous, sera votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude » (Matthieu 20, 25-28). Le titre de « Serviteur » exprime tout cela, et si le Maître s’est fait Serviteur, combien plus encore ses disciples devront suivre son exemple et être des serviteurs ! Ils sont, dans la logique du Royaume, les « serviteurs inutiles » (cf. Luc 17, 10). Nous faire ainsi petits, pour suivre Jésus Enfant et Jésus Crucifié, nous élèvera à la gloire du Ressuscité. Seul celui qui « s’humilie », nous assure l’Evangile, sera « élevé » (cf. Marc 10, 31). Ainsi la voie de la petitesse nous éduque à ne pas vivre en fonction de la terre mais à faire de notre vie une escalade vers le Ciel. Jour après jour, nous sommes appelés à monter de nombreuses petites marches, l’une après l’autre, par de petits actes d’amour répétés envers le Seigneur et envers le prochain, qui nous le représente. Le véritable disciple du Christ doit monter les gradins de l’humilité, et c’est seulement ainsi qu’il ne sera pas entraîné par l’esprit contraire. Jésus est clair, comme toujours, même sur ce point : « Eh bien ! Moi je vous dis de ne pas tenir tête au méchant : au contraire, quelqu'un te donne-t-il un soufflet sur la joue droite, tends-lui encore l'autre ; veut-il te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui même ton manteau ; te requiert-il pour une course d'un mille, fais-en deux avec lui. A qui te demande, donne ; à qui veut t'emprunter, ne tourne pas le dos. Vous avez entendu qu'il a été dit : ‘Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi’. Eh bien ! Moi je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs, afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Matthieu 5, 39-45).

 

En regardant la Sainte Vierge, l’Eglise contemple la correspondance parfaite de la créature aux désirs du Créateur, la ressemblance parfaite de la Mère avec son Fils. Tout en Elle nous parle de Lui : chaque geste, chaque pensée, chaque parole de la Mère révèlent le Fils. Les lieux des apparitions mariales, comme Lourdes, sont imprégnés eux aussi de l’Esprit de Jésus, ils sont remplis de Sa Présence Eucharistique et de Son Pardon Sacramentel. Vraiment, là où se trouve la Mère, se trouve aussi le Fils, et vice versa. Comme l’a déclaré le Pape Benoît XVI : « Marie et Jésus vont de pair. A travers Elle, nous voulons continuer à dialoguer avec le Seigneur, en apprenant ainsi à mieux le recevoir. Sainte Mère de Dieu, prie pour nous, comme à Cana, tu as prié pour les époux! Guide-nous vers Jésus - toujours à nouveau! Amen!” (11 septembre 2006: Messe sur la Place du Sanctuaire d'Altötting).

 

Fides

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