Le mois de novembre commence avec deux cérémonies qui sont très ressenties, par la liturgie et par la piété populaire : la Solennité de la Toussaint, et la Commémoraison des Fidèles Défunts. Ces deux moments donnent une note particulière à ce mois, que la tradition consacre au souvenir, dans la prière, de ceux qui ont franchi le seuil de l’espérance. Quand nous prions pour nos frères défunts, ou mieux, pour ceux qui sont vivants dans l’Au-delà, on ressent un rappel aux fins dernières de l’existence. Le chrétien authentique perçoit plus que jamais cette dimension, quand il s’adresse à Dieu en faveur des âmes du Purgatoire, qui ne peuvent s’aider elles-mêmes, et dépendent de notre prière. « Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’Enfer, prenez au Paradis toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde ». Par cette prière brève et intense, la Sainte Vierge, à Fatima, a demandé d’intercéder auprès de Jésus pour les âmes du Purgatoire. Si chacun d’entre nous, qui est appelé à la sainteté, prenait au sérieux la vocation surprenante à vivre ici-bas en communion avec le Seigneur Jésus, alors, la mort serait « prendre son vol » vers le Paradis…

 

 

 

 

Quand je pense à la liberté de l’homme, ces paroles du Seigneur me viennent à l’esprit : « Beaucoup sont appelés, mais peu sont élus » (Matthieu 22, 14). Dieu appelle à la sainteté, mais seul un petit nombre accueille cet appel au banquet de la communion la plus intime avec Jésus, à ce banquet de vie éternelle qui commence déjà sur cette terre. Nous sommes en effet distraits par trop de choses, comme les invités au repas, dont parle l’Evangile, qui se justifient auprès du maître de maison en disant : « J’ai acheté une terre, et il me faut aller la voir, je t’en prie, tiens-moi pour excusé. Un autre dit : ’J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je pars les essayer ; je t’en prie, tiens-moi pour excusé’. Un autre dit : ‘Je viens de me marier, et pour cette raison je ne puis venir’ » (Luc 14, 18-20). Il peut arriver que l’on puisse se sentir excusés à vivre sa propre vie, sans la confier, jour après jour, à Celui qui nous a créé et racheté, sans la mettre entièrement au service du Royaume de Dieu, parce qu’il y a tellement d’autres choses pour lesquelles il semble important d’y consacrer sa vie : le succès, le gain, ce qu’on appelle « le bien-être », la carrière, le pouvoir… en général tout ce qui favorise l’affirmation de soi-même, dans la gamme multiple que nous offre le monde. Et c’est alors que la vie se remplit de soucis, qui étouffent l’attention amoureuse pour notre propre Seigneur et Dieu, et même, l’intérêt à son égard disparaît. Le croyant est tenté de renvoyer à « après » sa conversion radicale : quand j’aurai plus de temps, je prierai, quand j’aurai moins de préoccupations, je m’occuperai des autres, quand j’en aurai l’envie, j’irai plus souvent à l’église… La vie que les Saints ont vécue n’a pas été un renvoi au lendemain, tout simplement parce que le lendemain ne nous appartient pas. Nous avons seulement le moment présent, et c’est précisément aujourd’hui même que l’on doit se convertir, sans accepter de compromis avec le péché qui est le véritable ennemi de notre bonheur, qu’il soit terrestre ou céleste. Le péché grave bloque la vie surnaturelle, et, en conséquence, la sainteté, c’est-à-dire notre croissance en Jésus-Christ. A l’horizon de la vie, le croyant, et tout homme, ne peut pas ne pas voir aussi sa mort. Certes, on fait fête pour la naissance terrestre, on l’entoure de nombreuses attentions ; Mais il ne faudrait pas oublier que cette « naissance » prélude à la grande naissance au Ciel ! Pour celui qui croit au Christ, en effet, la vie sur la terre s’écoule sans interruption, vers la Vie éternelle en Dieu. Les Saints en étaient conscients, et c’est alors que leurs obsèques se transformaient en une grande fête, parce que leur mort était vécue comme leur « naissance » au Ciel.

 

La vie sur la terre ressemble à une goutte d’eau qui, d’en haut, tombe en bas, vers l’océan qui attend de l’accueillir. Le temps de sa chute est un temps bref, limité. Quelle chose étonnante, quelle vérité consolante qu’est, pour un croyant, de vivre en étant conscient, avec le certitude qui vient de la foi, qui vit avec les promesses de Jésus Ressuscité, que la vie ne tombe pas dans le vide, dans le néant, mais va se joindre définitivement avec l’Amour de Dieu, qu’elle va se plonger dans la mer sans limites de Sa Divine Miséricorde ! Comme l’a rappelé le Pape Benoît XVI, par ces paroles lumineuses XVI : « Nous renouvelons aujourd'hui l'espérance de la vie éternelle fondée réellement dans la mort et la Résurrection du Christ. "Je suis ressuscité et à présent je suis toujours avec toi", nous dit le Seigneur, et ma main te soutient. Où que tu puisses tomber, tu tomberas entre mes mains et je serai présent jusqu'à la porte de la mort. Là où personne ne peut plus t'accompagner et où tu ne peux rien emporter, c'est là que je t'attends pour transformer pour toi les ténèbres en lumière » (Benoît XVI, Angélus, 2 novembre 2008).

 

Fides

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