Madame,

 

Vous venez d'être élue au premier tour à la prestigieuse Académie Française. Vous voilà, comme on dit, "immortelle". Vous prenez ainsi le fauteuil de Pierre Mesmer. En ce 20 novembre 2008. Quelle coïncidence ! Souvenez-vous. C'était en 1973. A l'époque, Pierre Mesmer était Premier Ministre. Existait alors un premier projet de loi sur l'avortement, appelé "Projet Mesmer - Taittinger - Poniatowski". (Taittinger était Garde des Sceaux et Michel Poniatowski, Ministre de la Santé). La date du 20 novembre ? C'est un 20 novembre qu'a été adoptée la Convention Internationale des Droits de l'Enfant. Précisément, en 1989. La tradition veut que ceux qui entrent sous la coupole y entrent parce qu'ils ont "illustré particulièrement la langue française". Est-ce donc le texte de votre loi du 16 janvier 1975, permettant l'avortement en France, qui vous donne d'entrer plus de 30 ans après, à l'Académie ? J'ignore quels sentiments habitaient votre cœur lors de la préparation de la loi ouvrant à l'avortement, au cours de son vote, de sa mise en application. Dieu seul scrute les cœurs et les reins. Ce que je sais, c'est que votre nom est lié à une loi qui permet de tuer, en toute légalité, des enfants conçus, et pas encore nés.

 

Dans votre livre "Ma vie", vous consacrez tout un long chapitre sur cette étape de votre vie. Ces nombreuses pages montrent combien ce chapitre de votre vie n'est pas terminé, aujourd'hui encore. Qu'un poids vous habite, profondément. Vous portez pour cette loi une lourde responsabilité devant les hommes, devant notre pays, devant l'Histoire. Mais surtout, devant Dieu. Vous aurez un jour à rendre compte de ce qui est de votre responsabilité. Comme les autres auront à le faire, dont le clergé de l'époque qui, dites-vous, a préféré acheter le silence. En lisant votre témoignage concernant cette loi, je suis frappé, bouleversé par ce cri de détresse, d'angoisse qui monte de votre cœur, de votre âme. Et en même temps, une attente. L'attente d'une clé. Un cri habité par le cri, les cris de plus de 8 millions d'enfants qui ont été tués en France dans le sein de leurs mamans, depuis cette loi. Les pleurs et les larmes, souvent secrètes, de mamans, qui aujourd'hui encore, pleurent leur enfant. Leurs enfants morts. Ils ne sont plus ! Et, ce n'est pas en changeant de terme d'avortement en IVG ou IMG ou ITG, que l'on aura diminué les conséquences tragiques et dramatiques dans la vie de millions de femmes, de familles qui ont connu souvent malgré elles, ce terrible drame.

 

Madame Veil, au fond de votre âme il y a une présence. Celle d'enfants dont la loi qui porte votre nom nous a privé de voir leurs visages, d'entendre leur premiers cris de vie, de lire leurs premiers sourires sur leurs lèvres. De nous émerveiller devant la beauté du don de la vie humaine. D'exprimer notre infinie reconnaissance envers chaque maman accueillant un enfant, le tenant dans ses bras, le serrant contre son sein. Une présence immortelle. Celle d'enfants revêtus de l'Immortalité de Dieu, par leur sang versé. Celle d'enfants de Lumière. En 1975, vous avez scellé le sort de notre pays, avec la mort, en signant ce pacte terrifiant que fut la loi de l'avortement. Aujourd'hui, oui, aujourd'hui, avec le pardon que vous apporte ces enfants, au nom de Jésus, si vous viviez vous-même cette démarche de pardon reçu et demandé, vous permettriez à la France de pouvoir écrire encore de nombreuses pages d'Espérance ! Quelque part, le sort des générations actuelles et futures est encore et toujours suspendu à vos lèvres !

 

Lettre du Père Hubert Lelièvre - 20.11.2008 - Evangelium Vitae

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