Dans presque toutes les paroisses et au cours de la quasi totalité des messes, la communion est aujourd'hui reçue debout et généralement dans la main. La communion est devenue quelque chose de totalement banalisé au point qu'au cours des messes de confirmations, de mariages et de funérailles, tout le monde va communier : des gens qui ne reçoivent jamais le sacrement du Pardon, des gens qu'on ne voit jamais à la messe et qu'on ne reverra plus mettre les pieds à l'église sitôt la cérémonie terminée s'avancent... pour faire comme tout le monde. Aller communier est devenu un simple geste par lequel on exprime sa sympathie pour la famille qui marie l'un de ses enfants ou qui enterre un proche. Et il n'est plus rare qu'à l'issue de messes où tout le monde est allé communier, les liturgies banalisées et désacralisées y invitent - le prêtre ou le sacristain retrouve des hosties par terre, au milieu des bancs.  

 

 

 

L'hostie est-elle le Corps du Christ ? La désinvolture qui entoure actuellement la réception de la communion pousse à imaginer que beaucoup de fidèles ne sauraient plus quoi répondre si on leur posait brusquement la question. Il n'est pas certain non plus que tous les célébrants traitent l'Eucharistie comme elle devrait être traitée s'ils y voient le Corps du Christ : attitudes relâchées, emploi de coupes en terre cuite dans le genre mazagran, utilisation de corbeilles... etc. La désinvolture est devenue telle et le sens de la communion s'est tellement perdu que lorsque Benoît XVI a décidé de rétablir, avec une attitude toute pastorale, le geste de recevoir l'hostie dans la bouche et en s'agenouillant, on a vu des évêques être soudain très gênés au point de devoir se confondre en explications qui ressemblaient presque à des demandes d'excuses adressées aux fidèles décontenancés. N'avait-on pas dit, à ces mêmes fidèles, que le Concile avait dit... qu'il fallait désormais rester debout pour communier et tendre la main ? N'avait-on pas ôté partout les bancs de communion qui servaient aussi à délimiter le chœur des églises ? N'avait-on pas été jusqu'à faire passer parmi les fidèles des corbeilles remplies d'hosties en disant : "servez-vous" ? N'avait-on pas interdit aux futurs prêtres, dans les séminaires diocésains, de recevoir la communion de façon traditionnelle ? N'était-on pas allé jusqu'à refuser la communion à des fidèles qui désiraient recevoir l'hostie dans la bouche et non sur les mains ? Que convient-il de faire aujourd'hui ? Que nous faut-il retrouver ? Comment devons-nous approcher de la table du Seigneur ? C'est à ces questions que veut répondre Mgr Athanasius Schneider, Evêque au Kazakhstan. Car comme le souligne Mgr Ranjith, « aujourd'hui plus que jamais, il est nécessaire d'aider les fidèles à retrouver une foi vive en la présence réelle du Seigneur dans les espèces eucharistiques, dans le but de renforcer la vie même de l'Eglise ». A partir des textes de la Tradition et de l'enseignement récent du Magistère, en se basant aussi sur sa propre expérience de pasteur, Mgr Schneider nous livre d'enrichissantes réflexions qui devraient nous pousser à retrouver un geste de communion plus conforme à nos convictions de fidèles catholiques et qui soit le témoignage de notre foi en la Présence du Seigneur dans le pain que nous recevons. Le travail réalisé par Mgr Schneider est publié par les éditions "Tempora" sous le titre "Dominus est". Un opuscule de 93 pages à diffuser très largement et - pourquoi pas - à offrir à nos prêtres.

 

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