L’année 2007 commence par une marée de vœux, en oubliant que l’Eglise invite le monde entier à fixer son regard sur un horizon qui, un jour, sera éternel. Sur cet horizon, se dresse Marie, la Mère de Dieu. Comme un phare, la Sainte Vierge éclaire l’espace et le temps où se déroule le chemin de chaque chrétien, qui tend, même si c’est avec peine, à devenir une seule chose avec le Christ : la Sainteté Incarnée. Le dogme de la « Theotokos » (Mère de Dieu) rappelé lors de la Solennité du 1er janvier, nous définit précisément cette vérité centrale de foi : le Christ est Dieu le Fils depuis toujours, et il est le Fils de Marie, en vertu de la génération humaine… On ne peut compter les expressions d’admiration, de louange… qui, à chaque siècle et de tous les endroits de la terre ont souligné, présenté, chanté et représenté la vérité de foi de la Maternité Divine de Marie, qui a rempli d’amour des foules innombrables de chrétiens. Aujourd’hui, cette réalité de vie éternelle, nous remplit-elle d’amour ? Trouve-t-elle une réponse dans notre vie concrète de chrétiens ?

 

 

 

 

Les Vérités de Foi doivent toujours avoir nécessairement une incidence dans la vie de ceux qui la professent ; autrement, le christianisme se transformerait seulement en une philosophie, en une idée élevée, en une conviction certainement bien enracinée, mais incapable de donner le sens de l’éternité de la vie. Le christianisme est une Vérité qui s’incarne, parce que sa Vérité est le Christ, Dieu le Fils qui s’est incarné en Marie par l’œuvre de l’Esprit Saint. Le Verbe est devenu l’un d’entre nous pour que nous devenions semblables à Lui. Voilà pourquoi parler de « foi », dans la religion chrétienne veut dire « union transformante » : en croyant au Christ, nous sommes assimilés par Lui et nous ne sommes plus les mêmes qu’auparavant. Comme à Saint Paul, le Saint-Esprit nous fait dire à nous aussi : « ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Gal 2, 20). Par la dynamique même de la foi chrétienne, il n’est pas possible de rester « en dehors » des Vérités de Foi, comme si elles pouvaient seulement concerner notre intellect et non pas notre vie ; les dogmes, pour être véritablement crus, doivent devenir « chair de notre chair » ; alors, oui, nous serons alors disciples de Jésus. La tâche de la Mère de Dieu est de faire incarner en nous la Vérité de l’Evangile ; tout comme, par Elle, le Christ est venu au monde, et toujours grâce à Elle, le Christ vient en nous, s’incarne en nous, comme nous le trouvons merveilleusement énoncé dans la doctrine de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort.

 

Le Pape Benoît XVI a utilisé la parole forte « d’incarnation spirituelle » pour décrire ce projet divin sur chaque chrétien qui, dans le cadre de sa vie terrestre, s’ouvre à la venue intermédiaire du Christ en lui. Le Saint-Père l’a fait, dans la ligne de ce qu’écrit Saint Bernard, Docteur de l’Eglise sur la « venue intermédiaire du Christ », quand, le premier Dimanche de l’Avent, il déclara : « Pour cette venue du Christ, que nous pourrions appeler "incarnation spirituelle", l'archétype est toujours Marie. De même que la Vierge Mère conserva dans son cœur le Verbe fait chair, aujourd'hui aussi, chaque âme et l'Eglise tout entière sont appelées, dans leur pèlerinage terrestre, à attendre le Christ qui vient et à l'accueillir avec une foi et un amour toujours renouvelés ». (Benoît XVI, 1ères Vêpres, 2 décembre 2006). Des mystiques ont parlé de cette grâce exceptionnelle de l’incarnation spirituelle comme, par exemple, la Vénérable Concepcion Cabrera de Armida (1862-1937), une mystique mexicaine qui a été tout d’abord épouse, puis mère et enfin veuve, et fondatrice de deux ordres religieux : cette femme a parlé de la grâce de « l’incarnation mystique » que le Christ veut donner à chacun de ses disciples, à commencer par ses prêtres. Comme Saint Grignion de Montfort, la Vénérable Concepcion a souligné le fait que Marie avait un rôle irremplaçable pour rendre possible une telle union. Si nous l’aimons et si nous l’imitons sincèrement, Elle nous conduira, infailliblement, à cette union transformante avec Jésus, qui est, en d’autres termes, la véritable sainteté de vie, la nature intime du christianisme : « à tous ceux qui l’ont accueilli, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu : à ceux qui croient en son nom, qui ne sont pas nés de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jean 1, 12-13).

 

Fides

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