Il y a quelque chose de burlesque dans la façon avec laquelle certains fidèles parlent aujourd'hui de la forme "ordinaire" du rite romain. Nos évêques nous en parlent pour nous en dire grand bien. Mais où l'ont-ils vu être célébrée ? Certains fidèles attachés de façon exclusive à la forme "extraordinaire" du rite (ce qui, soit dit en passant est contraire à l'esprit et à la lettre du Motu proprio Summorum pontificum) en parlent pour la critiquer. Mais où l'ont-ils vu être célébrée ? Tous, qu'ils soient clercs ou laïcs, parlent de quelque chose qu'ils n'ont jamais vu... du moins dans nos paroisses (sauf rare exception).

 

 

 

Car dans nos églises où l'on se dit fidèle aux orientations du Concile, ce n'est pas, contrairement à ce qu'on croit, la forme "ordinaire" du rite romain qui est célébrée, mais sa forme "déformée". Les pratiquants se sont tellement adaptés aux célébrations dominicales inesthétiques et plus ou moins traficotées, que la liturgie que célèbre Benoît XVI leur semble venir d'une autre planète : il leur faut redécouvrir un autel qui ressemble à un autel et non à une table, un célébrant qui s'efface devant le Mystère et qui ne se prend pas pour le centre de la messe, un maître de cérémonie qualifié et discret et non une équipe liturgique incompétente et envahissante, des concélébrants qui gardent les mains jointes et pas les bras ballants, des vêtements liturgiques esthétiques et non des djellabas en tergal, un célébrant qui ne dit et ne fait que ce qui est indiqué dans le missel et se refuse à improviser ou à gloser la liturgie... Bref, le fidèle à qui on a désappris la liturgie doit à présent redécouvrir des éléments qui sont constitutifs de toute célébration et qui donnent à la forme "ordinaire" du rite romain son relief, sa beauté et sa force d'attirance.

 

En prêchant par l'exemple, le pape Benoît XVI a voulu nous montrer qu'à partir de la forme "ordinaire" de la liturgie romaine, il était tout à fait possible de composer - en fonction des lieux et des aides dont on dispose - des célébrations dignes, harmonieuses, porteuses de sacralité, et qui soient un reflet de la liturgie céleste. Au cours de son récent voyage en France, le Saint-Père n'a pas seulement demandé qu'on donne toute sa place à la forme "extraordinaire" du rite romain; il a aussi expliqué et montré ce que peut et doit être réellement la liturgie célébrée selon la forme "ordinaire". Nos évêques suivront-ils son exemple ? De la façon dont ils nous parlent de la forme "ordinaire" de la liturgie en se montrant auto-satisfaits de ce qui se fait dans les églises paroissiales (« chez nous il n'y a pas de problèmes... »), on peut sérieusement en douter.

 

Pro Liturgia

commentaires

Cécile 24/09/2008 13:44

Pas tout à fait d'accord,je connais TRES bien le nouveau rite scrupuleusement respecté,en latin,en grégorien,avec de beaux ornements;c'est la messe de mon enfance .L'Offertoire et la fin du Canon y manquent de profondeur par exemple,le latin ne suffit pas...

Yves 24/09/2008 18:58



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