« Une Eglise qui se tait, quand elle devrait parler ; une Eglise qui affaiblit la loi de Dieu, en l’adaptant au goût des vouloirs humains, quand elle devrait la proclamer à haute voix et la défendre ; une Eglise qui se détache du fondement inébranlable sur lequel le Christ l’a édifiée, pour s’installer commodément sur les sables mouvants des opinions du jour, ou pour s’abandonner au courant qui passe ; une Eglise qui ne résiste pas à l’oppression des consciences, et qui ne protège pas les droits légitimes et les justes libertés du peuple ; une Eglise qui, avec une servilité honteuse, reste fermée entre les quatre murs du temple, en oubliant le mandat divin reçu du Christ : ‘Allez à la croisée des chemins (Matthieu 29, 19)’. Fils et filles bien-aimés ! Héritiers spirituels d’une légion innombrable de confesseurs et de martyrs, est-ce cela l’Eglise que vous vénérez et que vous aimez ? Reconnaissez-vous dans une telle Eglise les traits du visage de votre Mère ? Pouvez-vous imaginer un Successeur du premier Pierre, qui se plie à de telles exigences ? ».  

 

 

 

De la Place Saint-Pierre, bondée de monde, s’éleva un « NON » général à ces questions. Celui qui les avait prononcées, c’était le Pape Pie XII, après avoir appris l’arrestation du Primat de Hongrie l’Archevêque de Budapest, le Cardinal Josej Mindszenty. Comment est-il encore possible, de la part de certains historiens, idéologistes évidemment, de soutenir la thèse du « Pape des silences » ? Ces paroles expriment la conscience de la structure « de martyr » de la Primauté romaine. Quelle grande actualité elles revêtent, non pas tellement par les faits de persécution qui se répètent dans les différentes parties du monde, que pour la Vérité des paroles de Jésus : « Ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi ! ». Elles sont un test pour vérifier si, sur la vérité du martyre, qui est aussi la Vérité fondamentale du Christ, l’Eglise n’est pas restée toujours la même après le Concile. Un exemple : Quand le Pape Benoît XVI parle de « dictature des désirs », ne fait-il pas écho à Pie XII qui parle du « goût des vouloirs humains » ? Où serait alors la soi-disant « discontinuité » entre l’Eglise « avant le Concile » et « après le Concile » ? Ceux qui dénigrent Pie XII, en réalité, ont peur de cette Vérité : la Vérité de la continuité invincible du Corps Ecclésial. Si on lisait « Gaudium et Spes », à contre-jour, avec de tels enseignements, on s’apercevrait qu’il y a un monde à sauver, et aussi un monde duquel il faut prendre ses distances, parce qu’il persécute l’Eglise et les chrétiens – « Ils ne sont pas du monde » disait Jésus de ses disciples. Peut-on imaginer que cette Vérité ait été oubliée par les Pères Conciliaires en 1962, cinq ans après les faits survenus en Hongrie, et qui avaient vu d’autres tribulations de l’Eglise du silence, des millions de gens persécutés et martyrs de la foi ? Il serait vraiment antihistorique de le supposer ! Les tribulations que, aujourd’hui, avec un langage pas toujours précis et attentif, l’on appelle « des défis » du monde pour l’Eglise, sont en réalité les faits que Saint Paul appelle « tribulations », c’est-à-dire des épines douloureuses : mais c’est seulement au milieu d’elles que parvient la consolation de Dieu ! Ces « tribulations » ne furent pas épargnées à Pie XII, ni durant sa vie, ni après sa mort. Parmi elles, il suffit de rappeler la « pièce théâtrale » orchestrée par Hochuth, un cabotin à la recherche de notoriété, qui fut l’auteur, en 1960, de la légende noire sur le soi-disant « Pape du silence ». Cela lui réussit, grâce à la complicité de tous ceux qui cherchaient une revanche contre Pie XII, en raison du Décret du Saint Office sur l’adhésion au communisme, et aussi grâce au soutien de milieux du progressisme et du modernisme catholique, qui ne pardonnaient pas au Pontife la canonisation de Pie X. 

 

Un Congrès récent, dans un milieu culturel juif, ces dernières semaines, a donné encore, lui aussi, de nouvelles preuves de cette fausseté, en témoignant en faveur du grand Pontife. Et, en 1963 déjà, Mgr Montini, qui était encore Archevêque de Milan, écrivait au journal catholique anglais « The Tablet », pour prendre la défense de Pie XII, et, au titre de collaborateur étroit qu’il avait été, il en donnait un portrait : « L’aspect fragile et doux de Pie XII, sa parole contenue et raffinée cachaient, ou plutôt révélaient, un caractère noble et viril, capable de prendre des décisions très fermes, et d’adopter sans peur des positions qui pouvaient lui faire courir des risques considérables… Il désirait pénétrer à fond dans l’histoire de son époque tourmentée. Il ressentait profondément qu’il était lui-même une partie de cette histoire, et il désirait y participer totalement, en partager les souffrances dans son cœur et dans son âme ». Que l’on médite aussi sur cela, le 9 octobre 2008, 50ème anniversaire de la mort de Pie XII, Serviteur de Dieu, et que l’on prie pour sa glorification.

 

Fides

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