« La prière est la respiration de l’âme » : cette définition de la prière montre bien l’importance vitale de la prière dans la vie de l’homme. En effet, comme pourrait-on dire à sa propre respiration : « Aujourd’hui, je n’ai pas de temps pour toi ? ». Si nous ne trouvions pas le temps pour respirer, tout autre effort ne servirait à rien, tout simplement parce que nous n’aurions pas les forces pour le faire. Sans respiration, il n’y a pas de vie humaine. Il en est de même pour la prière : tout dépend d’elle, en ce sens que, par la prière, nous devenons capables, avec la grâce de Dieu, d’affronter toutes les épreuves de la vie, de vaincre toutes tentations, de mener à leur terme toutes les tâches que la providence Divine nous réserve. Mais sans la prière, nous ne pouvons précisément rien faire de vraiment bon, qui ait vraiment une valeur éternelle, pour nous-mêmes mais aussi pour les autres…

 

 

 

Toutes les crises de la foi sont essentiellement des crises de prière. Il n’est pas possible, en effet, de se confier entièrement en Dieu si on ne le fréquente pas de manière habituelle, de manière familiale, avec cet élan de l’âme que, seulement en priant, on parvient à alimenter en nous. Pour pouvoir accueillir le Saint-Esprit qui, comme le dit Jésus, est comme « le vent » (cf. Jean 3, 8), il faut prier, en ouvrant ainsi sa propre volonté, son intelligence et sa mémoire à l’Amour de Dieu. Les Pères et les docteurs de l’Eglise, les grands Maîtres de la vie spirituelle, nous disent unanimement que la prière est le cœur de la vie chrétienne : si le cœur ne bat pas, la vie s’éteint ! On peut bien dire, à la lumière de la Vérité révélée, que n’est pas possible une vie spirituelle, alimentée jour après jour, sans voir le chemin progressif de la prière que, par exemple, Saint Jean de la Croix, le grand Docteur mystique, appelle « la Montée au Mont Carmel ». En effet, le chemin de la prière est en "montée", parce que ceux qui le parcourent ressentent la fatigue de la prière, en raison soit des temps d’aridité, et de sécheresse qu’il traverse, en raison de la "lutte" qu’ils doivent affronter pour les surmonter. Mais si l’on reste fidèles à l’enseignement de Jésus sur la prière – « Il est nécessaire de prier sans cesse sans se lasser » (Luc 18, 1), « il faut veiller et prier à tout moment » (Luc 21, 36) – on expérimentera la communion croissante personnelle avec le Seigneur et avec l’Eglise, et la prière, à un certain moment, deviendra "respiration" de l’âme, précisément ce qu’elle est appelée à être. Dieu utilise tout : les tentations, les péchés, les épreuves, les joies et les peines de la vie, pour nous "convaincre" et nous "conquérir" à la prière, jusqu’à la faire devenir en nous "continue", comme un ruisseau qui s’écoule en apportant de l’eau fraiche et vivifiante à tout l’être. Celui qui prie de tout son cœur, en faisant de la prière le "centre" de sa propre existence, vit une relation non théorique mais effective avec Jésus : il vit de Lui, il vit avec Lui, et il vit pour Lui. Dans un cœur priant, se réalise parfaitement la promesse du Sauveur : « Eh bien, moi je vous dis : demandez et il vous sera donné », cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira. Parce que celui qui demande obtient, celui qui cherche trouve, et à qui frappe, on ouvrira. Quel père parmi vous, si son fils lui demande un pain lui donnera une pierre ? Ou s’il lui demande un poisson à la place du poisson, un serpent ? Ou s’il lui demande un œuf, lui donnera un scorpion ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner des choses bonnes à vos enfants, combien plus votre Père Céleste donnera l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » (Luc 11, 9-13). Le "Docteur de la Prière", Saint Alphonse-Marie de Liguori, dans nombre de ses œuvres, et en particulier dans « Le Grand Moyen de la Prière », a souligné l’enseignement évangélique, trésor de toute l’Eglise, concernant la prière, en constatant aussi qu’il n’était suffisamment pris à cœur par ceux qui devaient le transmettre aux autres : « Ce qui m’afflige le plus, c’est de voir que les prédicateurs et les confesseurs veillent peu à en parler à leurs auditeurs et à leurs pénitents ; et je vois que les livres spirituels qui chaque jour se passent de mains en mains, n’en parlent non pas non plus suffisamment. Alors que tous les prédicateurs et tous les confesseurs, et tous les livres ne devraient pas enseigner autre chose que de prier » (Traité du Grand Moyen de la Prière). Ce livre sur la prière, écrit par Saint Alphonse avec tant de souci et de zèle pour le salut des âmes, est vraiment un "bestseller" et une lecture spirituelle excellente pour ceux qui désirent approfondir, à la lumière de la Révélation, de la Tradition et du Magistère, le grand thème vital de la prière. Celui qui lit cette œuvre avec une ouverture d’esprit et de cœur, pourra se convaincre plus encore, de la nécessité et de l’urgence de la prière pour son propre salut et pour celui des autres.

 

Combien est importante pour chaque chrétien, pour chaque prêtre, pour chaque religieuse… la vie de prière ! Notre Saint-Père le Pape Benoît XVI l’a rappelé et enseigné à plusieurs reprises, comme lors de la récente rencontre avec le clergé du Diocèse de Bressanone : « Une priorité fondamentale de l’existence sacerdotale, c’est d’être avec le Seigneur, et donc d’avoir le temps pour la prière. Saint Charles Borromée disait toujours : ‘Tu ne pourras soigner l’âme des autres si tu laisses dépérir ton âme. A la fin, tu ne feras plus rien, ni même pour les autres. Tu dois avoir du temps aussi pour demeurer avec Dieu’. Je voudrais ainsi souligner ceci : pour autant que puissent se présenter les engagements, c’est une véritable priorité de trouver, chaque jour, je dirais, une heure de temps pour rester en silence pour le Seigneur et avec le Seigneur, comme l’Eglise nous propose de faire avec le Bréviaire, avec les prières du jour, pour pouvoir s’enrichir ainsi toujours à nouveau intérieurement… dans le rayon du souffle du Saint-Esprit. Et, à partir de cela, ordonner ensuite les priorités : je dois apprendre à voir ce qui est vraiment essentiel… » (Benoît XVI, 6 août 2008). Qui, plus que la Sainte Vierge, pourra nous introduire dans le mystère de la prière ! Qui, mieux qu’Elle connaît parfaitement le chemin de la prière, qui conduit tout droit au Cœur de son Fils, et, à travers Lui, au Cœur du Père ! Puisse son action maternelle détourner notre âme de tout ce qui empêche de vivre une vie authentique de prière, et éclairer notre esprit sur la beauté majestueuse et inégalable du Visage de Jésus, qui resplendit sur ceux qui l’adorent.

 

Fides

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