Nous lisons dans l’Apocalypse (12, 7-11) : « Alors, il y eut une bataille dans le ciel : Michel et ses Anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta, avec ses Anges, mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel. On le jeta donc, l'énorme Dragon, l'antique Serpent, le Diable ou le Satan, comme on l'appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la terre et ses Anges furent jetés avec lui. Et j'entendis une voix clamer dans le ciel : « Désormais, la victoire, la puissance et la royauté sont acquises à notre Dieu, et la domination à son Christ, puisqu'on a jeté bas l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. Mais eux l'ont vaincu par le sang de l'Agneau et par la parole dont ils ont témoigné, car ils ont méprisé leur vie jusqu'à mourir » :

 

 

 

Ce passage de l’Apocalypse est impressionnant : il nous révèle la lutte terrible qui eut lieu, dans le monde angélique, quand, d’une part, Michel et ses Anges, et, de l’autre, le Dragon avec les siens, s’affrontèrent. C’était la première lutte spirituelle de l’histoire de la création et, en partant d’elle, nous pouvons apprendre beaucoup de choses. Comme le révèle l’Apocalypse, la victoire revient à ces frères qui font confiance non pas déjà sur leurs forces, mais sur la force de Jésus, « sur le Sang de l’Agneau », et qui « méprisent leur vie jusqu’à mourir », c’est-à-dire, vivent dans une humilité radicale. Combien il est important, dans les luttes spirituelles, de renouveler quotidiennement la confiance totale dans la force de l’Agneau, de nous unir à Lui, de nous attacher à Lui, comme un naufragé qui, pour se sauver, s’agrippe de toutes ses forces à la chaloupe de sauvetage. Malheur à qui se confie à soi-même, dans la lutte contre ces forces, que Saint Paul appelle « les dominateurs de ce monde de ténèbres ». Fort de son expérience d’apôtre, il nous invite à nous mettre entièrement dans les mains de Dieu : « En définitive, rendez-vous puissants dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force. Revêtez l'armure de Dieu, pour pouvoir résister aux manœuvres du diable. Car ce n'est pas contre des adversaires de sang et de chair que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes » (Ephésiens 6, 10-12). Personne ne peut éviter le combat spirituel, le chrétien le sait bien, et pour cette raison, il doit prier et veiller sans cesse, comme le déclare le Seigneur : « L’esprit est prompt, mais la chair est faible » (Marc 14, 38). Saint Pierre l’a bien compris, après avoir fait lui aussi l’expérience sur sa propre personne que le « Diable, comme un lion rugissant, rôde cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi (1 Pierre 5, 8-9). Quelle aide sont prêts à nous donner les Saints Anges dans cette lutte, qui nous concerne personnellement, eux qui l’ont surmontée, une fois pour toutes, à l’heure de la grande épreuve ! Il suffit de les invoquer dans la prière : c’est tellement simple, et à la portée de tous. Dès notre enfance, nous avons appris à réciter la prière à l’Ange Gardien ; puis, on nous a enseigné à nous adresser de manière particulière à Sant Michel, au Chef de la Milice Céleste, qui, avec Saint Gabriel et Saint Raphaël, a un rôle tout spécial dans la stratégie de Dieu pour appeler les hommes à la conversion. En effet, ces esprits célestes merveilleux ont à cœur notre salut. Combien de vérités il y aurait à apprendre sur les Anges, et des Anges, eux qui sont placés à nos côtés comme compagnons de route, remplis de bonté et de sollicitude pour chacun de nous ! Mais si l’homme se sent autosuffisant, s’il se fie seulement sur ses propres forces, les Anges ne trouveront pas de place dans son espace étroit et égocentrique. Les Anges ne se laissent certes pas "enfermer" par notre égoïsme, ils ne sont pas au service de nos désirs terrestres. Ces "ailes" avec lesquelles nous les voyons souvent représentés dans l’art religieux, nous renvoient à leur mission, qui est celle de nous guider vers le Ciel. Combien de Saints manifestent un amour particulier en vers les Anges ! Que de fois, nous avons lu le récit de "rencontres" particulières entre des hommes et des femmes de Dieu, avec les Anges. Mais, avant la vie des Saints, la vie même de Jésus, contenue dans l’Evangile, raconte la merveilleuse coopération des Anges avec le Seigneur et avec Sa Mère Très Sainte, à partir de l’événement central de notre foi chrétienne, l’Incarnation du Verbe : « Angelus Domini nuntiavit Mariae » : « L’ange du Seigneur annonça à Marie ». La mission des Anges ne se termine certes pas avec la Mort et la Résurrection de Jésus, mais elle continue dans le temps : depuis l’Eglise des origines, comme en témoignent les Actes des Apôtres, jusqu’à nos jours, et jusqu’à la consommation des siècles comme le révèle l’Apocalypse. Il faut penser beaucoup aux Anges, il faut les invoquer plus souvent et avec plus de foi ; le silence à leur égard ne se justifie en aucune manière, comme cela se produit souvent chez les catholiques et dans la prédication.

 

Dans ses Mémoires, Sœur Lucie de Fatima, une des trois voyantes qui ont eu le privilège de recevoir les confidences de la Reine du Ciel en 1917, décrit en ces termes l’apparition de l’Ange de la Paix : « Nous étions en train de jouer depuis quelque temps, lorsqu'un vent violent secoua les arbres, et nous fit lever la tête pour voir ce qui arrivait, car le temps était serein. Nous aperçûmes alors, à une certaine distance, au-dessus des arbres qui s'étendaient du côté du levant, une lumière plus blanche que la neige, qui avait la forme d'un jeune homme de quatorze ou quinze ans. Elle était transparente, plus brillante qu'un cristal traversé par les rayons du soleil, et d'une grande beauté. En arrivant près de nous, il dit : « Ne craignez pas ! Je suis l'Ange de la Paix. Priez avec moi ! » Il s'agenouilla à terre, et courba le front jusqu'au sol et nous fit répéter trois fois : « Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'espèrent pas, qui ne vous aiment pas ! ». Puis il se releva et nous dit : « Priez ainsi ! Les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à la voix de vos supplications » Et il disparut ». (Mémoires de Sœur Lucie, 2° édition, 1991, pages 63-64). Laissons-nous donc aider par les Anges Gardiens pour adorer, louer, invoquer, aimer Dieu, et nous marcherons plus vite à la rencontre du Seigneur !

 

Fides

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