Les récentes discussions sur les possibilités d’un règlement d’Etat pour légiférer, concernant les questions très délicates de la vie, et de la décision, éventuelle, de reconnaître, ou pis encore, de déclarer « non-vie » les états permanents appelés « végétatifs », imposent plusieurs réflexions. Avant tout, nous ne croyons pas dans les zones d’ombre. Nous ne croyons pas que, dans une question, aussi délicate, comme celle de la vie, on puisse s’attarder, allant parfois même jusqu’à « cacher », derrière des incertitudes qui, à force de nuancer les positions, en les réduisant à des opinions, finissent par jeter une confusion grave dans l’opinion publique, et même chez les fidèles catholiques.

 

 

 

Il ne peut y avoir de zones d’ombre, pour une simple raison : sur la question de la vie, il est absolument nécessaire d’être « tutioristes » ; c’est-à-dire, donner la priorité, sans hésitation, à la vie elle-même, à la « favor vitae » : une vie est vie, et doit absolument être respectée comme telle, tant que, avec une certitude scientifique et morale, on n’a pas prouvé le contraire. S’il subsiste même le plus petit doute, c’est la vie, et elle reste telle, et personne ne peut décider de l’interrompre. En appliquant ce simple critère, les zones d’ombre disparaissent, et tout, à l’improviste, devient plus clair. Nous sommes dans un cas évident dans lequel les connaissances médico-scientifiques se sont développées plus rapidement que la conscience morale qui, au contraire, est obscurcie par plusieurs équivoques historico-philosophiques, à commencer par la paresse « quasi naturelle » (après le péché des origines) des hommes, jusqu’à penser et à vérifier le fondement réel de leurs propres opinions, ce qui dépend d’une distraction fondamentale de soi-même et des ses propres et ultimes questions. Comme l’a rappelé avec force le Pape Benoît XVI dans l’Encyclique « Spe Salvi » : « …Nous devons jeter un regard sur les composantes fondamentales des temps modernes…la récupération de ce que l'homme, dans l'exclusion du paradis terrestre, avait perdu était à attendre de la foi en Jésus Christ, et en cela se voyait la « rédemption ». Maintenant, cette « rédemption », la restauration du « paradis » perdu, n'est plus à attendre de la foi, mais de la relation à peine découverte entre science et pratique… Cette vision programmatique a déterminé le chemin des temps modernes et influence aussi la crise actuelle de la foi qui, concrètement, est surtout une crise de l'espérance chrétienne » (n. 16-17 pss). Une idée de progrès, comme facteur « rédempteur de l’homme, a amené avec elle une « nouvelle » (et non pas, seulement pour cela, bonne), et une interprétation réductrice des deux catégories fondamentales qui caractérisent l’homme, dans son essence : la raison et la liberté. La première s’est transformée en simple mesure de toutes les choses, alors que la seconde, libérée du problème du vrai et du bien, est réduite à un simple arbitre subjectif, ou pire, d’Etat. Nous connaissons tous quelle dérive de l’humain a eu comme conséquence, y compris dans l’histoire récente, l’Etat arbitre, et quelles monstruosités cela a apporté.

 

A la lumière de tout cela, il faut dire : « Une autocritique de l'ère moderne dans un dialogue avec le christianisme et avec sa conception de l'espérance est nécessaire » (Spe Salvi, n° 22). Que la question de la vie, pour dépasser les « zones d’ombre » et pour récupérer son caractère absolument intangible, soit le champ de bataille de cette confrontation réelle, entre époque moderne et christianisme porteur d’espoir.

 

Fides

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