Pour sortir de notre « monde » où, en général, tout tourne autour de notre « moi » - étant donné que notre nature, blessée par le péché, est devenue égocentrique - nous avons besoin de la prière. C’est seulement en nous ouvrant à Dieu, avec humilité et avec confiance, que la lumière et la force de Sa Vérité entreront dans notre cœur, et éclaireront notre esprit. « Portes, élevez vos frontons, Elevez-vous, portes antiques, et qu’entre le Roi de la Gloire » (Psaume 23, 7). Ces paroles du Psalmiste nous invitent à cela, nous poussent à faire entrer en nous le « Roi de la Gloire », le Seigneur Jésus. Les « portes » des puissances supérieures de l’âme - intelligence, mémoire et volonté - doivent s’ouvrir à la grâce, et ce « mouvement » de l’être est aidé, en premier lieu par la prière. La prière humble et confiante a le pouvoir non seulement « d’ouvrir » nos portes, mais aussi d’aider les autres à ouvrir leurs portes. Si les portes du cœur sont fermées au Christ, tous nos autres efforts ne valent rien.

 

 

 

La grâce du moment coule dans l’âme, uniquement si elle s’ouvre au Seigneur dans la prière. Celui qui croit dans la puissance de la prière, la place avant tout : avant toute action pastorale, c’est en elle qu’elle se réfugie et se renforce ; elle se laisse accompagner par la prière durant l’action, et, à travers la prière, elle la porte à son accomplissement. C’est cela que nous enseignent les Saints ! Que de sagesse nous transmettent, à ce sujet, les paroles de Saint Jean de la Croix : « Que ceux donc qui sont très actifs et qui pensent embrasser le monde par leurs prédications et par leurs œuvres extérieures, se rappellent qu’il serait d’un plus grand profit pour l’Eglise, et qu’ils seraient mieux acceptés par Dieu, sans parler du bon exemple qu’ils donneraient, s’ils dépensaient au moins la moitié de leur temps à rester avec lui en oraison, même s’ils n’étaient pas parvenus à une oraison aussi haute que celle-là. Certainement alors, et avec moins de peine, ils obtiendraient plus avec une œuvre qu’avec mille, par le mérite de leur oraison et les par les forces spirituelles acquises en elle ; autrement tout se réduira à donner vraiment des coups de marteau, et à faire à peine plus que rien, et même parfois rien, voire même du tort. Que Dieu ne permette pas que le sel devienne insipide, parce que, dans ce cas, bien qu’il semble que cela produise quelque effet bon à l’extérieur, de fait, cela ne fait rien, étant certain que les œuvres ne peuvent se faire, si ce n’est en vertu de Dieu » (Cantique Spirituel B, Strophe 29, 3). La prière a aussi un pouvoir de purification : elle purifie nos intentions et nous guide pour chercher, dans tout ce que nous faisons, la volonté et la gloire de Dieu, et à mettre à part notre avantage et notre honneur. Chaque saint a été un homme de grande oraison, et les saints les plus « actifs » ont été ceux qui prié le plus. Quand on demandait à Mère Teresa de Calcutta quelle était la force secrète de sa Congrégation, elle citait l’exemple de ses religieuses qui, dans la chapelle, devant le Très Saint Sacrement, se consacraient à l’adoration depuis les premières heures du matin. Là, les Missionnaires de la Charité trouvent la force pour ne pas se limiter dans l’aide envers les plus pauvres des pauvres ! Un géant de sainteté, Saint Pio de Pietrelcina, durant toute sa vie, a placé la prière à la première place : chaque jour, il lui consacrait plusieurs heures, et plus il allait de l’avant dans les années, et plus augmentaient l’intensité et la durée de sa prière. Notre Saint-Père, le Pape Benoît XVI, a fait, du rappel à la prière, un des points forts de son Magistère. A Lourdes, récemment, il a déclaré : « Marie vient nous rappeler ici que la prière, intense et humble, confiante et persévérante, doit avoir une place centrale dans notre vie chrétienne. La prière est indispensable pour accueillir la force du Christ. « Celui qui prie ne perd pas son temps, même si la situation apparaît réellement urgente et semble pousser uniquement à l'action » (Deus caritas est, n. 36). Se laisser absorber par les activités risque de faire perdre à la prière sa spécificité chrétienne et sa véritable efficacité. La prière du Rosaire, si chère à Bernadette et aux pèlerins de Lourdes, concentre en elle la profondeur du message évangélique. Elle nous introduit à la contemplation du visage du Christ. Dans cette prière des humbles, nous pouvons puiser d'abondantes grâces ».

 

L’enseignement de l’Eglise et la vie des saints nous montrent clairement que le progrès spirituel d’une âme est possible uniquement si elle avance dans la voie de la prière. Il ne s’agit pas d’ajouter des « prières » à des « prières », de multiplier les « exercices » de piété, mais de s’habituer à vivre en présence de Dieu sous son regard plein d’amour pour chaque créature. Combien cela est vrai, quand nous nous trouvons en prière devant un tabernacle, où est conservée la Sainte Eucharistie ! Là, il y a la Présence Réelle de Jésus : c’est Lui vraiment qui nous regarde, qui nous attend, qui nous aime… comme nous sommes. Rester en silence devant Jésus Eucharistie est une des plus belles prières que nous puissions faire, et c’est si simple pour tous. Il suffit de le vouloir ! Que la médiation maternelle de Marie et l’exemple des saints nous fortifient dans notre décision de suivre Jésus sur la voie de la prière, qui la voie la meilleur de toutes !

 

Fides

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